Gwyneth : Harlequin

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Gwyneth : Harlequin

Message par Adena H. le Mer 16 Sep - 17:01

En apprenant que son amant et sa femme s’étaient mis à entretenir des liens de plus en plus étroits de respect mutuel, Mathilda de Seargent avait mis au point un plan d’une infaillible logique : elle avait fait en sorte que Simon de Beresford ordonne à son épouse légitime de quitter sa demeure, suite à un malentendu qu’il n’avait pas pris la peine d’éclaircir – ou pas voulu. Pour plus de sécurité, elle avait même ordonné au laquais de son frère, George, un colosse immense au visage déformé, de la surveiller nuit et jour. Et elle avait elle-même choisi des servantes de confiance pour l’empêcher de s’enfuir.

Car, ce qu’elle voulait, c’était que George la fasse tomber enceinte. Simon de Beresford et Gwyneth étaient tous les deux blonds aux yeux bleus. George était difforme, brun aux yeux noirs. Lorsque l’enfant serait né, il serait à lui tout seul la preuve de l’infidélité de sa femme, et Simon de Beresford pourrait alors la renier légitimement – afin de la prendre, elle, Mathilda de Seargent, pour épouse, une fois que son incapable de mari aurait passé un pied de l’autre côté de la tombe.

Gwyneth regarda le colosse s’approcher d’elle. Elle jeta un regard angoissé sur la porte fermée à double tour ; impossible de s’échapper. Elle se dirigea vers le fond de la pièce, mais le géant s’approchait d’elle à pas lents et mesurés.

« Je vous interdis de me toucher », éructa-t-elle, tremblante de peur. « Je suis une femme mariée. Si vous me touchez, mon mari vous tuera.

- Il n’en saura rien. Il ne s’intéresse pas à vous. »

Ses mots durs la frappèrent droit au cœur. Il avait raison. Si l’homme de main de sa maîtresse la tuait ce soir, il s’en moquerait comme de sa première paire de bas de chausses.

Elle était à présent coincée dans un angle de la pièce. Sa haute stature la recouvrit entièrement. Elle frissonnait de peur, et était à deux doigts de s’évanouir. Comment se défendre contre un monstre de sa taille et de sa force ? Il leva un bras, et elle se recroquevilla instinctivement sur elle-même de peur de se faire frapper. Elle l’avait déjà vu à l’œuvre : il tuait et blessait sans aucune morale : il suffisait que sa maîtresse le lui ordonne, et il s’exécutait.

Il posa doucement sa main sur sa joue, puis s’immobilisa. Gwyneth frissonna à nouveau. Le contact était étrange, mais pas désagréable. Comment un homme de sa stature pouvait-il se montrer aussi délicat avec elle ? Personne ne l’avait touchée depuis des mois, et lorsqu’il retira sa main elle s’étonna elle-même d’avancer à nouveau sa joue afin de prolonger le contact. Elle était assoiffée de contact humain. Cet homme, aussi difforme et monstrueux soit-il, était la seule personne des environs qui pouvait lui apporter un tant soit peu de chaleur humaine. Et même si les convenances l’empêchaient d’aller plus loin avec lui, elle eut bientôt trop de difficulté à se contrôler. Elle laissa tomber toutes les convenances, fatiguée de se battre, fatiguée de toujours tenter de trouver une solution, et se laissa faire.

Son corps, comme se mouvant de lui-même, vint à la rencontre de l’ossature musculeuse du monstre et s’y colla. C’était mal, elle était mariée, elle allait devenir une femme adultère. Mais elle en avait tant besoin. Personne ne lui avait parlé, ni souri, ni chanté, ni touché, depuis des mois et des mois. Son corps le réclamait, et une simple caresse innocente était immédiatement transformée en un feu de braise. Sa joue était en feu, et cette chaleur se propagea bientôt partout dans son corps.

Il colla ses lèvres contre les siennes, et força le barrage de ses lèvres sans résistance. Elle ne pouvait faire autrement que de se donner à lui corps et âme. Elle le regretterait, plus tard, mais était incapable de se contrôler pour le moment. Son baiser n’était ni chaste, ni doux : il était brutal, comme s’il essayait de prendre possession de tout son être à la fois. Elle sentit sa tête reculer en arrière jusqu’à la cloison, et une main puissante soutenir son cou. Il grogna dans sa bouche, et elle sentit un frisson d’appréhension lui parcourir le corps tandis que ses mains se déplaçaient jusqu’à ses hanches et les rapprochaient des siennes.

Elle sentit sa virilité durcir à son contact, au travers de ses vêtements, et hoqueta de surprise. Son corps entier était prêt à l’accueillir sans plus de préliminaires.
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Re: Gwyneth : Harlequin

Message par Adena H. le Mer 16 Sep - 17:11

Il retira vivement son ceinturon, laissant son pantalon tomber sans grâce sur ses genoux cagneux, puis souleva fébrilement ses jupons. Une fois que le passage fut dégagé, il s’accroupit et, la forçant à tenir elle-même ses jupons, posa ses mains au niveau de la tête de son sexe engorgé afin de mieux le diriger jusqu’à ses lèvres intimes.

Son sexe était déjà mouillé, elle était trempée rien qu’à l’idée qu’il la touche, et son pénis n’eut aucun mal à glisser dans son vagin lubrifié. Il ne s’arrêta que lorsqu’il lui fut impossible d’aller plus loin, et que la tête de son sexe frappa le col de son utérus. Cela provoqua un frisson de plaisir à Gwyneth, qui fut forcée de fermer les yeux sous la puissance de la sensation. A présent, tout son sexe était enfoui dans le sien, et seules ses couilles étaient au contact de ses lèvres intimes.

George se retira lentement en un grognement, puis la pénétra à nouveau avec vivacité. Gwyneth sentit tout son corps se tendre, puis eut l’impression de voir des étoiles devant ses yeux. Elle gémit, et de la cyprine coula sur les testicules de son amant.

La position semblait convenir à George, car il se retira d’elle pour la pénétrer à nouveau durement, fermant les yeux et grognant à chaque fois, pendant cinq bonnes minutes qui lui semblèrent durer des heures. Enfin, il poussa à l’intérieur d’elle une dernière fois, ses mouvements devinrent de plu erratiques, son souffle de plus en plus irrégulier, et éjacula en elle, se déversa en elle en un dernier ahanement, son souffle pestilentiel collé aux cheveux qui recouvraient sa gorge.

Lorsqu’il eut fini, il se retira de son vagin, et elle eut l’impression d’un grand vide qui venait la remplir. Elle voulut crier, le supplier de rester, de recommencer, de la toucher de ses mains moites et osseuses, mais aucun son ne parvint à franchir la barrière de ses lèvres, et elle s’écroula au sol, honteuse de son adultère et de son besoin aussi immense de tendresse et de contact physique humain.
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