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 fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)

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Adena H.
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Messages : 652
Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 18 Nov - 13:15

Il me serait tout simplement impossible de reprendre tous les livres que j'ai pu lire depuis mon enfance. C'est pourquoi je ne mettrai que mes lectures (ou re-lectures) à partir du mois de juin 2012 que je noterai selon ma subjectivité, et auxquelles je rajouterai ou le lien (s'il se trouve sur internet), ou un résumé pour me souvenir plus précisément de l’œuvre (ou pourquoi pas, qui sait, donner envie à d'autres de les découvrir ?).
Citation :
It List

★ ★ ★ ★ ★
E. BRONTË, Les Hauts de Hurlevent ;
E. IONESCO, La cantatrice chauve ;
G. DE MAUPASSANT, Le Horla ;
T. PRATCHETT, Mécomptes de fées (Les Annales du Disque-monde - 12) ;

★ ★ ★ ★
S. BECKETT, En attendant Godot ;
B. BETTELHEIM, Psychanalyse des contes de fées ;
A. CAMUS, La peste ;
P. DESPROGES, Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis ;
C. DICKENS, Les Papiers posthumes du Pickwick Club ;
A. GARLAND (trad.), Les mille et une nuits ;
J. GIRAUDOUX, La guerre de Troie n'aura pas lieu ;
H. IBSEN, Peer Gynt ;
P. LEMAITRE, Au revoir là-haut ;
K. MORI, Bride Stories (Bride Stories - 1 à 7)
T. PRATCHETT, Trois sœurcières (Les Annales du Disque-monde - 6) ;
T. PRATCHETT, Nobliaux et Sorcières (Les Annales du Disque-monde - 14) ;
T. PRATCHETT, Les Tribulations d'un mage en Aurient (Les Annales du Disque-monde - 17) ;
A. TCHEKHOV, Les trois sœurs ;


2012 : 32 livres lus;
2013 : 37 livres lus;
2014 : 34 livres lus;
2015 : 63 livres lus;
2016 : 58 livres lus;
2017 : 9 livres lus (en avril 2017);

= livre terrible
★ ★  = livre inintéressant
★ ★ ★  = livre intéressant
★ ★ ★ ★ = livre sympathique
★ ★ ★ ★ ★  = livre incroyable

~~~~~~~~~
Non datés/Non commentés :
- Le dernier détective, Robert Crais
- Le poète, Michael Connelly
- Le verdict du plomb, Michael Connelly


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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 18 Nov - 13:16

Lectures : Juin 2012.

★ ★ ★ ★ ★ / 5.
Le Horla, Guy de Maupassant. Le livre se donne comme un journal intime. J'aime cette nouvelle : le narrateur est au début lucide, il sombre peu à peu dans la folie en cherchant à se délivrer de cette emprise -allant jusqu'à incendier sa maison et tuer les domestiques présents à ce moment-là. J'aime le côté fantastique, qui fait qu'on ne saura jamais si le narrateur est vraiment fou ou s'il relate la réalité.
Extrait:
 

★ ★ ★ ★ ★ / 5.
Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë. Un roman que j'affectionne particulièrement, sans doute à cause du côté sauvage et passionné (après tout, on ne peut pas faire mieux qu'Heathcliff sur ce coup-là !) qui s'en dégage. Les émotions ressenties sont plus vives pour les personnages; et, après tant d'années de misère, j'ai été soulagée de (re)découvrir que les personnages ayant un bon fond finissent par être heureux, et que les méchants sont punis. L'idée de raconter l'histoire par le biais d'un narrateur extérieur à la famille permet de ne pas dévoiler toute l'histoire d'un coup, mais permet également une prise de distance face à leurs actions -pas forcément toujours très morales.

★ ★ / 5.
Agnès Grey, Anne Brontë. Une version appauvrie de ce qui constitue le roman Jane Eyre : une jeune fille qui prend ses fonctions d'enseignante et qui, sans être parfaite, a une rectitude morale excellente. Mais toujours agréable à lire pour une romantique dans l'âme.



Lectures : Juillet 2012.

★ ★ ★ ★ ★ / 5.
La cantatrice chauve, Eugène Ionesco. Une des pièces de théâtre que j'affectionne le plus. J'aime l'absurde, j'aime la mise en scène rajoutée dans l'édition empruntée à la bibliothèque, j'aime les dialogues, j'aime les personnages. J'aime beaucoup la domestique, qui est en fait Sherlock Holmes ! Je me délecte à relire cette pièce de théâtre.

★ ★ ★ / 5.
La leçon, Eugène Ionesco. Il me semble avoir moins d'affinités avec cette petite pièce de théâtre, qu'avec la précédente du même auteur. Sans doute, peut-être, pour le côté un peu dérangeant (un meurtre banalisé à la fin de la représentation), pour le caractère psychopathe du professeur. Mais cette pièce, comme le cou-teau, semble m'hypnotiser à chaque fois que je la lis et je ne peux m'empêcher de le faire malgré l'ambiance dérangeante qu'elle suscite.

★ ★ / 5.
Tendre est la nuit, F. Scott Fitzgerald. Un roman difficile à commenter car, même si l'histoire est tout ce qu'il y a de plus limpide (un homme marié tombe amoureux d'une autre femme, tandis qu'à la fin du roman l'épouse le délaisse pour un de ses amis). Difficile à commenter car l'auteur a puisé son inspiration dans sa propre vie, et que s'y rajoute également le côté psychologique des personnages (Nicole a des troubles psychiques, tandis que Dick, médecin, essaye de l'aider à les dépasser - quitte à y laisser toute son énergie).



Lectures : Août 2012.

★ ★ ★ /5.
L'homme révolté, d'Albert Camus. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre car je l'ai emprunté à là bibliothèque sans savoir qu'il s'agissait d'un essai et non d'un roman. Cependant il s'agit d'une réflexion tout à fait intéressante sur les révolutions liées aux hommes, qui m'a donné matière à réflexion. Très intéressant, bien que les derniers chapitres sur l'histoire contemporaine m'aient moins passionné que les premiers sur la place de Dieu. La première page m'a accroché par la référence que Camus fait au célèbre livre Les Hauts de Hurlevent, lu passionnément peu de temps auparavant. C'est ce qui m'a donné envie de continuer à lire son livre, de savoir de quoi il allait parler ensuite.

★ ★ ★ ★ /5.
La peste, d'Albert Camus. Un de mes romans préférés, sans aucun doute. Les phrases sont fluides, comme sil était naturel quelles aient été créées de cette manière. Un sujet toujours intéressant bien que ce ne soit pas la deuxième fois que je le relis. Bref, une œuvre que je prendrai plaisir à lire encore et encore.

★ ★ ★ /5.
L'âge du tendre, de Marie Chaix. Un petit récit autobiographique décomposé en plusieurs petits chapitres très rapides à lire. Chaix y parle de sa naissance, de son enfance, de son adolescence - et, plus obscurément, des moments de sa vie adulte. Un petit roman pour faire passer le temps en vacances, car je n'ai pas spécialement accroché à son histoire.

★ ★ ★ ★ /5.
En attendant Godot, de Samuel Beckett. Alors là, ce livre, je n'y ai vraiment rien compris ! J'ai pris un extrême plaisir à le lire, de nombreuses répliques mont fait rire, j'ai savoure les tournures de phrases et les répétitions, mais je suis persuadée que je suis passée à côté des thèmes majeurs de l’œuvre en question. À relire avec des explications à côté.

★ ★ ★ /5.
Drood, de Dan Simmons. Un gros pavé de 877 pages sur les cinq dernières années romancées de la vie de Charles Dickens  par un de ses amis, Wilkie Collins. L'ensemble du roman est bien construit, l'histoire est agréable à lire malgré les quelques.derniers chapitres fort décevants ! Un roman néanmoins fort intéressant dans le sens où le lire ma donné envie de découvrir d'autres œuvres des auteurs mentionnés dans ce roman.

★ ★ /5.
Le Secret, de Wilkie Collins. Wilkie Collins est un personnage de Drood, qui écrit des romans feuilletons dans le journal littéraire tenu par Dickens. Ce roman-feuilleton est sympathique à lire, sans plus. Les personnages sont simplifiés à l'extrême, comme par exemple l'intendant pédant de la maison ou l'oncle misanthrope. Cela fait cependant passer le temps, le secret étant prévisible dès les premiers chapitres du roman -mais lu pour être sûre que je ne m'étais pas trompée.

★ ★ ★ /5.
La femme en blanc, de Wilkie Collins. Un autre roman-feuilleton de notre cher ami Collins. Certaines facilités dans l'intrigue (je me doutais de la substitution, Laura ne POUVAIT PAS être morte !!), on s'attache aux personnages, principalement à Marian qui est une femme de tête et d'action, dans une époque où le rôle des femmes consistait à être oisive et à apprendre à coudre en attendant d'être mariée et de pondre des héritiers à leur mari -elle finit vieille fille. Le secret n'est pas révélé d'une traite, puisqu'il faut accrocher le lecteur, si bien que de nombreux rebondissements ont été prévus, et que les trous ne sont comblés par le Comte qu'à la toute fin de l'histoire.



Lectures : Septembre 2012.

★ ★ ★ /5.
