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 Scène : "Another reason to be careful". (3 000 mots = 6 pages)

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Adena H.
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Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: Scène : "Another reason to be careful". (3 000 mots = 6 pages)   Dim 6 Aoû - 14:07

"Another reason to be careful".

C’en est trop. J’interviens : « Assez ! »

Je n’ai pas crié, mais ils se tournent tous les deux vers moi. J’en profite, sans perdre de temps :

- Essa, va me chercher un bol. Une cuvette, un récipient, ce que tu veux. Avec de l’eau dedans.

Elle fait demi-tour, quand je rajoute :

- Oh, et aussi, un linge propre. Un drap, par exemple.

Elle se retourne, hoche la tête :

- Je m’en occupe.

Puis elle quitte la pièce. Les autres continuent à s’observer en chien de faïence. Mais au moins, ils ont arrêté de se taper dessus pour un rien. Je les regarde tous bien, les uns à la suite des autres, droit dans les yeux. Ils se comportent comme des enfants. Alors je m’adresse à eux, sans les quitter un seul instant du regard, d’un regard profond et pénétrant je m’adresse à eux :

- Ce n’est pas le moment de savoir sur qui rejeter la faute, qui s’est trompé, qui aurait dû faire différemment. Vous réglerez ça plus tard.

Voilà, au moins là c’est clair, je montre que je n’ai pris aucun clan, aucun parti. Je m’attends presque à une éruption de protestations, alors j’enchaîne sans prendre ma respiration d’une voix brusque et sèche, et autoritaire :

- Pour l’instant, ce qui compte, c’est Raban. Son bras est quasiment sectionné au niveau de l’épaule. Il perd trop de sang pour l’instant, alors on ne va pas le bouger.
Je me rends bien compte que je leur donne des ordres, mais pour l’instant, il n’y a rien de mieux à faire. Nous sommes bloqués à l’intérieur de la maison, au premier étage. Les chasseurs sont en bas, menés par Arden. Je ne lui ai jamais fait confiance. Mais je n’aurais jamais dû lui permettre de fouiner aussi longtemps dans la maison, maintenant il est familier des lieux. Et intelligent et vif comme il l’est, je ne doute pas une seule seconde qu’il va réussir à trouver une solution pour nous atteindre. Je ferme les yeux fort pour chasser ces pensées parasites. Je me force à fixer mon regard sur le sang que perd Raban.

- Jarrow, viens près de moi.

Jarrow s’approche, indécis. Je continue :

- Accroupis-toi, et pose ta main là, comme ça, voilà. Ca devrait retarder l’hémora…

- Non, pas question ! C’est vraiment trop dégoûtant ! Et il est quasiment mort, je ne veux pas toucher un mort !, s’exclame-t-il d’une voix haut perchée qui me fait grincer des dents.

Je sens un coup de sang me traverser le corps, des pieds à la tête, mais je me force à me contrôler. Il a peur, ça se comprend, et me mettre en colère contre lui risque de ne faire qu’aggraver les choses. Il va se mettre encore plus à crier, et donc alerter les chasseurs sur notre position. Je me force donc à prendre une voix calme, comme font les parents lorsqu’ils expliquent pour la millième fois à leurs enfants que non, la Terre n’est pas plate mais bel et bien ronde, et que ce n’est pas parce qu’on a l’impression que l’horizon est plat que c’est réellement le cas. Parce qu’il y a des calculs scientifiques qui le prouvent.

- Il n’est pas encore mort, Jarrow. Par contre, il le sera bientôt, à part si tu mets ta main sur son épaule pour contenir l’hémorragie. Comme ça, le sang coulera moins vite, et il aura plus de chances de vivre. Même sans son bras.

Il me regarde, les yeux remplis d’horreur. Je commence à perdre pied. Comment je vais faire ? S’il refuse, je ne vais pas pouvoir tout faire. Je me force à respirer, avant de reprendre :

- Ecoute-moi, Jarrow. Je sais que tu as peur. Tout ça, moi aussi, ça me fait peur.
Il m’observe toujours, silencieux, la bouche grande ouverte. Je le vois, d’où je suis, il tremble.

