Bienvenue sur Epex
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Professeurs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Adena H.
Admin
avatar

Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: Professeurs   Mer 1 Juin - 18:06

Professeurs : Retour à Poudlard

.

Personne, excepté le directeur de l’école, n’avait l’autorisation nécessaire pour se matérialiser à l’intérieur de l’école, si bien que Theodora n’eut d’autre choix que de transplaner devant les grilles du parc de Poudlard. Elle ne resta pas seule devant bien longtemps ; rapidement, une silhouette de femme s’approcha à grands pas assurés de l’endroit où elle se tenait. Du parc, elle scruta la nouvelle venue.

« Theodora Dunn, je suppose ? Le professeur Dumbledore m’avait prévenue que vous seriez en avance. La directrice adjointe est en réunion avec lui, c’est pourquoi je suis chargée de vous faire pénétrer dans le château. »

Theodora hocha la tête.

« Il n’y a rien de grave, j’espère ? », demanda-t-elle par politesse.

La femme, qui avait dans la cinquantaine, cessa d’agiter sa baguette magique pour scruter l’arrivante. Elle plissa les yeux, avant de recommencer à lever les sortilèges de protection.

« Je ne pense pas », répondit la sorcière sur un ton reluctant tout en ouvrant enfin la grille pour la laisser passer. « Mais quand bien même ce serait le cas, cela ne me regarde pas. Je m’appelle Prisca Pryce, et suis directrice des Serdaigle ainsi que professeur de runes. »

Theodora se réfréna de dire que si un problème était localisé à Poudlard, en tant que nouveau professeur elle se sentait suffisamment concernée pour que cela la regarde – ainsi que tous les autres membres du corps enseignant, par ailleurs. Au lieu de cela, elle tendit la main vers sa collègue et lui sourit.

« Enchantée professeur Pryce. Vous devez être fière de transmettre toutes ces connaissances aux élèves de votre Maison, la légende dit qu’ils sont incroyablement portés à améliorer la qualité de leurs découvertes.

- La légende ?, rétorqua Mrs Prisca Pryce en haussant un sourcil.

- Je supposais que vous aviez plus de recul que moi pour évaluer les capacités intellectuelles de vos protégés. Pour ma part, j’ai été répartie à Gryffondor », rectifia Theodora.

Le professeur Pryce sembla satisfaite de sa réponse. Elle referma la grille du parc et replaça les sortilèges de défense, avant d’inciter le nouveau professeur à la suivre d’un geste de la main.

Comme la sorcière ne prononça pas un mot pour relancer la conversation, et que la meilleure manière d’inciter quelqu’un à parler est de choisir un sujet que ladite personne apprécie, Theodora se lança à nouveau :

« J’aurais adoré prendre l’étude des runes lors des choix optionnels de troisième année, mais les seules informations que j’ai pu trouver sur le sujet à l’époque étaient bien trop sibyllines pour me donner envie. Je me suis rendue compte trop tard à quel point cette matière était, en plus d’être intéressante, utile.

- Les runes sont en effet un domaine d’expertise fort vaste et complexe, dont l’apprentissage nécessite une grande intelligence. Peu d’entre nous peuvent se vanter de pouvoir le maîtriser. Quelles options avez-vous choisi ?

- La divination et l’étude des moldus.

Le professeur Pryce renifla :

« Evidemment. »

Elles dépassèrent les quatre sabliers destinés à récolter les points attribués aux élèves de chaque maison, actuellement vides.

« La salle des professeurs se trouve de ce côté.

- Quel est le mot de passe pour y pénétrer ? »

Prisca Pryce pila net de surprise, et observa intensément sa jeune collègue. Elle finit par répondre par une autre question :

« Croyez-vous réellement que le directeur laisserait de quelconques élèves, même armés du mot de passe, accéder à l’unique salle où sont entreposés leurs relevés de notes et les copies d’examen ? Je serais par ailleurs bien curieuse de savoir si vous avez déjà entendu un professeur prononcer quoi que ce soit pour y entrer lors de vos études ici. Allons, miss Dunn, vous n’avez quitté Poudlard qu’il y a quelques années. »

Theodora fronça les sourcils, recherchant dans ses souvenirs. Elle finit par s’avouer vaincue :

« Je dois vous concéder, Mrs Pryce, que je n’ai souvenir de rien de tel.