Boule de Suif, Guy de Maupassant (récit de nouvelles composé de : Boule de Suif ; L'Ami Patience ; La dot ; La moustache ; Le lit 29 ; Le protecteur ; La chevelure ; Le crime au Père Boniface ; Rose ; L'aveu ; La parure ; Le bonheur ; Une vendetta ; Coco ; Auprès d'un mort ; La serre ; Un duel ; Une soirée ; Le vengeur ; L'attente ; Première neige) dans la collection : Les classiques de poche - Le livre de Poche. Le livre est très bien présenté, l'introduction est très claire et donne des détails très pertinents sur l'auteur et les nouvelles répertoriées à l'intérieur. Le style de Maupassant est très agréable à lire, très fluide, sans lourdeurs. Les annotations présentes à l'intérieur des nouvelles sont très pertinentes et permettent de replacer le lecteur du 21ème siècle dans le contexte de l'époque, en donnant des informations sur l'armée de l'époque, sur la topographie, sur des détails relevant de la volonté de l'auteur. Bref, une collection très bien présentée, des histoires intéressantes à lire -malgré le vif pessimisme de Maupassant (les chutes, principalement, assez cyniques), que l'on retrouve également dans la cruauté des personnages (cf. Coco). Pas transcendant, cependant.

★ ★ ★ /5.
A bord et à terre ou les Aventures de Miles Wallingford, James Fenimore Cooper. Il s'agit d'un livre assez complexe quand on n'a aucune connaissance préalable des sujets abordés par l'auteur. Cooper y parle du problème des castes (comment se marier avec une personne dont le rang est supérieur au sien ?), de l'esclavage (son personnage classe les "nègres" en deux classes : ceux qui ont été éduqués par les américains, qui sont à leur service et donc naturellement bons et généreux envers leur maître, quitte à préférer refuser le droit à être des hommes libres; et les autres, les "nègres" barbares, loin de toute civilisation, qui ne souhaitent qu'une seule chose : tuer les bons petits européens civilisés et pleins de ressources, en utilisant la ruse), et de marine. Son personnage principal, Miles Wallingford, est un jeune homme sans aucune expérience au départ (il a environ 16 ans), mais aucun défaut : on pourrait aller jusqu'à dire qu'il n'a que des qualités, car les rares fois où il pourrait ne pas agir correctement sont rapidement étouffées par lui-même, signe qu'il est incontestablement fort mentalement. Il prend toujours les bonnes décisions, fait ce qu'il juge bon de faire même lorsque cela signifique qu'il met sa vie en péril, sait toujours juger les autres d'un seul coup d'oeil, est riche, et n'est commandant de son navire que par goût personnel. Cette première partie n'est plaisante qu'en tant que relation d'un voyage d'aventures (j'ai toujours été attirée par les univers de marins et de pirates), puis d'un coeur amoureux qui n'ose pas se déclarer : suspens suspens, le héros et celle qu'il aime, tous les deux pleins de qualités et aucunement de défauts, finiront-ils ensemble ? *roulements de tambour* Vous saurez tout cela dans la deuxième partie ! J'ai malheureusement peu d'informations sur l'époque de Cooper pour me faire un véritable avis dessus, car il me semble que les pensées qu'il attribue à Miles sont celles de son époque (mais les partage-t-il ? que pense-t-il de l'esclavage ? je n'ai pu me renseigner dessus pour l'instant), quoi qu'un peu plus élaborées. Je constate simplement, cependant, que Cooper a fait en sorte de faire sortir son personnage principal du lot : c'est un terrien possédant des terres, il se décide à partir en mer; c'est un homme honnête, mis en contraste avec son ami d'enfance Rupert Hardinge, qui est légèrement porté sur le mensonge. Toutes les situations font en sorte de faire ressortir l'héroïsme de Miles (c'est lui qui trouve la solution au problème insoluble sur la Terre de Marbre, c'est lui qui reprend son navire des étrangers qui le lui ont pris, etc.). Même quand il revient à terre, rempli de tous ces exploits, il reste suffisamment humble pour ne pas oser avouer ses sentiments à la jeune fille qu'il aime. C'est le type même du Gary-Stu, crée deux siècles avant l'apparition des fanfictions). Cependant, ce livre est plein d'enseignements, en cela que Miles interargit avec plusieurs niveaux de société différents, ce qui permet de donner au lecteur moderne un aperçu de la vie en société du 19ème siècle aux Etats-Unis.

★ ★ / 5.
Sarah Dearly, t. 1 : Mordue, Michelle Rowen. Voguant sur la vague des vampires relancée par Twilight, The Vampire Diaries, True Blood, etc., Michelle Rowen met en avant une jeune New Yorkaise matérialiste (on a l'impression de se trouver devant un remix de : "Confession d'une accro du shopping" !) qui est tellement intelligente (quoi que, hm.), séduisante, belle, magnifique, et bla blah, qu'un vampire décide de la transformer en sa compagne sans rien lui demander du tout, elle ne le connaît même pas avant la nuit où elle se fait mordre par lui. C'est une fille vive d'esprit, sensible, agréable, quoi qu'un peu explosive parfois, doublée d'une grande romantique, comme n'importe quelle fille mal dans sa peau aimerait être. Bien sûr, c'est une trentenaire célibataire et indépendante, dont le plus ancien vampire de la ville s'entiche sans jamais l'avouer (quitte à la suivre jusqu'à un mariage afin de la protéger). Bref, un roman tout ce qu'il y a de plus banal, très amusant (on connaît les pensées de Sarah, qui ne sont pas toujours forcément très logiques : Michelle Rowen écrit les pensées de Sarah comme si elle se parlait à elle-même, ce qui rend plus agréable les tournures de phrases ironiques, et les jeux de mots plus sensibles au lecteur). Il s'agit d'un bon moment à passer en perspective, le livre se lit très vite. Il n'y a cependant pas de véritable intrigue (enfin, si, mais c'est une fausse, une intrigue-prétexte, pas très bien construite donc : une intrigue inventée sans véritable réflexion pour permettre à l'auteur d'emmener son personnage là où elle veut), la preuve étant qu'on se doute de la fin avant la fin. Ce serait donc plutôt un roman d'amour pour trentenaires célibataires aimant le fantastique, car prenant pour prétexte un univers de vampires complètement remanié -avec des vampires étrangement humains.

★ ★ ★ /5.
Bel-Ami, Guy de Maupassant. J'aime bien visualiser les lieux dont Maupassant parle, dans son roman. Dès le début, on constate que la question de l'argent est primordiale chez Duroy, vu qu'il est obligé de sauter des repas pour pouvoir malgré tout manger jusqu'à la fin du mois. Il est présenté comme cruel dans le premier chapitre, quand, avec son escouade il a ôté la vie à trois africains, et que l'anecdote les fait rire ensuite. Il n'a pas l'air d'être très recommandable en tant qu'homme d'action, ou homme tout court, la preuve étant qu'il voit toujours son intérêt même dans les situations les plus délicates (il demande Madeleine en mariage, alors que la dépouille de l'époux de cette dernière est dans la même pièce). En tout cas, je trouve que le style de Maupassant est très efficace. On comprend ce qu'il veut dire, il ne surcharge pas ses descriptions de détails superflux, la scène est très nette dans notre esprit. J'aime beaucoup l'alternance dialogues/récit, qui à mon goût évite d'alourdir certaines parties du récit par d'inutiles répétitions.
Le thème de ce roman me fait penser à un autre livre, Le paysan parvenu de Marivaux, où la place des femmes dans l'ascension sociale d'un jeune homme est particulièrement importante. Ici, c'est pareil : Duroy n'aurait été rien sans les femmes. Maupassant en profite pour faire une vive critique de la société parisienne de son époque, et principalement du personnage principal.


★ ★ /5.
Lucie Hardinge, James Fenimore Cooper. Deuxième partie de : À bord et à terre ou les Aventures de Miles Wallingford. Suite et fin des aventures du colonel Miles Wallingford. Aventures suffisamment répétitives, du point de vue narratif, pour que je me sente lassée vers le milieu du roman. L'un des seuls points positifs étant que le narrateur profite de ce second volume pour faire une critique plus poussée de la société américaine de l'époque, sans plus se contenter de critiquer les marins anglais, et français (qui, comme tout le monde le sait, sont bruyants et désordonnés). Ici, on peut constater au contraire que ces pays ne sont pas les seuls à être dans leurs torts, et que les USA ont autant de filous et d'escrocs qu'il ne peut y en avoir en France ou en Angleterre. Les aventures, bien sûr, mettent en avant la rectitude morale du personnage principal, et toutes les catastrophes s'abattant sur lui ne sont qu'une manière de l'élever au dessus de la simple masse des êtres humains, d'un point de vue moral donc, physique (Marbre répète souvent qu'à eux quatre ils vallent huit hommes au moins) et spirituel (la présence de la religion chrétienne prend une place plus importante dans ce livre que dans le premier).

★ ★ ★ / 5.
Duel sur duel, de Han Ryner. Petite nouvelle sans prétention, très courte et très rapide, mais également très agréable à lire. Les faits sont concis, sans sentiments ni pathos superflu, comme j'aime, et le caractère de Valentine est si cynique, sans même qu'elle s'en rende compte (la chute, par exemple, est délectable), que cela raffraichit. Comme quoi, on peut se sentir insulté pour peu de choses, même s'il est vrai qu'à l'époque l'honneur des femmes prenait une place plus importante qu'aujourd'hui dans la bonne société.

/ 5.