- En vrai, là maintenant, je suis terrifiée. Presque pétrifiée. Mais là, dehors, juste derrière la trappe, juste en dessous de nous, il y a une chose dont nous devons avoir encore plus peur. Et ça, c’est quelque chose que nous devons affronter ensemble. Moins nous serons pour l’affronter, plus nos chances seront faibles. Alors j’ai besoin de toi pour faire pression sur la plaie, d’accord ?

S’il refuse, je sens, j’ai l’impression que je vais perdre pied. Je dois soulager ses côtes. Je n’ose pas poser ma main dessus, mais je sens que certaines sont cassées. Raban doit souffrir mille douleurs et mille peines. Pas étonnant qu’il soit tombé dans les pommes. Qu’il se soit évanoui. Pitié, faites qu’Essa revienne rapidement… Jarrow fait la grimace, mais finit par s’approcher. Je dois penser à autre chose qu’à tout le sang que son indécision a fait perdre à Raban.

- Merci, je lui dis alors qu’il pose ses mains pour compresser la plaie.

Mais à ce moment, Raban réagit et gémit de douleur. Comme s’il ressentait sa douleur, Jarrow jaillit en arrière, comme s’il avait été électrocuté. Il se cache dans un coin, se colle au mur, et continue à gémir en fermant les yeux. Moi aussi, tout ça, ça me donne envie de pleurer. Raban va mourir à cause d’un pauvre type qui ne sait pas gérer ses peurs. Je ne connais pas intimement Raban, on ne s’est pas parlé plus de trois fois en tout depuis que je suis arrivée employée. Mais là n’est pas la question. On ne laisse pas quelqu’un mourir, quels que soient les sentiments que l’on éprouve pour lui. Si on peut, on fait tout ce qu’on peut pour le sauver. Parce qu’on n’a pas le choix, c’est comme ça. Je ferme les yeux et j’inspire à nouveau, profondément. Tant pis pour ses côtes. Je laisse mes mains en place sur sa plaie. Elles rougeoient, le sang me les couvre. J’ai envie de vomir, mais je force les yeux pour me contenir. Je baisse la tête, ainsi les autres ne peuvent pas voir que je ne les regarde pas. Comme ça, ça sera plus facile.

- Greer…

Je m’arrête une seconde. Ma voix n’est pas assez assurée. Je me racle la gorge, en me forçant à faire abstraction du sang qui me colore les mains, de l’odeur des chairs entaillées et du son qu’elles font.

Quand je pense que ça ira mieux, je reprends tout en prenant bien soin de ne pas respirer par le nez pour éviter de me faire étourdir par l’odeur du sang et l’odeur putride des chairs mal entaillées :

- Greer, j’ai besoin de ton aide.

- Que veux-tu que je fasse ?, demande-t-elle vaillamment, d’une petite voix tremblante.

- Tu es la plus petite d’entre nous. Je veux que tu ailles dans le grenier, et que tu te faufiles par la trappe. Tu es la plus fine d’entre nous, et la plus légère. Ils ne t’entendront pas, si tu y vas. Je veux que tu me retrouves cet objet. C’est un objet très précis, et je ne veux pas que tu reviennes sans. Tu m’as bien compris ? D’accord ?

Elle hoche la tête, mais je ne la vois pas. Etrangement, je la sens le faire. Alors je reprends, entre deux respirations hachées :

- C’est un objet vraiment très précieux, et il nous sera utile pour nous défendre. C’est une épée incrustée.

- Tu… tu sais manier l’épée ?, me demande-t-elle.

- Non, mais Prunia oui, je mens. J’ouvre les yeux.

Greer se tourne vers Prunia, les yeux grands ouverts d’étonnement, qui corrobore mon mensonge :

- J’ai appris quand j’étais au Brésil, confirme-t-elle.