- Regardez les gargouilles. Voyez-vous l’étrange couleur de leurs yeux ? »

La jeune femme hocha la tête, à présent tout à fait intriguée. Lors de ses années d’étude, elle avait été plus d’une fois intriguée par les pupilles orangées des deux gargouilles encadrant la porte d’entrée de la salle des professeurs, sans jamais avoir trouvé de réponse. Elles semblaient suivre les étudiants du regard.

« Elles ont été enchantées par le professeur Dumbledore lui-même pour reconnaître un certain nombre de personnes – et un certain nombre de personnes exclusivement », expliqua hautainement le professeur Pryce. « Il s’agit d’un sortilège puissant faisant office de ce que des sorciers lambda considèreraient comme un mot de passe, et qui consiste principalement en une reconnaissance faciale.

- Ne serait-il pas possible de contourner cet obstacle en utilisant du polynectar ? A moins d’être Métamorphomage et d’emprunter l’apparence d’un des professeurs ? »

Le professeur Pryce se rengorgea et répondit : « J’ai aidé à sa conception. Croyez-moi, toutes les options de ce genre ont été envisagées et annihilées. Cette porte est imprenable : un vrai bastion.

- D'où vient la couleur ? », insista-t-elle.

Le professeur Pryce la regarda à nouveau d’un air sévère, et Theodora se sentit soulagée de ne l’avoir jamais eu pour enseignante : si elle lançait un tel regard à chaque fois qu’un de ses étudiants posait une question, il était fort probable que plus aucun d’entre eux n’ose lever la main lors de ses cours.

« Il s’agit de la couleur du sortilège lorsque celui-ci a été lancé, et qui est venu se loger dans leurs yeux de pierre », répliqua sa collègue comme s’il s’agissait d’une évidence. « A présent, si vous le voulez bien, ne perdons pas plus de temps en futilités. Par ici. »

Le professeur Pryce accompagna Theodora jusqu’au sixième étage.

« Voici l’entrée de votre bureau. Une porte adjacente mène à vos appartements. Ils sont enchantés pour que, une fois que vous en aurez passé le seuil, vous puissiez choisir vous-même votre mot de passe », lui expliqua-t-elle en lui indiquant de la main la porte la plus proche d’elles.

Theodora était restée silencieuse durant le restant du trajet, peu désireuse de se faire à nouveau prendre pour une imbécile. Elle n’avait guère envie d’être mal perçue dès son arrivée à Poudlard en tant que professeur. Même si elle n’avait pas été embauchée en tant que professeur de runes.

« Je vous remercie.

- La réunion de l’équipe enseignante débute à dix-huit heures. Elle se déroulera dans la salle des professeurs et sera suivie d’une légère collation. Tout vous sera expliqué alors, se contenta de répondre le professeur Pryce. Ne soyez pas en retard. »

Theodora la remercia à nouveau et, sa mission d’accueil remplie, sa nouvelle collègue de travail fit demi-tour d’un pas sec et régulier. La jeune femme ouvrit la porte et s’avança : à l’intérieur de la pièce trônait un bureau et une armoire semblant avoir été taillés dans le même bois sombre. Derrière le bureau se trouvait une chaise. A part ces trois objets, la pièce était vide.

Cela ne découragea pas Theodora. Elle repoussa doucement la porte derrière elle jusqu’à entendre le déclic indiquant que le battant s’était refermé, et poussa un soupir de soulagement : enfin ! Elle profita de cette solitude momentanée pour se décontracter. Elle avait tant voulu faire bonne impression qu’elle avait essayé au maximum de surveiller chacun de ses faits et gestes. Et puis, finalement, elle aurait pu plus mal tomber : bien que l’égo du professeur Pryce corresponde (au moins) au double du sien, elle l’avait fait entrer dans Poudlard, et l’avait conduite à ses appartements sans encombres – ce qui était, somme toute, le principal.