Pensées et fragments; Essai sur les femmes, d'Arthur Schopenhauer. Où on se rend compte que Schopenhauer (19ème siècle) ne comprend strictement rien aux femmes, et où on se demande s'il y aurait jamais compris quoi que ce soit un jour. En plus du fait de rabaisser, et généraliser tout le beau sexe, il en fait une vamp, un être "puéril, futil et borné" entre l'enfant et l'adulte : "[La nature] les pare pour quelques années d’une beauté, 
d’une grâce, d’une perfection extraordinaires, aux
 dépens de tout le reste de leur vie, afin que pendant
 ces rapides années d’éclat elles puissent s’emparer for
tement de l’imagination d’un homme et l’entraîner à se
 charger loyalement d’elles d’une manière quelconque." Se pose néanmoins la question de l'éducation de la femme au 19ème siècle : en dehors de sa généralisation, il se peut que ce que constate Schopenhauer soit, tout simplement, le fait que les femmes n'ont pas accès au même genre d'éducation que les hommes, certaines matières ayant été longtemps réservées aux hommes; et, de fait, leur esprit n'ayant pas été formé également, il se trouve en effet qu'au final, on puisse perçevoir une infériorité chez la femme (créée par l'homme). Et lorsqu'il parle de "désunion fréquente dans le mariage" entre le mari et la femme, ne fait-il pas ici référence à des institutions datées ? Schopenhauer, prône le machisme et la polygamie. Il est étonnant qu'il ne fasse que réfléchir aux compétences intellectuelles stagnantes des femmes, et en fonction de cela à leur place dans la société, sans jamais chercher à comprendre d'où cela pourrait venir, ni comment faire en sorte de les faire évoluer. Il est choquant de voir qu'il considère cela comme normal, et qu'il préfère simplement "faire avec", d'autant plus qu'il n'utilise pas de données scientifiques confirmées, et qu'il semble simplement donner son avis sur les femmes, comme étant une généralité. Ce livre, tant sur son contenant que sur son contenu, ne mérite guère d'être relu, si ce n'est pour comprendre quels moyens utilisent les machistes afin de déshumaniser les personnes de sexe féminin. J'aime particulièrement la comparaison de la perte de la beauté de la femme lorsqu'elle enfante, avec celle de la fourmi qui perd ses ailes quand elle pond. Edifiant.

★ ★ /5.
Sur le rêve, Sigmund Freud. Un livre assez court, assez rapide, et assez compréhensible malgré l'absence de titres de chapitres (restaurés dans mon édition). Les termes utilisés me semblent malgré tout un peu trop compliqués pour les idées (assez simples, au final) que Freud veut nous exposer. J'aurais apprécié lire plus d'analyses sur les rêves, seule la première ayant été véritablement développée : j'aime leur côté "enquête".



Lectures : Octobre 2012.

★ ★ ★ /5.
Oreiller d'herbes, Natsumé Sôseki. C'est un livre écrit comme s'il peignait un tableau. Sôseki a le sens du rythme, lent, régulier, ses phrases sont simples, les dialogues sont composés de phrases courtes. Le livre est composé d'extraits de ses pensées, d'haïkus (petits poèmes japonais). Les verbes sont au présent, sauf quand il raconte ses souvenirs, comme si nous vivions son expérience de réclusion en même temps que lui. Il y a une opposition présent et passé, ville et village, solitude et société. La ville est volontairement considérée de manière burlesque avec des mots triviaux comme "pets", "culs" ; tandis que les paysages naturels où l'homme n'a pas posé sa marque sont magnifiés. La nature est la seule chose qui résiste à l'homme, qui n'est pas irritée par son comportement. Les passages moralisateurs sont désagréables, on sort de la contemplation pour entrer dans le concret, dans le banal : un homme qui juge les autres hommes. Le thème de la fiancée noyée est récurent grâce au personnage de la divorcée, Nami. Il y a dans ce livre une recherche de l'harmonie des couleurs et des formes, ainsi que de l'harmonie psychologique : il se rend à la campagne pour se ressourcer du stress de la ville, avec, en toile de fond, la guerre russo-japonaise. P165, le narrateur revient à la vie réelle, avec une vive critique de la société, de la déshumanisation des hommes (les trains sont comparés à des boîtes de sardine où les hommes s'entassent les uns sur les autres). Il y a également de nombreuses références culturelles à des artistes, qu'ils soient asiatiques ou européens. Ce livre correspond, finalement, à la recherche d'un tableau, et un livre est égal à un tableau.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 18 Nov - 13:53


Lectures : Novembre 2012.

/5.
Seras-tu là ?, Guillaume Musso. Roman plat au possible, rempli de dizaine de dizaines de clichés. Les surenchères deviennent vite gavant, tandis que l'idée de départ (retour dans le temps pour sauver la femme aimée) a été vue et revue au moins un milliard de fois par tous les auteurs possibles et imaginables. Musso magnifie ses personnages : Elliott, à l'enfance malheureuse mais devenu un grand médecin au grand cœur, empathique avec ses patients et au QI trèèès élevé ; et amoureux éperdu. Son ami français, uniquement là pour permettre à l'auteur de faire des références françaises (alors que l'histoire se passe aux Etats-Unis, dans une merveilleuse ville où il fait toujours beau et où tout le monde se balade en maillot de bain pour exhiber son bronzage) n'est pas très intelligent, mais extrêmement beau et débrouillard (ça compense son faible QI et son absence de connaissances particulières). La femme, Ilena, est elle aussi magnifique, arrive à choper une place de au nez et à la barbe d'une personne qui a plus d'expérience et de compétences qu'elle, mais c'est tout à fait logique. La seule raison pour laquelle ils ne peuvent pas vivre leur amour, ce qui en fait un amour tragique, est une pseudo condition établie par le vieil-Elliott, et que le jeune accepte de respecter malgré le déchirement que cela provoque en lui (pseudo-cause noble pour le faire passer pour un martyr). Mais heureusement, la fin se termine sur une note positive, parce qu'il y a un rebondissement de dernière minute (oh surprise!) qui permet à tout ce petit monde de vivre au final dans le meilleur des mondes. Musso magnifie ses personnages jusqu'à ne plus les rendre crédible une seule seconde, en utilisant différents types de Mary-Sue. Il en rajoute des couches au niveau des références, quitte à bien passer pour un gros lourd, comme lorsqu'il fait référence à Carrie, qui n'aura aucune chance de passer à la postérité. Ca, encore, ça pourrait aller, si deux lignes plus loin il ne recommençait pas le même manège avec la marque Apple (avec un nom pareil, ça n'a aucune chance de survivre, hm), puis d'autres titres de films et de musique, et d'appareils électroniques : l'impression que ça donne est : "Regardez-moi, j'ai bien appris ma leçon hein, j'ai fait une liste de toutes les nouveautés sorties en 1976 et je les ajoute à un moment complètement inutile (quitte à rallonger la longueur du livre) pour être sûrs que vous ne les raterez pas et que vous serez fier de mon travail de recherche !" YOUHOU ! Style plat et inintéressant, pas de figures de style. La seule idée qui m'ait bien plu a été reprise par lui d'un autre auteur, c'est pour dire à quel point ce livre m'est passé au dessus de la tête.

/5.
Pourquoi j'ai mangé mon père, Roy Lewis. L'idée du roman est assez attractive, encore plus lorsqu'on sait qu'il a été publié en 1960 (c'était assez novateur). Le speech : une famille d'hommes préhistoriques évolue. Le décalage entre le langage utilisé par ces étranges créatures et la réalité aurait pu être amusante si je n'y avais pas été imperméable. Dès le départ, il y a surenchère, et même s'il s'agit d'un livre destiné à amuser les lecteurs grâce à ce genre de procédés, ça n'est pas du tout passé avec moi. Peut-être parce que le père, inventeur fou, invente trop de choses à lui tout seul, et ça finit par ne plus être crédible du tout. L'auteur essaye de condenser en un livre toutes ses connaissances sur le sujet, ce qui permet en même temps de nous éduquer un peu quant au mode de vie des homo abilis. Apparemment, ce livre a fait fureur à sa sortie, mais n'a eu guère d'effet sur moi qui me suis ennuyée vers la fin. Néanmoins, c'est un livre fluide qui se lit assez rapidement lorsqu'on cherche à faire passer le temps.

★ ★ ★ /5.
Le chemin du serpent, Torgny Lindgren. L'action du roman se situe dans la province du Västerbotten et se déroule à la fin du XIXe siècle sous la forme d'une longue prière adressée à Dieu par l'aîné assez simplet de la famille. Il raconte l'ignoble chantage de Karl Orsa, et avant lui de son père, sur les femmes de la famille de Jani, afin de rembourser leur crédit. Jani s'adresse à Dieu pour lui demander de répondre aux questions auxquelles il n'arrive pas à répondre, de manière très enfantine. Le livre est écrit comme si on entendait directement Jani s'adresser à son dieu, avec les codes de l'expression orale (élisions des négations, etc.) La poésie de ce livre réside dans le fait que ni le personnage principal, ni les membres de sa famille n'essayent de se soulever contre Karl Orsa, comme si ce qui leur arrivait (tous les malheurs qui s'abattaient peu à peu sur leurs épaules) était tout à fait normal. Le personnage principal est touchant de naïveté et de faiblesse, et on se sent ému à la fin de toutes les catastrophes qui se sont abattues sur lui et sa famille en si peu de temps de vie misérable. Il est donc tout à fait normal que ce livre ait été encensé par la critique dès sa parution.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 22 Sep - 15:33


Lectures : Décembre 2012.