- D’accord…

Greer a l’air soulagée. Au moins, elle a une mission, elle aussi. Elle va pouvoir se rendre utile. Elle ne sait pas ce qu’elle est censée faire, ni comment elle est censée réagir, mais apparemment les autres ont une solution, ils vont réussir à les sortir de ce mauvais pas. Tout ira bien, elle ira faire sa commission.

- Son manche est argenté, et il y a le blason d’un ours sur le manche. Un ours qui lève ses deux pattes avant. Et au tout au bout du manche, il y a un rubis. Un rubis, c’est rouge, je précise. Tu as bien tout retenu ?

- Manche argenté. Blason d’un ours sur le manche. L’ours lève ses pattes avant. Rubis. J’ai tout.

- Parfait. Vas y. Et surtout, souviens-toi, cette arme est vitale pour nous. Alors ne reviens pas avant de l’avoir trouvée !

Les pas d’Essa reviennent dans la pièce, la porte s’ouvre et Essa revient dans la pièce au moment où Greer sort avec précipitation. Je pousse un soupir d’écœurement. Je suis tellement, tellement désolée d’avoir été obligée de lui mentir… Mais cachée dans cet endroit inaccessible pour les adultes, à chercher un objet qui ne s’y trouve pas car il ne s’y est jamais trouvé, au moins, au moins là, elle sera en sécurité lorsque les chasseurs auront enfoncé la porte.

Je lève le regard sur Essa et je lui souris en grimaçant :

- J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Je commence par laquelle ?

- La mauvaise. Parce que vu notre situation, la bonne est forcément mauvaise.
Je ne peux m’empêcher de retenir un ricanement sans joie, et j’entends Portia me faire écho derrière moi.

- Ok. Donc, la mauvaise nouvelle, c’est que, comme j’ai les mains dans le sang, je ne peux pas faire les poings de suture. Et donc, il faut que ce soit toi qui les fasses.

- Hein !

Essa bondit en l’air de surprise.

- Pourquoi moi ? Je ne sais même pas coudre ! Et Jarrow, et Portia, hein !

- Jarrow n’est pas en état de faire quoi que ce soit.

- Et Portia, alors ? Elle est femme de chambre, c’est son travail de recoudre les vêtements abîmés !

- Portia a autre chose de plus important à faire, réplique l’intéressée d’un ton hautain.
Je continue à sourire, sans en avoir réellement envie. Mon sourire est crispé, comme si je ne pouvais pas faire autre chose de mon visage en ce moment, comme si je ne pouvais pas lui imprimer une autre émotion. Ou alors c’est réellement comme ça que mon visage exprime sa terreur indicible. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais le temps de m’attarder là-dessus pour l’instant.

- D’un autre côté, la bonne nouvelle, c’est qu’avec la pression que j’exerce sur la plaie de Raban, il saigne moins. L’autre mauvaise nouvelle, c’est que mes bras fatiguent. Je ne pense pas tenir encore bien longtemps. Alors tu ferais mieux de lui faire ce bandage immédiatement. Parce qu’ensuite, il va falloir que tu t’occupes des poings de suture. Je le ferais bien, mais je suis un peu occupée en ce moment.
Sur ce, Portia se lève brusquement et nous annonce :

- Ca a été un vrai plaisir de passer du temps en votre compagnie, de vous rencontrer et tout le bla bla… Non, bien sûr, je mens. Bien évidemment. Sur ce, au revoir.

- Quoi, tu t’en vas !, s’exclame Essa.

- Oui, c’est logique. Je ne vous aime pas, je n’ai rien à voir avec vous, et même si c’était le cas je ne resterais pas à essayer de sauver quelqu’un alors que vous vous en chargez aussi bien. J’ai un plan, je vais m’y tenir.

Essa bondit vers elle, en colère :

- Un plan ? Un plan pour quoi faire ? Pour t’enfuir ? Pendant qu’on va tous mourir ?

