Pour la main d'Arabella, Terri Brisbin

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Pour la main d'Arabella, Terri Brisbin

Message par Adena H. le Mer 11 Mai - 16:45

Pour la main d'Arabella
Terri Brisbin

01 juin 2016 - Les Historiques N°713
Poche


Amants et ennemis TOME 1/3

Celle qui lui était destinée lui est désormais interdite…

Ecosse, XIVe siècle
Un coup de poignard, et la vie de Brodie bascule. Alors qu’il était l’un des lairds pressentis pour prendre la tête du clan Mackintosh, il est injustement accusé de meurtre et banni de ses terres. Pire, le voilà haï de la seule femme qui ait jamais touché son âme : l’impétueuse Arabella Cameron, désormais promise à son cousin. Le cœur empli de haine, Brodie comprend qu’il a été victime d’un complot visant à décimer le clan d’Arabella. Et que, pour empêcher la funeste union qui se prépare, il n’a qu’un seul recours : enlever la jeune héritière pendant la nuit…

A propos de l’auteur :
Fascinée par l’Angleterre et l’Ecosse médiévales, Terri Brisbin est imbattable sur la généalogie des rois qu’elle se plaît à mettre en scène dans ses romans. Elle est également présidente d’un cercle littéraire de Washington et prodigue des conseils en ligne à de jeunes romanciers débutants.
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Re: Pour la main d'Arabella, Terri Brisbin

Message par Adena H. le Mer 11 Mai - 16:51

Scènes :

A) Brodie se réveille, enchaîné, et est apporté devant le clan pour être jugé pour la mort de son ami Aif. Il plaide son innocence, mais sa chemise est ensanglantée, il a reçu un coup de couteau dans la poitrine, et plusieurs témoignages l’accablent. Il était saoul, ne pouvait pas se défendre de sa nuit. Arabella l’aimait bien, mais elle refuse de le sauver : elle se détourne de lui. Brodie est emmené en prison.

B) Il demande à voir son cousin Braid, qui finit par venir pour lui expliquer qu’il va être tué le lendemain. Brodie ne comprend pas l’attitude de Braid, jusqu’à ce qu’il se rappelle que maintenant que lui et Aif sont évincés, c’est Braid leur meilleur candidat en lice pour la succession (le père d’Aif et d’Arabella est mourant/souffrant, il ne lui reste que peu de jours à vivre). Il le dit à Braid, mais Braid ne répond pas : il lui tourne le dos et s’en va sans un regard en arrière. Alors Brodie comprend qu’il s’est fait manipuler par son cousin, qui veut épouser Arabella uniquement pour son statut de fille de chef, pour asseoir son autorité, et qu’il va mourir pour rien. Il décide alors de faire tout ce qui sera en son pouvoir pour se sauver, et sauver Arabella de cet odieux Braid.

C) 1) Brodie réussit à s'enfuir et à entrer dans la chambre d’Arabella une semaine avant son mariage avec son cousin et essaye de la persuader de s’enfuir avec lui, elle refuse 2) il la prend quand même, il l'enlève.
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Message par Adena H. le Mer 11 Mai - 16:52

A) Brodie se réveille, enchaîné, et est apporté devant le clan pour être jugé pour la mort de son ami Aif. Il plaide son innocence, mais sa chemise est ensanglantée, il a reçu un coup de couteau dans la poitrine, et plusieurs témoignages l’accablent. Il était saoul, ne pouvait pas se défendre de sa nuit. Arabella l’aimait bien, mais elle refuse de le sauver : elle se détourne de lui. Brodie est emmené en prison.
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Re: Pour la main d'Arabella, Terri Brisbin

Message par Adena H. le Mer 11 Mai - 16:52

B) Il demande à voir son cousin Braid, qui finit par venir pour lui expliquer qu’il va être tué le lendemain. Brodie ne comprend pas l’attitude de Braid, jusqu’à ce qu’il se rappelle que maintenant que lui et Aif sont évincés, c’est Braid leur meilleur candidat en lice pour la succession (le père d’Aif et d’Arabella est mourant/souffrant, il ne lui reste que peu de jours à vivre). Il le dit à Braid, mais Braid ne répond pas : il lui tourne le dos et s’en va sans un regard en arrière. Alors Brodie comprend qu’il s’est fait manipuler par son cousin, qui veut épouser Arabella uniquement pour son statut de fille de chef, pour asseoir son autorité, et qu’il va mourir pour rien. Il décide alors de faire tout ce qui sera en son pouvoir pour se sauver, et sauver Arabella de cet odieux Braid.
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Re: Pour la main d'Arabella, Terri Brisbin

Message par Adena H. le Mer 11 Mai - 17:27

C) 1) Brodie réussit à s'enfuir et à entrer dans la chambre d’Arabella une semaine avant son mariage avec son cousin et essaye de la persuader de s’enfuir avec lui, elle refuse ; 2) il la prend quand même, il l'enlève.