★ ★ ★ / 5.
Ombres chinoises, Frances Fyfield. L’histoire a du mal à démarrer, car il ne s’agit pas d’un roman d’action. Cependant, l’atmosphère se créé petit à petit, jusqu’à nous tendre au moment du climax. On se doute de l’intrigue dès le premier quart du roman, mais les évènements sont bien amenés, il n’y a pas de temps mort, et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer. Les personnages, de par leurs faiblesses, se montrent attachants et se tiennent psychologiquement parlant (ils ne font rien d’étonnant par rapport à leur caractère, on comprend qu’ils agissent comme ils le font quand on les lit agir). Michael, cependant, est clairement présenté comme un personnage secondaire moins fouillé : on a l’impression qu’il est parfait, sans défauts. On peut cependant s’imaginer qu’il ne prend pas beaucoup de place parce que l’histoire se concentre à la base sur deux femmes fortes et faibles à la fois, et que rajouter des détails sur un personnage secondaire aurait été superflu. J’ai passé un agréable moment, à la lecture.

★ ★ ★ / 5.
La nouvelle Emma, Jane Austen. Il s'agit d'un livre que j'avais déjà lu, c'est pourquoi j'ai laissé trainer en longueur les derniers chapitres de l'épilogue : je me suis arrêtée au moment où les intrigues se sont dénouées, car je ne voyais pas l'utilité de relire la toute fin (dont je me rappelais encore). Cependant, par acquis de conscience (je déteste laisser un livre inachevé), je me suis dépêchée de finir les cinq petits derniers chapitres, et en cinq chapitres je me suis souvenue de la raison pour laquelle j'aime autant les œuvres de Jane Austen : sa plume est élégante, les phrases bien tournées, avec juste ce qu'il faut de dérision envers ses personnages. Emma est un livre d'amour tout ce qu'il y a de plus banal, loin des amours contrariés de Lizzie et de Mr Darcy, et c'est peut-être également la raison pour laquelle je trouve ce roman très plaisant à lire, mais pas nécessairement passionnant : je suis une romantique dans l'âme, et rien n'est venu ici la faire frémir (conformément à la préface de Jane Austen).

★ ★ ★ / 5.
Les deux morts de Quinquin-la-Flotte, Jorge Amado. Ce livre est vraiment très intéressant à lire. Personnellement, l’idée de base m’a particulièrement plu : l’histoire tourne autour des actions d’un mort. Mais attention, pas un mort comme dans « mort-vivant », « vampire », ou « revenant ». Non, Quinquin est bel et bien mort. Mais, dans la ville de Bahia, où Joaquim Soares da Cunha s’est libéré de tout carcan social et familial pour devenir l’un des vagabonds les plus aimés de la ville avant sa mort physique (et avant sa mort sociale), ses fervents amis de beuverie croient le voir ressusciter ; et décident donc de l’emmener fêter sa résurrection avec tous leurs amis. Un conte oral empreint de lyrisme, qui s’interroge sur le sens de la vie –tout cela sous le sourire ironique de Quinquin, qui nous suit partout. Est-ce une farce ? Est-il réellement revenu à la vie ? Qu’importe ! l’idée est tellement belle, tellement poétique. Le livre est fait en deux parties : la première est menée par la fille de Joaquim, Vanda : une bourgeoise étriquée qui vit dans un cadre précis et respectable. Tandis que la seconde et dernière partie est menée par les amis de Quinquin-la-Flotte, et permettent de faire découvrir au lecteur un monde pauvre, miséreux, mais riche de toutes ses traditions –et magnifique : coloré à l’excès, vigoureux, vivant, aux personnages brillamment attachants.

★ ★ ★ / 5.
Les sept vies des chats d'Athènes, Takis Théodoropoulos. Les chats, paraît-il, ont sept vies. En grec, on dit qu'ils ont sept âmes. Dans ce récit, conte philosophique et satire politique à la fois, Takis Théodoropoulos imagine que les philosophes de l'Antiquité se sont réincarnés à Athènes... en chats de gouttière. Or, parce que les prochains Jeux olympiques se tiennent dans la capitale grecque en 2004 et qu'on ne plaisante ni avec la sécurité ni avec la salubrité, il est question de supprimer ces encombrants matous. C'est la philosophie qu'on assassine ! Branle-bas de combat au Comité de défense des sept-âmes : sous la houlette de leur président, le très charismatique et très séduisant M. Dimitracopoulos, ses membres, pour l'essentiel des dames d'un certain âge, se lancent, de sit-in en manifestation, de pétition en protestations, dans une rocambolesque défense et illustration des félins menacés... et donc des valeurs de la Grèce éternelle. Drôle, incisif et truculent, ce petit livre s'achève par les biographies imaginaires des chats philosophes, joyeuses occasions de revisiter ses classiques et de honnir à tout jamais les organisations internationales de tout poil. Une petite merveille, les tournures de phrases sont à la fois drôles et ironiques. Certaines phrases doivent être relues une seconde fois pour bien en saisir toute la portée drolatique. Succulent.

/ 5.
Oui, Thomas Bernhard. La quatrième de couverture annonce d'emblée au lecteur qu'il a deux possibilités : soit se prendre à fond dans sa lecture, pour n'en ressortir que complètement essoufflé à la toute fin; soit se lasser. Il est dur de ne pas se laisser prendre dès la première phrase, puisque pour bien être capable de suivre l'histoire, il faut la lire en entier, et qu'elle s'étale sur quatre pages. Le narrateur (anonyme et malade) ne cesse de faire des allers-retours, de revenir sur les mêmes évènements, d'en rajouter, si bien qu'au bout d'un moment on a l'impression de tourner en rond, de ne plus comprendre où souhaite nous mener Bernhard (alors que son intention est justement de nous faire faire des cercles). Le seul avantage de ces constants retours en arrière est de, lorsque je n'ai pas eu l'occasion d'ouvrir le livre pendant un ou deux jours, de faire un bref résumé. Mais le bref résumé finit toujours par s'emberlificoter -quitte à nous perdre.

★ ★ ★ ★ / 5.
Peer Gynt, Henrik Ibsen. La trame de ce drame poétique est une histoire fantastique, plutôt qu'une tragédie réaliste, comme on a pu plusieurs fois en faire la critique à Ibsen. La pièce est une farce satirique douce-amère proposant une quête de l'identité indéfinissable, remplie d'humour sous des dehors graves et débordants de charges satiriques. L'histoire peut se résumer ainsi : un anti-héros, prétentieux et aventureux, part défier le vaste monde et rate tout ce qu'il entreprend avant de découvrir, seulement à la fin, la vérité de la solitude de son unique individu. L'amertume apparente qui s'en dégage permet en même temps à Ibsen de faire une critique sociale incisive. S'enfermer dans une recherche de son identité insaisissable, n'est-ce pas à chaque instant se juger et se condamner ? Peer est l'archétype du paysan fainéant et rêveur qui espère avoir de l'argent sans travailler. Il finit par quitter la Norvège à la mort de sa mère, devient marchand d'esclaves, fait fortune, la perd, devient prophète, puis empereur d'un asile de fous, avant de rentrer chez lui pour y mourir dans les bras de sa promise (qu'il avait abandonné) Solveig. Ses aventures sont parcourues de monstres scandinaves (Le Grand Courbe, des trolls, le vieux Dovre, le fondeur de boutons, etc.). C'est une percée dans l'imaginaire nordique qui nous attend, et un vrai plaisir de le lire : je m'y suis prise dès les premières lignes, et n'ai pu en décrocher qu'à la toute dernière ligne de l'histoire.

★ ★ ★ / 5.
Les Métamorphoses, Ovide. Quatre heures d'ennui à passer à la bibliothèque avant le début de mon prochain cours, et voici comment j'ai rencontré Ovide pour la vraie première fois. Je le connaissais d'avant, bien sûr, on m'en avait déjà parlé, ainsi que de son oeuvre, mais je suis malgré tout incapable de comprendre comment j'ai pu faire pour passer à côté aussi longtemps. Le livre se compose de plusieurs histoires (très mal) enchaînées les unes aux autres, qui rapportent toutes des cas étranges de métamorphoses à l'époque des dieux grecs. Ovide nous fait voyager partout en Grèce pour retrouver les biens connus (et bien aimés) Zeus, Héra, Perséphone, Hercule, Narcisse, mais aussi des moins connus qui après leur mort, ont donné leur nom à l'oiseau ou à l'arbre en lequel ils ont été métamorphosés. J'aime la mythologique, quelle qu'elle soit, et ces histoires de métamorphoses m'ont enchantées : j'ai pris plaisir à lire les quinze livres (selon le découpage d'Ovide) écrits par son auteur.



Lectures : Janvier 2013.

★ ★ / 5.
Merveilleuse plante, William Goyen. J'ai beaucoup de mal à définir ce livre fantastique. Tony Sepulveda est neurasthénique, il se renferme dans son appartement lorsque, de la plante qu'un de ses amis lui a offert, apparaissent de mystérieux petits personnages. Ils vivent en réalité dans la plante, avec d'autres de leurs connaissances. Toutes ces petites bestioles parlent, s'agitent, s'amusent ensemble dans l'espoir de redonner le sourire à Tony. L'histoire se termine sur le thème du renouvellement des saisons : ce qui meurt ne reste pas éternellement mort, cela renait après, comme cette fameuse plante.