- Mais non, n’oublie pas Greer. On ne sait jamais, peut-être qu’elle va trouver votre fameuse épée…

Essa lui jette un regard confus.

- Sur ce, je vous quitte. A la revoyure !

Et sur ces mots, Portia quitte la pièce.

Essa se tourne vers moi. Ses joues sont rouges de colère :

- Je la déteste !

- Pourquoi ? Parce qu’elle veut juste être sûre de s’en sortir vivante ? Parce qu’elle fait ce que tu voudrais faire, mais que ta conscience morale t’empêche de faire ?, je lui demande doucement, sur le ton de la conversation.

- Quoi ! Mais non, bien sûr que non, je…

Je la coupe, doucement :

- Parce que tu sais, tu peux. Raban et moi, on n’est pas des créatures magiques.

Je mens encore, comme si c’était une seconde nature. Mais elle n’a pas besoin de savoir qu’en touchant la pierre, elle a brillé. Et que même si je ne sais pas exactement ce que je suis, les chasseurs s’en moquent. Elle n’a pas besoin de le savoir ça maintenant.

- Les chasseurs vont tomber sur nous, sans doute nous torturer un peu pour savoir ce qu’on sait, et nous laisser à tout jamais enfermés dans une cellule quelque part dans la terre, ou dans un bunker, jusqu’à la fin de notre vie pour être sûr qu’on ne révèle rien aux autres créatures magiques sur leur identité. Mais toi et Jarrow, vous êtes magiques. Ils vont vous attraper, vous torturer, vous disséquer comme des grenouilles de laboratoire. Tu sais, je ne t’en voudrais pas si tu préfères suivre Portia. Ce n’est pas de la fuite quand ta vie est en jeu, c’est de la survie. C’est du sens logique, de la logique à toute épreuve : battre en retraite pour revenir combattre un autre jour.

Essa ne me répond pas. Elle semble toujours en colère, ses lèvres sont scellées fermement l’une contre l’autre.

- Soulève-le, m’ordonne-t-elle.

Je lui obéis, je fais comme elle me demande de faire. Elle passe un drap qu’elle a déchiré sous l’épaule de Raban, et elle fait un nœud. Je peux retirer mes mains, cela servira de compression. J’ai terriblement envie de laver mes mains, je sens déjà le sang se mettre à sécher dessus et c’est la sensation la plus horrible que je connaisse et que j’aie ressentie depuis longtemps.