Brodie enjamba le rebord de la fenêtre d’Arabella, et atterrit de l’autre côté aussi souplement qu’un chat. Immobile, se faisant le plus silencieux possible, il laissa un instant ses yeux s’acclimater à l’obscurité. Les serviteurs faisaient bien en sorte de ne pas laisser une seule chandelle brûler durant la nuit. Un incendie était si vite arrivé dans ces vieux châteaux moyenâgeux, qu’il fallait souvent redoubler de précautions.
Il s’approcha du lit à pas de loup. La voir ainsi endormie, aussi vulnérable dans ses draps de satin, le mit incroyablement mal à l’aise. Ses traits étaient paisibles, sa respiration régulière. Il aurait tant aimé avoir la légitimité de la voir ainsi, en tant qu’époux – quel plaisir cela serait de pouvoir embrasser son visage, et de la voir se réveiller, encore toute alanguie de sommeil sous ses caresses sensuelles – et non pas dans ces conditions aussi méprisables : il se faisait l’effet d’un horrible voyeur pénétrant dans son intimité. Cela ne se faisait pas.
Si son cousin ne l’avait pas forcé, si Braid ne l’avait pas acculé tel un loup aux abois, il n’en serait jamais venu à cette extrémité. Mais à présent, il n’avait plus le choix.
Naïvement, il s’imagina la réveiller. S’il lui expliquait, peut-être accepterait-elle de le suivre d’elle-même.
Brodie s’approcha du lit, et posa maladroitement sa main sur l’épaule d’Arabella. Ce contact fut bref, mais il suffit à arracher un petit cri étranglé à la jeune fille, bien vite étouffé par la main de Brodie qui se posa fermement contre sa bouche.
« C’est moi, Brodie. Je ne te veux aucun mal. »
Il retira lentement sa main, au cas où Arabella déciderait de se remettre à crier. Cependant, la jeune fille retrouva rapidement contenance. Elle remonta les couvertures sur son corps parfait, jusqu’à son menton, et se mit en position assise, les jambes repliées jusque sous sa poitrine.
« J’ai du mal à le croire. Car je ne vois pas d’autre raison pour que vous vous trouviez dans ma chambre à une heure aussi indue. »
Son vouvoiement fut comme un coup de couteau porté dans la poitrine de Brodie. Avant le meurtre de son frère, c’est-à-dire depuis leur enfance, Arabella et lui avaient passé de délicieuses heures ensemble, à rêver de l’avenir et de leur futur à la tête du clan ; désormais, il le savait, elle le détesterait pour toujours. Et il n’y pourrait jamais rien, car il lui était impossible de prouver que ce n’était pas lui, le meurtrier de son frère. C’était une pensée bien trop dure à accepter pour qu’il décide de s’y attarder plus longtemps.
Il répliqua :
« Encore une fois, Arabella, tu te fies trop aux apparences. »
Malgré la pénombre, il la vit carrer les épaules. Cependant, elle ne bougea pas : elle ne tenta ni de s’enfuir, ni de crier au secours. Brodie décida de prendre cela comme un encouragement à continuer :
« Contrairement à ce que tout le monde affirme, je n’ai pas tué Aif. Nous avons passé la soirée ensemble, à boire. J’ai appris sa mort à mon réveil, une fois trainé dans le cercle du clan. Ils étaient tous en train de crier, de hurler que je l’avais tué. Je ne savais pas de qui ils parlaient. Je suis désolé de la mort d’Aif, mais je n’y suis pour rien. Aif était mon ami, mon frère d’armes. Je ne lui aurais jamais fait le moindre mal. Est-ce que tu me crois ? »
Il s’approcha de son lit, les mains tendues vers elle. Elle lui jeta un long regard torturé, où se battaient l’envie de le croire, et la répulsion qu’il lui inspirait pour avoir tué son frère – mais ne répondit rien.
« Dis-moi que tu me crois », répéta-t-il. Mais cette fois-ci, il s’agissait plus d’une supplique. Il avait besoin qu’elle le croie. Il avait l’impression que tout deviendrait inutilement plus compliqué si elle continuait à penser qu’il était un homme haïssable et non digne de confiance.
« Allez-vous-en. »
La voix d’Arabella trembla légèrement tandis qu’elle murmurait ces quelques mots. Elle avait toujours montré un visage fier et impétueux aux autres, et surtout à Brodie. Parce qu’elle voulait qu’il la remarque. Parce qu’elle voulait qu’il lui accorde sa préférence. Ce n’était un secret pour personne, elle avait une affection sincère et ancestrale pour lui. Et c’était pourquoi elle allait lui donner la chance qu’elle-même n’avait pas.