Cependant, la vraie épreuve commencerait le soir même, dès dix-huit heures. Elle allait rencontrer tous les professeurs, les nouveaux comme les anciens, les pro-moldus comme les anti-moldus, les bienveillants et les malveillants, et serait catégorisée par eux jusqu’à la fin de l’année scolaire. Elle avait hâte… tout en appréhendant un peu la situation, entièrement nouvelle pour elle. Après tout, si Minerva McGonagall, après lui avoir fait passé son entretien d’embauche et vérifié ses références, avait accepté de l’engager dans l’une des plus prestigieuses écoles de sorcellerie du monde, il était grand temps de commencer à prendre confiance en ses capacités.

Il n’était que quinze heures et quart. Theodora décida de mettre à profit ces deux heures et quart pour commencer à placer et à ranger ses affaires : ce qui serait fait ne serait plus à faire. Elle pénétra dans la pièce adjacente entièrement vide destinée à son usage personnel et posa sa malle de voyage à ses pieds, avant de l’ouvrir. Elle sortit ensuite sa baguette magique d’une des poches de sa robe de sorcière, et la pointa sur l’intérieur de son sac.

A l’aide d’un sortilège informulé, elle fit apparaître tour à tour un lit, une armoire, une commode, ainsi que nombre d’autres meubles nécessaires préalablement miniaturisés par ses soins ; et les plaça à sa convenance.

« Amplificatum ! »

Les objets grandirent peu à peu, tous en même temps, jusqu’à reprendre leur taille usuelle. Satisfaite, elle déballa ses vêtements et alla les ranger dans les endroits prévus à cet effet. Cela lui prit plus de temps qu’elle ne le crut car, lorsqu’elle passa ensuite à sa petite salle de bain privée, il ne lui resta le temps que de sortir le strict minimum – ses affaires de toilette et ses produits de beauté – avant de décider que si elle tardait encore un peu elle risquait d’arriver en retard à sa toute première réunion de pré-rentrée.

Avant de partir néanmoins, elle s’arrêta sur le seuil de la porte d’entrée afin d’observer d’un œil critique ses arrangements. Tout lui sembla convenable, quoi qu’un peu dénudé de bibelots décoratifs et de grimoires jaunis (comme elle les aimait) – mais elle se chargerait d’améliorer cela en temps voulu.

« Ah oui, j’allais oublier : le mot de passe. Hum… »

Prise d’une soudaine inspiration elle pointa sa baguette magique vers le plafond et murmura :

« Adourne. »

C’était la troisième personne du présent de l’indicatif du verbe adourner. Ce verbe venu tout droit du moyen français signifie : orner, parer, apprêter, et n’était ni plus ni moins qu’un rappel à continuer ses arrangements personnels. Si, comme c’était prévu dans son contrat, elle vivait ici pendant un an entier, autant faire en sorte de se sentir comme chez elle.

Ceci fait, elle passa la porte de ses appartements et de son bureau, et les cella en priant pour qu’un des élèves ou des professeurs n’ait jamais l’idée saugrenue de réciter la conjugaison de verbes datant du moyen français pile en face de la porte de sa chambre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ecrire-exister.forumactif.com
Adena H.
Admin
avatar

Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: Re: Professeurs   Mer 1 Juin - 18:07

Professeurs : Introduction à l'Etude des Moldus .

.

Theodora vérifia une dernière fois la liste des élèves de troisième année ayant choisi de s’inscrire en étude des moldus. Cette dernière comportait seize noms en tout et pour tout : sept Poufsouffle, cinq Gryffondor, trois Serdaigle et – étrangement – un Serpentard. Elle s’attarda plus longuement sur leurs noms de famille, comme le lui avait conseillé son ancienne directrice de Maison lors de la réunion de pré-rentrée des enseignants : les élèves répondaient apparemment plus facilement aux questions posées lorsqu’on les sollicitait directement.

Elle releva la tête en entendant des pas hésitants se rapprocher de la porte de la salle qu’elle avait laissée, exprès, entrouverte. Une voix fluette demanda alors :

« Excusez-moi… Nous cherchons le cours d’étude des moldus… »

Theodora leur sourit en réponse.