Je suis en train de finir l’opération quand j’entends un gros boum contre la porte. Elle explose en mille petits morceaux, on dirait, en éclats, puis je l’entends sortir de ses gonds en un grincement sinistre. Puis, plus aucun bruit. Je les imagine en train de passer par l’ouverture, un par un, doucement, prudemment, et vérifier que tout est clear. Que tout est sans danger. Je les imagine se déployer en équipes commando, s’approcher petit peu à petit peu de l’endroit où nous nous trouvons. J’aimerais tellement ne pas être obligée de les imaginer. J’aimerais pouvoir uniquement me concentrer sur ma respiration, sur ce que je suis en train de faire. Tout est perdu, autant au moins terminer ma bonne action de la journée et finir de panser Raban.
Mais mes mains tremblent, et à force de les imaginer s’approcher de plus en plus de nous, des milliards de pensées traversent mon esprit – est-ce qu’ils vont nous tuer directement, alors qu’on est encore à genoux ? Est-ce qu’ils vont nous emmener en prison ? Ou bien, faire des expérimentations sur nous ? Est-ce qu’on risque de finir comme le monstre du docteur Victor Frankenstein ? Ou alors, pour éviter qu’on ne fasse de mal, ils vont nous couper les bras et les jambes, ou bien nous mettre dans un coma artificiel dont on ne pourra pas se réveiller ? Et si on s’y réveille, notre cerveau sera comme celui d’un légume, on ne saura même plus manger par nous-mêmes ou bien aller aux toilettes tout seul… Je prends une grande inspiration, d’autant plus que je vois les grands yeux bleus d’Essa remplis de frayeur. La porte de la pièce explose et instinctivement je m’accroupis sur le corps de Raban, pour éviter les éclats de bois. Bientôt, une fumée opaque qui me donne furieusement envie de tousser envahit la pièce. Je tousse au point d’avoir envie d’en vomir. Essa tousse aussi. Elle pose ses mains sur sa bouche en s’imaginant que cela aidera à filtrer l’air, et je fais pareil avec mon coude. Mais nous avons tort, ça ne sert à rien. Ce geste ne sert à rien. Des ombres floues et sombres évoluent dans le brouillard artificiel, et je suis paralysée de peur. Qui sont-ils, exactement ? Je les imagine porter des armes et les pointer sur nous. Ils hurlent. Sur nous, aussi ? Brusquement, plusieurs bougent encore plus rapidement que les autres, et soudain mes bras sont tordus en arrière, et on me plaque brutalement au sol comme une crêpe. Ca me fait mal, partout du ventre à la poitrine. Je ne vois plus rien : un bandeau opaque est attaché à mes yeux. Puis on me soulève par les bras. J’ai peur, j’ai tellement peur. Je ne pense même plus à Essa. Que devient-elle ? Et les autres, ont-ils réussi à s’échapper ou bien l’équipe commando a-t-elle réussi à les rattraper ? Je m’en fiche. Je m’en moque comme de ma première paire de chaussettes. Je ne suis plus qu’en ce moment une grosse boule de nerf, qui ressent tout en un milliard de fois plus fort que d’habitude, que normalement. Et mon cerveau a décidé de lui-même de s’arrêter de fonctionner, sans doute parce qu’il sait que si jamais il avait continué, il aurait déraillé. Je serais devenue folle. J’aurais pété un câble, et me serais comportée comme une vraie folle psychopathe. Et ils m’auraient considéré comme une menace, et ils m’auraient tué. Voilà. Mon cerveau, plus intelligent que moi, m’empêche de me faire tuer. Merci à lui. Même si le contrecoup, c’est bien évidemment, bien entendu, que je suis incapable de réfléchir et d’analyser et de retenir le plus d’éléments possibles qui pourraient me servir pour plus tard, comme par exemple le nombre qu’ils sont, s’ils ont vraiment des armes comme je l’ai imaginé, s’ils sont protégés, si oui comment, etc. Dommage. Tant pis pour moi. Ca me serait probablement utile pour la suite. Là, je ne fais que tousser. Comme si ma vie en dépendait. Une porte métallique s’ouvre, on me balance allègrement à l’intérieur de ce que j’imagine être un véhicule, et la porte se reclaque sur moi. J’essaye de bouger les bras, mais ils sont accrochés en arrière à une paire de menottes. Ce n’est que maintenant que je recommence à réfléchir et à penser de manière logique. Suis-je la seule dans le véhicule ? Essa est-elle avec moi ? Je me tais, tends l’oreille, mais je n’entends pas d’autre son de respiration à part le mien. J’espère qu’elle a réussi à s’échapper. A s’enfuir. Parce que l’autre possibilité n’est guère réjouissante : cela signifierait qu’elle s’est fait tuer. Ma pensée dérive vers Greer, et les autres. Qu’en est-il de leur sort ? J’espère qu’ils sont tous sains et saufs quelque part dans un endroit protégé. Et Raban ? Je ne peux que spéculer. Peut-être que si je leur demande, ils me répondront… Non, de qui je me moque ? Bien sûr que non, ils ne me répondront jamais, à leurs yeux je suis une abomination. A part peut-être pour Raban, qui lui est un humain. S’ils arrivent à le sauver, ils essayeront peut-être de l’enrôler… Mais alors, il faut que je lui parle de toute urgence. Il faut que je profite de la première occasion possible qui se présente pour lui demander de ne pas révéler nos secrets.
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Scène : "Another reason to be careful". (3 000 mots = 6 pages)

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