★ ★ / 5.
La porte de l'eau, Rosetta Loy. L'histoire raconte l'amour inconditionnel d'une petite fille à sa gouvernante Anne-Marie. Cette dernière ignore délibérément les marques d'affection de la petite qu'elle garde, et cela -lorsque la petite grandit- devient matière à écrire un livre. Très court, il relate un amour platonique et à sens unique. Certains passages sont très beaux, très lyriques, on se sent peiné pour l'enfant. Le livre a exactement la bonne taille : s'il avait été plus long, j'aurais fini par m'ennuyer.


Lectures : Février 2013.

★ ★ ★ / 5.
Limonov, Emmanuel Carrère. J'ai commencé à lire Limonov comme un roman de fiction, et quand mon père m'a expliqué qu'il s'agissait d'une personne réelle, et que je lisais donc une biographie, ça m'a fait un choc. Je me suis sentie obligée de relire les premières pages. Comme quoi, que des évènements se soient vraiment produits ou non, change complètement le regard du lecteur lambda dessus. Je ne lis que peu de biographies, et encore moins d'autobiographies (pour le côté mégalo). Cependant, ce livre m'a plus : d'une, l'auteur écrit très bien, il est très clair, même lorsqu'il donne des explications sur une période historique assez trouble (la chute de l'URSS); ensuite, tout du moins dans la première partie du livre, Limonov peut facilement être identifié à un aventurier : il voyage, il vit des expériences intéressantes, et surtout Carrère fait bien ressortir son côté charismatique. Mon intérêt s'est envolé à partir du moment où il s'est mis à la politique, et plus encore devant la description de son voyage mystique sur l'Altaï, qui lui donne envie de se convertir à une certaine forme de bouddhisme. Lire ces passages ont été instructifs, mais pas autant passionnants que l'histoire de ce "prolo" qui découvre différentes strates de la société russe, américaine et française, et qui montre que même lorsqu'on se décourage parfois, il y a toujours la possibilité de rebondir (même si le personnage en lui-même n'est guère recommandable : c'est un dissident politique, et on a l'impression qu'il a toujours besoin d'être en colère contre quelque chose pour continuer à avancer; il est fasciste et regrette la mort de Staline et du communisme russe -goulags y compris). C'est un livre assez gros, et j'ai mis près de six semaines à le terminer avant d'apprendre que Carrère avait reçu le prix Renaudot pour son roman.

★ ★ ★ / 5.
Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. En 1946, à la fin de la seconde guerre mondiale, Juliet commence une correspondance avec les membres d'un cercle littéraire habitant sur l'île de Guernesey. Les personnages sont tous attachants, drôles, tendres. On rêve de trouver, comme l'héroïne de l'histoire, un endroit magnifique où adopter des nouveaux amis comme s'ils étaient les membres les plus importants de sa famille. Certains passages font sourire. Deux seulement m'ont vraiment fait rire : la femme qui a enterré sa théière en argent avant l'arrivée des allemands sur l'île afin qu'ils ne la lui volent pas, et qui creuse continuellement des trous afin de la retrouver (elle ne se souvient plus du tout où elle l'a cachée!) ; et les instructions données dans le livre de recettes de cuisine qu'un des habitants de Guernesey lui prête : "Rajoutez deux œufs. Avant de les rajouter, cassez-les." Tout simplement excellent. Une petite perle de tendresse.

/ 5.
La vie est une blague, Stephen Dixon. Contrairement au titre du recueil de ses nouvelles, la vie n'est pas une blague, et encore moins les écrits de Dixon. Je ne sais pas très bien ce qu'il a essayé de faire en écrivant ses nouvelles, mais aucune ne m'a parue intéressante. On dirait que tous ses personnages sont névrosés, qu'ils ont besoin de déverser, de vomir leurs mots, jusqu'à ce que ces mots ne veuillent strictement plus rien dire. Les histoires ne veulent rien dire non plus, si bien que le lecteur s'y perd facilement et trouve rapidement long ses textes d'à peine une dizaine de pages !

/ 5.
Un an, Jean Echenoz. L'histoire raconte un passage de la vie d'une jeune femme dénommée Victoire. Elle se réveille un beau matin à côté du corps de Félix. Sans souvenirs sur les évènements de la veille, elle préfère s'enfuir dans le sud. On suit sa déchéance : elle vit au début dans une maison au bord de la mer mais, après qu'on lui ait volé son argent, elle finit par devenir un vagabond. Et au moment où elle se décide finalement à rentrer chez elle après tout son périple, elle se rend compte que Félix n'est en fait pas du tout mort (il s'agit en réalité d'une autre de ses connaissances). Ce récit est assez troublant, et peu passionnant : je n'ai continué à le lire que pour le finir, parce que je déteste ne pas conclure mes lectures, et aussi parce que les villes dans lesquelles Victoire s'arrête me sont connues.

★ ★ / 5.
Le feu follet, Willem Elsschot. Une histoire assez sympathique, très courte, peu prise de tête sur la recherche d'une femme aimée. Qu'ils ne trouveront jamais. Cette histoire parle aussi de la construction d'une amitié entre deux hommes qui n'ont rien de commun -un arabe et un belge- : ni la même culture, ni la même religion, ni la même manière de penser. Frans Laarmans se met alors à leur disposition afin de les aider à la retrouver, si bien qu'on peut se demander si Maria Van Dam, la jeune femme introuvable, ne serait pas juste l'image de nos désirs d'une vie romanesque et pleine de sens. Car si Frans n'avait pas aidé les afghans, il serait déjà de retour au calme chez lui, dans son petit train-train quotidien.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 22 Sep - 15:35


Lectures : Mars 2013.

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Lectures : Avril 2013.

★ ★ / 5.
Théâtre III, Sacha Guitry (composé de : Nono ; Chez les Zoaques ; Faisons un rêve ; Madame Bergeret). Pièces de théâtre que j'ai eu la curiosité de lire après avoir entendu plusieurs fois parler de son auteur. Quelques phrases bien senties, mais pas mon genre de lecture préféré. Je considère comme une bonne chose d'avoir pris le temps de lire ses oeuvres, mais sans plus.

★ ★ / 5.
Théâtre I, Sacha Guitry (composé de : Mon père avait raison ; La prise de Berg-op-Zoom ; Une paire de gifles ; Une lettre bien tapée). Une curiosité qui a vite été apaisée : les textes de Guitry sont assez agréabls à lire, mais pas au point de chercher à lire d'autres de ses pièces de théâtre après ce deuxième volume finalement assez décevant. Bon à connaître pour ma culture personnelle, mais sans plus.

★ ★ ★ / 5.
Le parapluie de l'escouade, Alphonse Allais. Beaucoup de petites histoires sans rapport les unes avec les autres. Des jeux de mots, des situations bon enfant, une touche de légerté agréable. J'ai écouté le début en livre audio, et ai terminé les dix dernières nouvelles par moi-même. Les tournures de phrase me font sourire, Alphonse Allais est un auteur que j'apprécie beaucoup pour son style d'écriture, et sa manière de repenser des choses que nous avons parfois trop tendance à considérer comme évidentes (sur un ton malicieux il propose de comparer la société du 19ème siècle à une échelle, où chaque statut social serait représenté par un barreau, puis d'organiser une gigantesque tombola afin que les français jouent d'année en année leur place sur les barreaux de cette échelle). Il aborde des sujets sérieux de manière légère, comme s'il s'agissait de banales petites anecdotes. Son style est vivant, oral, et la chute est souvent comique tant on ne s'y attend pas.


Lectures : Mai 2013.

/ 5.
Le cercle intérieur, Mari Jungstedt Il s'agit d'un roman policier suédois qui parle de la décapitation de plusieurs têtes de chevaux, et de la mort d'une étudiante en architecture. La narration suit l'enquête de l'inspecteur et de ses subordonnés, mais il y a peu de suspects, peu d'indices. On a l'impression que l'enquêteur attend qu'il se passe quelque chose de nouveau, parce que toutes les pistes qu'il suit ne le mènent à rien. Il a bien une idée vers la fin du livre, concernant la religion, mais on a plus l'impression qu'il l'a parce que la fin du livre approche et qu'il faut boucler l'histoire, que par un véritable trait de génie. Les personnages sont peu fouillés, tout comme la psychologie des meurtriers (une psychologue réputée dit seulement qu'ils ont du avoir des problèmes familiaux -or elle est réputée, on s'attendrait donc à mieux au niveau de ses analyses). La fin de l'intrigue est résolue par un véritable hasard (l'enquêteur veut aller jeter un coup d'œil à un endroit, où comme par hasard se regroupent précisément les meurtriers). Bref, peu de suspens, peu de logique, peu d'intérêt.

★ ★ ★ / 5.