« Vous êtes au bon endroit, c’est ici. Entrez et installez-vous, nous allons attendre les autres encore quelques minutes. »

La voix fluette fut suivie d’un groupe hétéroclite de filles et de garçons portant le blason de Poufsouffle sur leur uniforme. Ils pénétrèrent dans la salle de classe et s’installèrent les uns tout près des autres. Theodora pensa qu’il allait falloir se débrouiller pour qu’ils ne restent pas constamment ensemble… Ses pensées furent interrompues par l’arrivée du groupe des cinq Gryffondor, rapidement suivie par celui des Serdaigle. Elle se leva pour aller refermer manuellement la porte lorsqu’elle vit, dans le couloir, son dernier élève de troisième avancer tranquillement vers elle. Sans se presser, il la salua, avant d’aller nonchalamment s’installer à côté du seul Poufsouffle dont la place était vacante.

Theodora avait été assez surprise de voir qu’un Serpentard s’était inscrit à son cours optionnel, leurs réflexions à ce propos n’étant pas particulièrement appréciées par la majorité de ses condisciples. De fait, c’était le seul Serpentard qu’elle aurait en cours – toutes années confondues. Il lui semblait qu’il fallait une grande ouverture d’esprit pour oser aller à l’encontre des croyances les plus répandues dans cette Maison ; par conséquent, elle avait décidé de laisser de côté ses aprioris et ses mauvais souvenirs de Gryffondor à propos des membres répartis là-bas.

Elle alla se placer devant son bureau, face à ses nouveaux élèves, et leur sourit à nouveau :

« Bienvenue à vous tous. A présent que M. Flint a rejoint nos rangs, il est temps que je me présente : je suis le professeur Dunn et vous guiderai cette année dans le vaste domaine qu’est l’étude des moldus. Si l’un d’entre vous s’est trompé de cours, c’est le moment de le dire : vous ne serez pas trop en retard à celui que vous avez choisi en partant tout de suite », rajouta-t-elle en matière de plaisanterie.

Les élèves, tendus, se jetèrent des regards de côté, mais aucun ne se leva.

« Cette question étant réglée, je vous propose de vous présenter chacun votre tour. Vous vous connaissez sans doute tous depuis votre première année. Mais malheureusement pour vous, ce n’est pas mon cas. J’aimerais donc que nous fassions un rapide tour de salle, durant lequel chacun d’entre vous se nommera, dira quelle est sa matière préférée, et s’il a déjà quelques connaissances des moldus ou non. Je commence : Je m’appelle Theodora Dunn, et j’ai été répartie à Gryffondor durant mes années d’étude. J’aime beaucoup l’étude des moldus, évidemment. » Là, elle sourit. « Mais je ne saurais pas choisir entre celle-ci et les sortilèges et enchantements. Les deux me plaisent tout autant. Et, enfin, comme vous pouvez vous en douter, j’ai étudié de manière approfondi le sujet qui nous amène aujourd’hui, sans quoi je n’aurais pas été qualifiée pour exercer ce poste de professeur. »

Elle se tut un instant, afin de laisser à son auditoire le temps d’assimiler ces nouvelles informations. Puis, elle se tourna vers la droite de la première rangée et, s’adressant à une petite blonde à lunettes, lui dit gentiment :

« A vous, mademoiselle. »

***

La demi-heure suivante fut passée à entendre les élèves se présenter les uns les autres. Elle était certaine que ce n’était pas une chose que ferait le professeur Pryce durant sa toute première heure de cours, mais c’était pour elle une chose des plus importantes dès lors que plusieurs Maisons étaient regroupées ensemble : les élèves avaient bien trop tendance à se tourner vers ceux qu’ils connaissaient déjà. Il était même probable que certains d’entre eux, malgré deux ans passés dans la même école, aient encore du mal à connaître les noms de tous leurs condisciples.

Lorsqu’elle eut mis un visage sur tous les noms de sa liste, elle se releva du bureau où elle s’était adossée, et marcha entre les rangs.

« Je vous remercie d’avoir joué le jeu, je suis persuadée que cela nous servira pour la suite. Maintenant, sachez que le programme de troisième année concernera principalement les différences entre les objets magiques et moldus domestiques. Pour commencer, l’un d’entre vous peut-il me donner un exemple d’objet moldu ? M. Flynn, par exemple ? »

Elle regarda le Serpentard, mais celui-ci haussa les épaules et répondit crânement :

« Je ne sais pas. C’est pour ça que je me suis inscrit ici : pour le découvrir. »

Theodora pinça les lèvres, mais ne répliqua rien. Elle préféra se tourner vers les autres élèves présents dans la pièce.