Elle inspira profondément, comme si elle allait effectuer une tâche très compliquée, puis reprit :
« Je ne vous crois pas. » Elle continua, sans lui laisser le temps d’objecter : « Mais cela importe peu. Car lorsque Braid saura où vous vous trouvez, il n’hésitera pas une seule seconde à venir vous tuer de ses propres mains. Et croyez-moi, il le saura : lorsqu’on se rendra compte de votre évasion, ce sera ici qu’ils viendront vous chercher en premier. Croyez-moi, je vous fais une faveur : je ne crierai pas, si vous vous en allez maintenant. Vous aurez alors peut-être une chance de vous défendre comme il se doit. »
Le visage de Brodie se décomposa. Ainsi, elle ne le croyait pas. Il lui faudrait partir, fuir à l’autre bout du pays, et il n’aurait plus aucune chance de regagner sa confiance, de blanchir sa réputation… Mais surtout, cela signifiait qu’elle ne l’avait jamais aimé : car sinon, elle aurait su. Oui, elle aurait su qu’il était incapable de commettre un crime pareil. Il en eut le cœur brisé. Et pourtant… non, il ne pouvait pas la laisser partir ainsi car, qu’elle le veuille ou non, elle était toujours en danger !
« Quand Braid est venu me voir dans ma cellule, j’ai compris. Il veut le pouvoir pour lui tout seul. Il veut diriger le clan, et le meilleur moyen de le faire est de se débarrasser de nous deux. Tu es en danger, Arabella, si tu restes avec le vrai meurtrier de to frère. Qui sait ce qu’il pourrait inventer une fois qu’il n’aura plus besoin de toi ?
- Vous n’auriez jamais dû venir dans ma chambre. »
La voix d’Arabella était aussi froide que son regard. Elle le toisa de la tête aux pieds, comme s’il n’était rien de plus qu’un des esclaves conquis par son père en pays ennemi, avant de détourner délibérément la tête vers le mur. Ce fut ce geste, plus que tout le reste, qui déclencha en lui une véritable fureur : comment osait-elle traiter par le mépris sa tentative de sauvetage ? Il venait lui offrir son aide, sa protection, et elle agissait comme si elle n’avait pas peur de lui ! C’était incompréhensible !
Il sentit le sang lui monter au visage. Sans qu’il s’en rende compte, il s’avança jusqu’au lit, son poing se referma et il le lança dans le matelas avec toute la force que sa rage lui conférait.
Arabella sursauta, mais ne bougea pas. A peine se raidit-elle quand elle vit le visage de Brodie se rapprocher de son oreille, et son souffle chaud lui caresser la joue.
« Ecoute-moi bien, espèce d’imbécile, murmura-t-il d’une voix hachée. Rester ici signifie ta mort assurée. Braid a tué Aif. Bon sang ! Est-ce que tu comprends ? Il n’hésitera pas à en faire de même avec toi. Tu n’es qu’une petite sotte sans cœur, mais je ne peux pas te laisser entre ses mains. Je ne peux pas le laisser te faire du mal, Aif ne me le pardonnerait jamais. Alors tu n’as pas le choix : tu vas venir avec moi. »
Il lui attrapa le poignet, et la força à se redresser.
Comment pourrait-elle jamais lui pardonner ce qu’il était sur le point de faire ? Comment pourrait-elle jamais accepter de lui reparler un jour, après l’avoir violenté ? Mais il n’était plus temps d’essayer de la convaincre : le soleil se lèverait toujours bien assez tôt pour que les hommes de Braid ne découvrent leur échappée, et ne tentent de remettre la main sur eux coûte que coûte.
« Lâche-moi ! », s’écria Arabella plus fort qu’elle ne le voulait. Elle essaya de mettre un coup de pied à Brodie, mais elle manqua son coup : en un temps record, il lui avait attaché les mains ensemble, et s’attaquait à présent à ses jambes, qu’il lia solidement l’une à l’autre. Puis il la fit basculer sur son épaule, comme un vulgaire sac de pommes de terre. Elle gigota un peu, mais il posa une main ferme sur sa hanche, et annonça :
« Je suis sur le point d’amorcer notre descente. Un geste de toi, une maladresse de ma part, et tu tombes. Compris ? »
Le visage d’Arabella était caché dans son dos, si bien qu’il ne la vit pas pâlir. Elle ne répondit pas, mais cessa cependant ses ruades.
« Bien. Nous sommes partis. »
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