L’Hypnotisme et les Religions ou la fin du merveilleux, X. X. Livre très intéressant proposant une théorie rationnelle des miracles religieux. L'auteur considère Jésus, et tous les prophètes en général, comme de simples hommes -ayant souffert de léthargie/catatonie sur la croix (d'où sa pseudo-résurrection), dans le cas de Jésus. Il reprend le texte de la Bible, compare ceux des Apôtes, pour aller dans ce sens. Lacoste croit ainsi que Jesus comprenait inconsciemment les maladies neurologiques, telles que paralysie, et que c'était pour cela qu'il pouvait les soigner grâce à l'hypnose et à la suggestion mentale que lui procuraient son statut divin aux yeux des autres. L'auteur est du 19ème siècle, soit un siècle après le siècle des Lumières, et met en avant le côté scientifique de ses démonstrations. Par exemple, il cite Charcot. Il nomme de nombreux exemples de maladies liées au cerveau, signe que les hommes de son époque connaissaient déjà l'impact du cerveau sur les nerfs, tout comme ils savaient que les émotions jouent sur le corps/physique, par le biais du cerveau : aussi appellées les maladies physiologiques. L'auteur montre néanmoins ses limites : "Mais la science est incapable de dire exactement quelles maladies échappent ou n’échappent pas à l’influence du cerveau", et n'hésite pas à remettre en question les avancées scientifiques de son époque, puisqu'il pense qu'il est possible d'aller encore plus loin, et que les siècles suivants seront sans doute capables, grâce aux avancées scientifiques, de répondre à de nombreuses questions encore insolubles à son époque. Pour finir, il est intéressant de voir qu'il compare les phénomènes miraculeux attribués à Lourdes, aux pays d'Orient et d'Indes, bien qu'il ne précise pas s'il s'y est déjà rendu ou non. Les explications sont simples, les parties bien délimitées : on y décelle un esprit rigoureux, notamment par le besoin d'appuyer ses théories d'exemples précis (voir l'Appendice où il reproche justement aux personnes sensées leur manque de preuves et de rigueur).

Citations:
 

★ ★ ★ ★ / 5.
Les mille et une nuits, Auteur inconnu, traduction d'Antoine Galland. Histoires passionnantes, autant dans le fond que dans la forme. Pour sauver sa vie ainsi que celle de toutes les autres filles du royaume destinées à épouser le sultan Shahryar et à périr le lendemain de leur nuit de noces (moyen infaillible pour éviter qu'elles ne trompent leur époux sacré), la fille du grand visir (la célèbre Sheherazade), secondée par sa soeur la fidèle Dinarzade, raconte une partie d'une histoire à son époux, dans l'espoir qu'il lui laissera la vie sauve pour pouvoir lui raconter la suite le lendemain. Le titre de l'oeuvre tire son nom du fait que ce n'est qu'au bout de deux ans et neuf mois, et trois accouchements, que le sultan décide de laisser indéfiniment la vie sauve à la sultane Sheherazade. Les contes ont tous un rapport avec les hommes au pouvoir, et peuvent même être raccordés dans le contexte, aux commandements musulmans. Les contes sont aussi bien fantastiques que réalistes (dans une certaine mesure : génies de la lampe, éfrits, djinns, bague de Salomon, etc.) et constituent un recueil d'histoires où se mêlent riches et pauvres, puissants et faibles, intelligents et idiots. Beaucoup d'histoires sont tournées vers des aventures amoureuses, qui permettent ainsi de savoir comment se déroulaient certaines parties de la vie quotidienne de l'époque où ont été écrits ces contes. Ces histoires enchâssées ont été tellement intéressantes que même à l'époque (milieu 17ème siècle) elles ont permis un nombre incroyable de reprises et de pastiches et de parodies. Signe qu'il s'agit d'un symbole possédant une incroyable puissance créatrice, d'où sont tirées les célèbres voyages de Sindbad le marin, d'Aladdin, et d'Ali Baba et les quarante voleurs, et quelques histoires du calife Haroun Alraschid(accompagné de son grand visir Giafar et de son esclave l'eunuque Mesrour.

★ ★ ★ / 5.
À se tordre, Alphonse Allais. Petites histoires toujours aussi amusantes et succulentes que dans ses précédents livres. Un véritable plaisir de découvrir la chute, ou tout simplement de se laisser porter par l'oralité du style d'Alphonse Allais. Un pur régal, quoi que certaines références à son époque demeurent plutôt obscures.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 22 Sep - 15:55


Lectures : Juin 2013.

★ ★ / 5.
L’Esprit de corps - Remarques sociologiques, Georges Palante. Revue philosophique de la France et de l'étranger, n°48, Août 1899. Pas d'avis, ni bon ni mauvais, sur la question pour la simple et bonne raison que je ne connais pas cette période historique suffisamment bien pour en juger. Cependant il me semble que les observations sociologiques de Palante semblent assez légères et superficielles, pour que même si l'esprit de corps n'est plus un concept contemporain (ou bien porte un autre nom, une autre forme) ses remarques ne semblent pas vraiment fondées ou vraiment pertinentes.



Lectures : Juillet 2013.

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Lectures : Août 2013.


★ ★ ★ / 5.
Les aventures de Télémaque, Fénelon. Télémaque, fils d'Ulysse, est à la recherche de son père. Il est accompagné d'Athéna, la déesse de la sagesse, cachée sous les traits de Mentor. Avec elle, il vivra des aventures dont le seul but est de le transformer en bon futur roi. Au début du roman, lorsque Télémaque raconte ses premières aventures à Calypso, Mentor lui fait de nombreux reproches. Ces reproches s'effacent peu à peu à la fin de l'histoire, car les aventures qu'a eues Télémaque l'ont grandi de manière royale. D'un autre côté, il est sous la protection des dieux. Ce livre présente une vision idyllique de la royauté et du peuple sous le commandement de ce roi. Lorsqu'Athéna s'occupe de remettre en ordre une ville, elle en chasse tous les ornements vains, elle organise les castes en groupe qu'on repère grâce à la couleur de leur vêtement, et les citoyens de ce pays ont chacun une part de la terre (donc de ce qui est véritablement important) en fonction de leur nombre et non pas de leur pouvoir. Ce livre repose donc sur de bons sentiments tout pleins, et on a envie de s'y laisser porter, malgré le fait qu'une petite voix dans sa tête nous dise : "Mais si c'était vraiment aussi simple, pourquoi y a-t-il encore des guerres et de la pauvreté ? Il suffirait de lire Les aventures de Télémaque et de suivre les conseils qui y sont donnés à l'intérieur, et tout serait parfait dans le meilleur des mondes !" D'autant plus que, si au début, Télémaque est imparfaitement humain, à la fin il est même capable de faire perdre la parole à Nestor (qui, quand même, est légendaire pour ses capacités oratoires). Bref, la fin est désolante, j'ai du mal à supporter cette manière de faire des héros des Mary Sue/Gary Stu, et ce livre n'en fait pas exception. Néanmoins, le style est fluide et agréable à lire.

★ ★ / 5.
La migration des symboles, Goblet d'Alviella. Revue des deux mondes. Ce texte ne m'a pas laissé de souvenir particulier, ni bon ni mauvais, il me semble pourtant y avoir lu des faits assez évidents et, en cela même, intéressants. Peut-être utile de le survoler une prochaine fois, d'autant plus qu'il n'a pas été écrit de manière scientifique. Je crois me souvenir que l'un des grands points du traité consistait à expliquer que les symboles, s'ils ne veulent pas toujours dire la même chose, viennent de bien plus loin que ce qu'on pourrait croire, et qu'en découvrant de nouvelles civilisations plus anciennes, et en s'intéressant aux migrations de ces peuples, on peut comprendre plus facilement comment des peuples qui n'ont à priori rien à voir les uns avec les autres ont malgré tout le même genre de symboles. Le fait est que ce n'est pas parce que nous n'avons pas d'explication que ça veut forcément dire qu'ils ont été inventés par le peuple qui les utilise; en réalité, il faut remonter à bien plus loin, tout du moins en ce qui concerne les symboles plus élaborés (Goblet d'Alviella part du principe que tous les peuples ont des symboles "basiques", pour représenter le cosmos et les choses qui les entourent directement, bref qui font parti de leur environnement immédiat). Les symboles ont beau ne ressembler qu'à des dessins d'enfants, ils ont une histoire, et c'est cette histoire qui est intéressante, car l'article donne quelques exemples (sortis de ma mémoire). A remettre en perspective néanmoins, car l'article date du 19ème siècle.

★ ★ / 5.
La stylistique, Georges Molinié. Un petit livre bourré d'informations autant utiles qu'inutiles. Je l'avais acheté pour ma 2ème année de licence, puisque nous avions Molinié en professeur et que ce livre était l'un de ceux qu'il nous recommandait. En réalité, il est nécessaire de lire ce livre d'introduction à la stylistique d'un bout à l'autre pour enfin pouvoir faire la différence entre ce qui est intéressant de ce qui ne l'est pas. Je ne pense pas le revendre un jour, par conséquent j'ai stabiloté les éléments essentiels, qui s'avèrent être des faits de vérité générale. Dans la 3ème grande partie se trouvent des noms de figures de style (des tropes), ainsi que des macro et microfigures. Tout cela, en plus des grands principes à retenir par rapport aux différents genres d'un texte et les éléments qui y sont raccrochés (ex : une pièce de théâtre peut comporter des didascalies) en font un livre à relire de temps en temps (uniquement les passages surlignés en jaune fluo) afin de se rappeler des caractéristiques littéraires (ex : pourquoi un roman ne peut pas être un poème, et vice-versa) nécessaires. Ca peut donner des idées, puisqu'il s'agit dans ces parties-là de faits avérés par les littéraires.

★ ★ ★ / 5.