« Quelqu’un d’autre ? »

La petite blonde à lunettes leva timidement une main tremblotante. Ayant reçu l’autorisation de parler, elle répondit :

« Hé bien, mes parents sont moldus et… et ils ont une gazinière.

« Oui, c’est une bonne réponse miss Hammel ! », l’encouragea Theodora. « J’accorde cinq points à Poufsouffle si vous réussissez à nous expliquer de quoi il s’agit.

- C’est une espèce de boîte… Euh…

- Prenez votre temps, miss Hammel, l’encouragea Theodora. Dites-nous ce que vous en savez. Avec vos mots. »

La jeune fille leva vers elle un regard trouble. Elle prit une profonde inspiration, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Croisant son regard, elle rougit et baissa le sien vers sa feuille. A ses côtés, Theodora remarqua qu’un garçon se mordillait la lèvre comme s’il s’empêchait de réagir.

« M. … » Elle marqua une légère hésitation. « Peterson, c’est bien ça ? Pourriez-vous rajouter quelque chose par rapport à ce que votre camarade de maison vient de dire ?

- Une gazinière, c’est pour faire chauffer à manger. En général, on les met dans les cuisines.

- Cinq points pour Poufsouffle. »

L’ajout de points sembla redonner confiance aux élèves, car plusieurs mains se levèrent – dont celle du Serpentard. Les langues se délièrent presque immédiatement en prévision des points facilement accordés.

« On peut aussi trouver des batteurs électriques dans les cuisines…

- Et des fours !

- Y’a aussi des chèche-cheveux.

- Des sèche-cheveux, corrigea un Serdaigle.

- Beaucoup de moldus ont les mêmes objets que nous, remarqua un Gryffondor. Ils ont des balais, des lunettes, des armoires…

- Mais ils ne les utilisent pas de la même manière que nous, répliqua une Poufsouffle au visage parcellé de tâches de rousseur. Les balais, chez eux, ce n’est pas pour voler ! »

Ils reportèrent leur attention sur leur professeur, qui leur sourit chaleureusement.

« Comme promis, chacun d’entre vous obtient cinq points pour ses remarques pertinentes. Ce qui nous donne donc : cinq points pour Serpentard, quinze pour Gryffondor et Poufsouffle, et dix pour Serdaigle. Dans les cinq dernières minutes qui nous restent, nous allons organiser les binômes qui nous serviront pour notre prochain cours. M. Chamberlain », appela-t-elle le Gryffondor qui avait dit que certains objets se retrouvaient et dans le monde sorcier et dans le monde moldu, « seriez-vous assez aimable pour retourner deux des seize papiers qui se trouvent sur mon bureau ? »

Le jeune garçon se leva. Il s’avança vers le bureau et prit deux papiers, qu’il lut d’une voix claire :

« Adrian Flynn et Margery Cranewell. »

A l’entente de ces noms, Theodora leva sa baguette magique en direction du tableau : ils s’affichèrent dessus à la craie blanche. A côté, elle rajouta le mot : Lampe.

Tandis que le jeune garçon portait son choix sur les autres papiers, les retournant deux par deux, Theodora les notait au tableau.

« Je vous remercie M. Chamberlain, vous pouvez à présent retourner à votre place. »

Elle observa le tableau afin de vérifier que tous les élèves avaient bien un sujet de recherche, puis se tourna une dernière fois vers eux afin de leur expliquer à quoi rimait tout cela :

« Comme vous avez du vous en douter, je souhaite que vous fassiez quelques recherches, chacun de votre côté ou en binôme, pour la fois prochaine. Ce devoir ne sera pas noté, mais je compte malgré tout sur votre assiduité car vous devrez expliquer aux autres étudiants ici présents, à l’oral, le résultat de vos recherches et ce que vous en avez compris. »

La cloche retentit sur le dernier mot prononcé par Theodora.

« Si vous avez des questions ou des interrogations à propos de ce devoir, n’hésitez pas à venir me voir en fin d’heure ou dans mon bureau afin que j’y réponde au mieux. Je vous remercie de votre attention, et je vous souhaite un bon appétit. »

Les élèves se levèrent bruyamment en faisant racler les pieds de leur chaise sur le sol, rangèrent rapidement leurs affaires et quittèrent la salle en lui disant au revoir.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ecrire-exister.forumactif.com
Adena H.
Admin
avatar

Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: Re: Professeurs   Mer 1 Juin - 18:10

Professeurs : Réunion de pré-rentrée

.

Theodora fit la grimace en se retrouvant face au regard des deux gargouilles encadrant la porte d’entrée de la salle des professeurs. Prisca Pryce avait beau lui avoir expliqué qu’elles étaient censées la reconnaître et la laisser passer librement entre elles, elle ne se sentait pas à l’aise pour autant. Les deux statues de pierre l’observaient de leurs intenses prunelles orangées, et cela la mit mal à l’aise. Elle retint son souffle et, en bonne ancienne Gryffondor, fit un pas en avant…

Les gargouilles ne lui lancèrent pas d’éclair destiné à la réduire en cendres. Le tonnerre ne gronda pas. Le plafond de Poudlard ne s’effondra pas sur elle. En réalité, rien ne se passa.

Elle soupira de soulagement. Puis, reprenant ses esprits, elle s’approcha de la porte à laquelle elle toqua avant de l’entrouvrir. Tous les regards se dirigèrent vers elle. Elle entra et referma la porte, se forçant à sourire afin de leur prouver qu’elle n’était pas mal à l’aise (malgré le fait que ce soit le cas) d’être leur égale. Il fallait encore qu’elle s’habitue à cette idée.

Minerva McGonagall fut la première à l’approcher :

« Miss Dunn, je vous souhaite officiellement la bienvenue à Poudlard. Mrs. Pryce a du vous expliquer les raisons de mon absence précédente.

- Mrs. Pryce m’a en effet expliqué que vous étiez retenue par des affaires importantes, et m’a aimablement proposé de me montrer mes appartements », répondit Theodora en souriant.

Son ancienne directrice de Maison était toujours aussi concise dans ses propos. Loin de lui faire peur, ses manières sèches lui rappelèrent au contraire l’époque bienheureuse où elle était encore élève, et l’aidèrent à se relaxer.

« Le professeur Dumbledore ne devrait plus guère tarder à présent. J’en profite pour vous rappeler que si vous rencontrez le moindre problème dans cette nouvelle situation qu’est la vôtre, je suis à votre disposition pour vous aider à les régler.

- Je vous remercie de votre prévention, Professeur », répondit Theodora tout en doutant sérieusement que son interlocutrice ait réellement la patience de l’aider à faire ses premiers pas dans la profession. En tant que directrice adjointe de l’école, ainsi que directrice des Gryffondor, elle devait avoir bien d’autres chats à fouetter que les peccadilles que lui présenteraient ses collègues.

« Ah ! Miss Dunn ! Quel plaisir de vous revoir à Poudlard », entendit-elle s’exclamer une voix vers sa droite.

Elle se retourna pour se retrouver nez-à-nez avec le professeur de sortilèges et enchantements, le professeur Glenister. Cet enseignant l’avait suivi durant toute sa scolarité, observant d’un œil affable la petite brunette se transformer en une jeune fille accomplie. Quand bien même ce n’aurait pas été le cas, ses amies de l’époque et elle s’étaient fait suffisamment remarquer en dehors de leurs cours pour laisser un souvenir impérissable de leur passage à tous les enseignants de Poudlard présents à l’époque.

« Bonjour Professeur Glenister, je suis heureuse de vous revoir. Comment allez-vous ? »

L’homme dans la soixantaine lui posa une main bienveillante sur l’épaule et répliqua :

« Allons allons, miss Dunn, vous savez que je déteste les formalités. A présent que vous avez rejoint l’équipe enseignante, appelez-moi Pierce, comme tout le monde ici présent. Mais dites-moi un peu, combien de temps s’est-il écoulé depuis votre départ ?

- Huit ans professeur… Pierce », se rattrapa-t-elle in extremis en le voyant froncer les sourcils.

Il se dérida immédiatement et reprit son habituel air bonhomme, signe qu’il se doutait que le passage du statut d’élève à celui d’enseignant était suffisamment contraignant pour ne pas lui en tenir rigueur.