Contes traditionnels de Bretagne, Evelyne Brissou-Pellen. Ce livre est un recueil d'histoires, généralement courtes, en provenance de Bretagne. Ces histoires, légendes et fables, sont très bien contées, de manière claire et sans s'embarrasser de détails superflus. De plus, rarement mais toujours à bon escient, des annotations de fin de page sont rajoutées (cf: Les petites coudées). Des illustrations complètent le tout, permettant de rentrer dans une région de la France peuplée de créatures fantastiques et incroyablement intéressantes, qu'il s'agisse des Korrigans, des Korils, ou des Morgans. Mon histoire préférée est Le voyage à Paris, qui dépeint la naïveté des habitants du point de vue de leurs voisins de Dinan. On entre alors dans certains aspects de la vie de tous les jours. Ce livre est particulièrement enrichissant, bien qu'il survole les histoires (des informations supplémentaires n'auraient pas été de refus!). A relire lorsqu'on veut garder l'esprit léger.

★ ★ / 5.
Légendes basques, Jean Barbier. Ce livre est un recueil d'histoires récoltées sur le territoire basque. Le livre se compose de trois parties distinctes : les créatures fantastiques de la région, les aventures de Jésus et de St Pierre se promenant, et les légendes mystérieuses qui ne comportent ni créatures fantastiques, ni côté religieux. Ce découpage permet à l'auteur (qui, en réalité, a collecté les histoires avant de les poser sur le papier à sa manière, avec ses mots) de rajouter des annexes en fin de partie, afin d'aller au-delà de l'histoire elle-même. Jean Barbier, qui connait son sujet, donne des explications ou des comparaisons dans ses annotations de fin de partie, souvent très intéressantes (et parfois même plus que les histoires qu'il transmet). Les légendes en elle-même m'intéressent peu, en tout cas bien moins que celles concernant la Bretagne, sans doute à cause du mysticisme chrétien qui les environne presque tout le temps.

★ ★ / 5.
Tableau analytique du cocuage, Charles Fourier. Petits tableaux très sympathiques et amusants à lire sur les différentes façons de se faire cocufier. Sympathique car les tableaux sont très courts, donc même s'il y en a beaucoup (76 types différents en tout), il est tout à fait possible de le lire en plusieurs fois. L'auteur est un homme, et il note de manière logique et rationnelle une situation qui n'est pas toujours très plaisante pour le sexe masculin. A lire au second degré, sans prise de tête aucune.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Ven 27 Sep - 12:04


Lectures : Septembre 2013.

★ ★ / 5.
Les clés du désert, Louise-Noëlle Lavolle. Livre pour pré-adolescents. Dans un coin désertique de l'Irak, entre le Tigre et l'Euphrate, à côté d'un derrick abaondonné, Nancy et Ronald, les enfants d'un prospecteur de pétrole, ramassent une pierre gravée de signes mystérieux. Grâce à celle-ci ils découvent la tombe et la vie fabuleuse de Ninâ, petite chanteuse du pays Sumer.

★ ★ / 5.
Les cahiers de Baptistin Etienne, Bertrand Solet. Livre pour pré-adolescents, mettant en avant les valeurs de bravoure, de travail, d'optimisme, etc. Baptistin vit à Marseille au début du siècle. Dès l'âge de six ans, le garçon gagne un peu d'argent en faisant des courses mais sa tirelire est souvent donnée à sa famille. Un jour, le père tombe malade et meurt à l'hôpital. La mère
connaîtra bientôt le même sort et les enfants iront à l'Assistance. Baptistin travaillera ensuite dans une ferme. Quand la guerre éclate, il part au front avec la photo de Juliette, sa jolie cousine qui est devenue sa fiancée.


★ ★ / 5.
L'espoir de la "Combe folle", Huguette Pirotte. Livre pour pré-adolescents. Anne aime sa montagne, son village, mais passionnée de ski, elle espère pouvoir un jour participer à la grande aventure des skieurs de haute compétition et suivre leur fascinant “ cirque blanc ”. 5. 4. 3. 2. 1. Go... c'est au bout d'une longue série de schuss, de bosses, de portes, de chutes de joies et de peines que la jeune fille pourra peut-être réaliser son rêve.



Lectures : Octobre 2013.

★ ★ / 5.
Les perles de Cléopâtre, Louise-Noëlle Lavolle. Livre pour pré-adolescents. Cléopâtre, reine d'Egypte avec son frère Ptolémée XIV, rencontre César et décide d'évincer son frère du trône pour que seul Césarion (l'enfant qu'elle eut avec César) puisse régner par la suite sur son royaume. Nerros, esclave de César, après la mort de Ptolémée XIV, se charge de protéger Ptolémée l'Enfant (le XVième) des complots ourdis par sa sœur.

★ ★ / 5.
Les étoiles ensevelies, Pierre Pelot. Livre pré-adolescent. Antonio marche dans la nuit, dans le froid, vers l'Espagne, vers son passé, vers l'avenir. Ludo, lui, dans son rêve d'enfant, cherche un âne, cherche une vie. Ensemble, ils suivront un moment le même chemin. Livre très poétique, notamment la partie sur les étoiles : les étoiles correspondent en réalité à des vœux. Si on les trouve par terre lorsqu'elles sont tombées du ciel, cela signifie que notre vœu est réalisé. Livre mignon tout plein.

/ 5.
La conspiration des parasols, Nicole Vidal. Possesseur d'un redoutable secret qui peut faire de lui un prince japonais, Moutsouko sert de bien curieux maîtres. Une conspiration contre la dynastie régnante cherche à l'utiliser. Menacé, abusé, il saura déjouer les ruses des grands seigneurs féodaux japonais du XVIIe. Le livre présente une partie du Japon au 16ème siècle. Il permet de se plonger dans un univers étrange et différent de celui de tous les jours, de s'imprégner d'une nouvelle culture. Le début de l'histoire est bien trop manichéen : les personnages au cœur noble n'ont pas une once de malice en eux, et vice-versa, excepté pour Kochi, et sa clique de brigands. Le moine m'a bien fait sourire, avec sa philosophie qui change toutes les deux secondes. Cependant, la fin montre qu'il ne faut pas juger uniquement par les apparences, et que les hommes peuvent évoluer, ce qui me semble être une assez bonne leçon de vie à apprendre pour ceux qui n'ont pas autant de sagesse que le poète du riz.

/ 5.
Adieu, mes quinze ans..., Claude Campagne. Je pensais lire un livre de pré-adolescent, comme tous les autres livres précédents. En effet, la narratrice a seize ans. Et cependant, le thème abordé (un amour naissant, la recherche de son identité) n'est pas du tout traité de manière légère. Les événements ne semblent jamais simples, mais toujours traités de manière humble avec une grande finesse, ainsi qu'un vocabulaire particulièrement riche. Bien loin des romans adolescents d'aujourd'hui.

★ ★ / 5.
Les enfants de la brume, Claude Campagne. La suite du précédent. Il se concentre plus particulièrement sur le retour de Yann de Norvège, et sur sa relation avec Fanny. On connait la fin, on l'espère, mais ces deux personnages sont si tordus, si réservés qu'on finit par se poser des questions. L'intrigue secondaire avec le frère de Godeleine semble assez superflue, on sent bien qu'elle n'a été placée là uniquement pour créer un rebondissement, pour que les deux personnages principaux ne se retrouvent pas aussi facilement. Cependant elle n'est pas trop mal abordée, et ne prend pas suffisamment de place pour devenir trop pesante au lecteur. Les valeurs portées par le livre (fille : maîtresse de maison, qui s'occupe de la cuisine et du ménage; puis, quand elle est femme : garde ses fonctions de fille, et devient maîtresse d'école, qui est un métier spécifiquement féminin à l'époque -en 1971). Une remarque de Yann laisse supposer que Fanny n'aura pas d'autre choix que de tomber enceinte lorsqu'elle sera mariée, et que de toutes façons elle n'a pas d'autre choix que de se marier. Bref, des valeurs aujourd'hui archaïques.



Lectures : Novembre 2013.

★ ★ ★ / 5.
La glace noire, Michael Connelly. Nous suivons ici l'enquête policière du détective Harry Bosch. L'histoire est sympathique à lire, pas prise de tête, et nous permet d'en apprendre un peu plus sur le personnage principal de Connelly, à travers plusieurs flash back (il s'agit seulement de son second polar concernant ce personnage) et sa manière d'agir. L'enquête ayant été bouclée cinquante pages avant la fin, je me doutais cependant qu'il y allait avoir un retournement de situation de dernière minute. Je n'y ai pas vraiment réfléchi, mais je m'en doutais. Par conséquent je n'ai pas pu être entièrement surprise (et prise dans l'histoire) lorsque celui-ci s'est produit. De plus, l'idée de laisser le corps pourrir, dans le château, me laisse un peu sceptique.

★ ★ / 5.