« Huit ans… Non, impossible ! Je n’ai pas l’impression de les avoir vécues. Peut-être parce qu’à partir d’un certain âge, on arrête de compter les jours. Mais pour une jeune fille comme vous, cela a du sembler être une éternité. Quelques changements ont eu lieu durant votre absence. Bien. Voyons voir… »

Theodora lui sourit poliment, tandis que Minerva McGonagall profitait de l’occasion pour s'éloigner. Elle les quitta sur ces quelques mots, ne laissant pas le temps à Theodora de la remercier à nouveau :

« Je dois m’absenter un instant, mais je vois que vous êtes entre de bonnes mains, miss Dunn. Pierce, voudrez-vous avoir l’obligeance de présenter nos collègues à votre ancienne élève ?

- Ce sera un véritable plaisir. Je ne crois pas que vous ayez l’honneur de connaître notre professeur de divination, Mrs Elpidia Spottiswoode. C’est la créature la plus charmante qui existe sur Terre, venez, je vais vous la présenter », lui fit-il remarquer tandis qu’il passait un bras derrière son dos et la poussait doucement vers une femme d’une quarantaine d’années aux grands yeux noirs et aux cheveux tout aussi sombres relevés en une tresse lui tombant jusqu’au bas du dos.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ecrire-exister.forumactif.com
Adena H.
Admin
avatar

Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: Re: Professeurs   Mer 1 Juin - 18:11

Professeurs : Tasse de thé

Elpidia Spottiswoode attendit que son invitée soit entrée pour refermer la porte d’un gracieux mouvement de baguette magique. Puis, elle s’assit sur un des poufs confortables qu’elle avait mis à disposition, incitant d’un geste de la main la jeune femme à en faire de même. Tout dans ses manières dénotait d’une aisance parfaitement maîtrisée. Theodora sourit et lui avoua :

« J’ai l’impression de me retrouver à nouveau en troisième année. »

Elpidia l’observa de son regard sombre, et Theodora eut l’impression que cette dernière essayait de lire à travers elle. Elle s’assit assez maladroitement mais, déséquilibrée, se repositionna plus au centre du gros coussin mou. Si ses rapports avec le professeur de divination se faisaient plus amicaux dans les mois suivants, elle en profiterait peut-être pour lui avouer qu’elle préférait être confortablement assise sur une chaise plutôt que sur un coussin, aussi moelleux soit-il – et éventuellement pour en faire apparaître une sans que son interlocutrice ne s’en vexe le moins du monde.

« Vous ne semblez guère à l’aise, Theodora. Puis-je vous appeler Theodora ?, demanda Elpidia d’une voix douce et profonde sans la quitter un instant des yeux.

- A condition que je puisse vous appeler Elpidia ! », répliqua vivement la jeune femme avec un sourire ravi.

Elpidia hocha aimablement la tête en guise d’assentiment.

« Theodora, j’ai cru comprendre que vous aviez étudié la divination lorsque vous étiez étudiante à Poudlard.

- J’ai en effet choisi cette matière optionnelle en troisième année, mais l’ai abandonné après avoir passé mes B.U.S.E. », confessa sa collègue. Elle rajouta vivement, comme si elle ne supportait pas que son aînée la prenne pour une mauvaise élève : « Pas que j’aie raté mon examen, par ailleurs. J’ai eu un Effort exceptionnel et aurais pu continuer à l’étudier en sixième et septième année si je l’avais voulu ! Mais je voulais me consacrer plus précisément à l’impact que les mondes sorcier et moldu avaient eu l’un sur l’autre au cours des siècles passés. Mon mémoire a d’ailleurs porté sur l’apport de la culture moldue dans le mode de réflexion des sorciers du XIIIème siècle. Evidemment, je maîtrise aussi la période contemporaine, mais je me sens moins attirée par elle… »

Theodora laissa sa phrase en suspens, laissant sa bouche grande ouverte telle une carpe cherchant à absorber de l’eau. Elle rougit et reprit en se forçant à parler d’une voix plus posée :

« Je m’excuse pour cet excès de volubilité. J’ai parfois encore l’impression d’être une étudiante en train de passer un examen.

- Il n’est pas toujours évident de passer d’un stade à un autre. Vous avez étudié à Poudlard durant sept ans, ce n’est pas rien. Cette expérience vous a marqué.

- Auquel cas je n’aurais jamais accepté de revenir ici ! », rit nerveusement Theodora.

Le sérieux dont faisait preuve la femme qui lui faisait face la mettait légèrement mal à l’aise.

« Le professeur Glenister… Pierce… m’a raconté que vous aviez commencé à enseigner à Poudlard lors de ma dernière année d’étude », dit-elle finalement afin de changer de sujet.

- J’entame en effet ma dixième année. Une tasse de thé ?

- Oui, je vous remercie. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de postuler pour cette matière ? »

Elpidia Spottiswoode ne répondit pas immédiatement à la question de Theodora. Elle prit le temps de lever la théière dans laquelle avaient préalablement infusé des feuilles de thé, et de verser une généreuse portion du breuvage dans chacune des deux tasses à motif floraux qui se trouvaient devant elle. Ceci fait, elle reposa la théière, et se rassit.

« Du sucre ?, demanda-t-elle calmement.

- Non merci. »

Theodora se demanda un moment si sa question, qu’elle jugeait pourtant somme toute assez banale, avait réveillé en sa collègue des émotions négatives expliquant la raison de son silence. Elle referma sa main sur l’anse de la tasse qui lui avait été attribuée, et la porta au niveau de son buste, hésitant sur la conduite à tenir. Elpidia Spottiswoode avait-elle des problèmes de mémoire ? Auquel cas, se devait-elle de relancer la conversation ? Son ancien professeur de sortilèges ne lui avait indiqué aucun sujet tabou en la présentant à elle ; or l’intuition de Theodora lui soufflait qu’il l’aurait averti si tel avait été le cas.

« J’étais en Equateur lorsqu’une lettre du professeur Dumbledore me demandant la permission de me rejoindre pour nous entretenir d’un sujet important, m’est parvenue. Ma réponse l’ayant satisfait, nous avons conversé quelques instants à propos de mes travaux, avant qu’il ne me propose le poste de professeur de divination à Poudlard. »

Theodora l’écoutait avec grande attention. Que le professeur Dumbledore ait pris la peine de se déplacer en personne pour venir recruter personnellement quelqu’un alors que de nombreuses lettres de candidatures pour ce même poste devaient trôner sur un coin de son bureau, signifiait certainement qu’il lui accordait une grande estime et un non moins grand respect. Elle-même avait du attendre plusieurs mois avant que le professeur McGonagall prenne enfin contact avec elle, tout comme les autres prétendants au poste d’étude des moldus.

« J’ai hésité un certain temps, car je n’étais pas sûre que cette nouvelle situation conviendrait à ma sensibilité première. Je suis avant tout une femme d’étude », continua Elpidia. « Je me suis remise en question. De nombreuses fois. Et il s’est finalement avéré que cette métamorphose avait de nombreux points positifs pour ma psyché.

- Vous aviez peur de ne pas être à la hauteur de la tâche qu’on vous avait confiée ? », demanda Theodora avec curiosité.

Elpidia releva les yeux de sa tasse et lui répondit mystérieusement :

« Je pense que chaque événement, qu’il soit bon ou mauvais, se produit à un moment précis de notre existence, pour une raison précise, qu’on le veuille ou non. Parfois cependant, on se presse de l’atteindre, ou – au contraire – on traine du pied le plus longtemps possible, et ce qui devait être un enseignement fort enrichissant finit par se transformer en contrainte. Tout l’équilibre de notre vie consiste à être prêt à recevoir ces expériences de la manière la plus productive possible. »

Elle lança un regard perçant à Theodora comme si elle s’attendait à ce qu’elle en décode le sens caché, puis monta sa tasse à ses lèvres et but tranquillement le thé que celle-ci contenait.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ecrire-exister.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Professeurs   

Revenir en haut Aller en bas
 

Professeurs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Cadeaux pour professeurs
» Vie de famille des professeurs ?
» INALCO
» De l'Amour ou le cas Voldemort
» ~0 GinL [Formagraph]0~

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ecrire pour exister :: HPF : Harry Potter Fanfiction :: Harry Potter Fanfiction-