La petite Roque - et autres contes noirs, Guy de Maupassant. (recueil de nouvelles composé de : La petite Roque ; Misti ; Fou ? ; Berthe ; Suicides ; La nuit ; Rosalie Prudent.) Autant j'aime le style de Maupassant, autant aucune de ces histoires ne m'a particulièrement accroché, excepté peut-être le tout début de la première (la fin se termine en eau de boudin). J'aime l'idée qu'il se soit appuyé sur les clichés de son époque pour les démonter : quand la petite Roque se fait violer, puis assassiner, tout le monde est convaincu que son meurtrier n'est autre qu'un vagabond, et tout le monde trouve risible l'idée que cet acte barbare ait pu être commis par un connétable ou par quelqu'un du village où ils habitent tous (l'idée qu'il puisse y avoir un meurtrier dans leur petite communauté où tout le monde se connaît ne leur vient même pas en tête et) leur semble risible. Et pourtant, c'est une réalité bien connue de nos jours que ce n'est pas parce qu'on croit bien connaître quelqu'un qu'il n'a aucun secret. La lettre de suicide m'a peu marquée, mais me semble juste d'un point de vue sociologique : un suicide peut, tout comme il peut ne pas être une réponse à un changement brutal. Les causes peuvent être aussi diverses que variées; cependant, Maupassant a choisi ici encore d'aller à rebrousse-poil en choisissant une logique allant à l'encontre de la vision de ses contemporains.

★ ★ ★ / 5.
Évelina, Fanny Burney. Une jeune fille de seize ans rejetée par son père (sa mère est morte) et pourvue de toutes les grâces et qualités possibles et inimaginables se retrouve confrontée pour la première fois à la société de son époque. Ses premiers pas dans le monde sont hésitants, et la toute première partie du roman est touchante de naïveté et d'innocence. Evelina ne cesse de se tromper et de se montrer à son désavantage malgré toute sa bonne volonté. La seconde partie du roman pourrait cependant être qualifiée de "nunuche" car en à peine un an Evelina se montre capable de ne plus se tromper par rapport aux règles de société à suivre ou à éviter; l'homme qu'elle admire le plus depuis leur toute première rencontre, et qui la considérait comme sotte, se rend finalement compte de toutes ses qualités et veut l'épouser peu importe sa naissance obscure; elle ne connait aucun des usages en société et pourtant elle se montre capable de dresser des portraits caricaturaux et fort peu nuancés de ses rencontres; sa situation familiale défavorable résultait en réalité d'une méprise (on a fait croire à son père qu'il élevait sa fille, alors que ce n'était pas le cas : c'était celle de la toute première nourrice d'Evelina), par conséquent elle qui croyait que son père ne l'aimait pas se trouve démentie : il s'est simplement fait duper par une "méchante" et croyait pendant tout ce temps s'occuper de sa véritable fille légitime. Le fait même que, lorsqu'Evelina se trouve confrontée à une forte émotion, elle tombe dans les pommes, me semble risible, puisque ne correspondant absolument pas à notre société contemporaine. Néanmoins, excepté ces quelques petits détails, le style est très recherché (il s'agit de lettres de la haute société) et il est également intéressant de constater que Jane Austen a repris trente ans plus tard les mêmes thèmes que ceux abordés par Fanny Burney. De fait, ce roman sentimental épistolaire comprend des aspects faisant appel à la « sensibilité » ainsi qu'à un romantisme précoce ; la satire de la société qu'il dresse en fait un précurseur important des œuvres ultérieures de Jane Austen, dont les romans explorent de nombreux aspects très similaires. On se doute que tout finira bien pour le personnage principal, et malgré le côté un peu trop meringué, il est plaisant de suivre son évolution -jusqu'à son mariage et la conclusion de la lettre LXXXIV (lettre 84). A noter que mylord Orville, qui a toujours eu en tous points un comportement exemplaire, ne peut s'empêcher de faillir lorsqu'il comprend qu'Evelina partage ses sentiments, et qu'il lui propose alors une offre folle : celle de s'écrire, ou de l'accompagner. Heureusement que cette fille, qui ne faisait que des bêtises avant, à peine dégrossie de sa campagne retirée, a un éclair de génie en comprenant d'instinct que les convenances ne seraient alors pas respectées ! Il y a là, il me semble, un petit côté Mary-Sue avant l'heure.

★ ★ ★ / 5.
Cecilia, Fanny Burney. Un très long roman, qui commence par l'entrée dans le monde d'une jeune fille de bonne famille, Cecilia (ou Cécile, dans la traduction française) et qui se termine en véritable roman à l'eau de rose légèrement écœurant. Pourtant, le début nous présentait une jeune fille d'aspect posé, qui au final se transforme en véritable folle furieuse (elle en vient à tomber malade parce que son époux aurait éventuellement pu croire qu'elle le trompait avec un autre). Bref, aujourd'hui, ce genre de situation paraît particulièrement absurde : on ne perd pas la raison, on ne se met pas à déambuler dans la rue pendant des heures quitte à se rendre malade, pour une chose pareille ! Certains chapitres présentent trop de sacrifices : Cecilia croit que son premier tuteur va se tuer par manque d'argent, et elle se ruine presque à vouloir essayer de le sauver, alors qu'il ne s'agissait en réalité que d'une belle entourloupe ; la mère de Mortimer Delville vient lui demander d'avoir une entrevue avec son fils pour lui expliquer elle-même qu'elle ne veut plus se marier avec lui, malgré le fait qu'elle n'aspire qu'à cela (simplement parce que la famille Delville a trop d'honneur pour accepter de changer leur nom de famille pour celui de Cécile). L'introduction est intéressante, dans le sens où elle est écrite du point de vue des éditeurs français, qui critiquent le style de la romancière anglaise (ils expliquent que lors de la traduction ils ont adapté l'histoire à la "mode" française, et ont coupé certains passages jugés inintéressants pour l'époque pour ne pas ennuyer le lecteur français susceptible d'acheter et de lire ce livre). Les personnages principaux sont bien trop transis et amoureux, et tout semble trop conspirer continuellement contre leur bonheur éternel, pour que dès le milieu de l'histoire on commence un peu à ne plus être capable de s'y identifier : ils finissent par être bien trop démesurés (hubris ? hybris ?) dans leur manière d'être pour que cette dernière continue à sembler aussi réaliste qu'au début. Les caractères des trois tuteurs sont stéréotypés : il y a d'abord le prodigue, l’avare et l’orgueilleux. À noter également que le roman est connu pour avoir donné son titre au roman de Jane Austen : « Toute cette malheureuse affaire, dit le docteur, a été occasionnée par la vanité et des préjugés bien ridicules. — "The whole of this unfortunate business," said Dr Lyster, "has been the result of PRIDE and PREJUDICE.… » De fait, on retrouve plusieurs scènes, comme la demande en mariage rejetée par Cécile, et comme la présence de la matriarche de la famille qui vient lui demander des comptes (bien qu'ici Mme Augusta Delville soit décrite d'une manière bien plus plaisante que Catherine DeBourg -quoi que tout autant insistante).


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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Lun 23 Déc - 17:45


Lectures : Décembre 2013.

★ ★ / 5.
Le château à Toto, Jacques Offenbach. Il s'agit apparemment, en réalité, d'un opéra-bouffe, donc de quelque chose de vivant, de chanté, je joué sur scène. Si j'ai bien tout compris, je n'ai fait que lire le livret, la transcription écrite correspondant à cet opéra-bouffe. Après cette lecture, j'ai donc l'impression de n'avoir eu en ma possession qu'une moitié de l'œuvre. Le texte est néanmoins parlant (la preuve en est que j'ai très bien compris l'histoire uniquement avec la transcription écrite : il s'agit d'une histoire d'amour entre Toto et la fille du baron voisin. Toto est ruiné par une vie dispendieuse, et est obligé de vendre son château. Son voisin, pire ennemi, arrive avec sa fille Jeanne dans le but de l'acheter. Mais la fille du baron est éperdument amoureuse de Toto et va faire en sorte de lui permettre de garder son héritage. Tout se finit bien, car il n'y avait en réalité par vraiment d'obstacle. C'est donc un livret plaisant (il fait passer agréablement le temps, sans prise de tête), mais sans plus, car incomplet.

/ 5.
Billy Straight, Jonathan Kellerman. Un enfant de douze ans est témoin d'un meurtre. Lorsque la police, pour le rechercher, met son portrait robot dans le journal national, il devient la proie principale du meurtrier. L'histoire est mal fagotée : le meurtrier tue, mais on ne sait clairement pas pourquoi, le livre n'essaye pas de nous donner d'indices, de clés pour comprendre sa manière de penser. L'auteur préfère se concentrer sur son personnage principal, Petra, dont il livre l'histoire personnelle de manière complètement inutile et aléatoire; les passages de la vie au grand air de Billy sont ridiculement insérés (quel intérêt d'alterner un chapitre sur deux le narrateur, si celui-ci n'a rien à dire ?!) et la fin semble tirée d'un conte de fée. Je déteste les deus ex machina : d'une part parce que Petra arrive à arrêter le meurtrier PILE POIL au moment où ce dernier a retrouvé Billy, pour le sauver; d'autre part parce qu'on nous laisse présager un futur plus heureux pour le petit garçon misérable dont on a suivi l'existence durant 570 pages environ. Le livre est, au final, bien trop long pour son contenu; pour une histoire en elle-même fort peu intéressante. Le tout est bien trop lourd et bien trop indigeste pour qu'on y prenne un véritable plaisir, et qu'on ne considère pas l'achèvement de ce livre comme une corvée à remplir.

★ ★ ★ / 5.
Les Princesses d’Amour : courtisanes japonaises, Judith Gautier. Judith Gautier est la fille de Théophile Gautier, et aussi une romancière. L'histoire ici racontée concerne une belle prostituée qui, sans qu'on sache comment, a réussi à se garder virginale pour l'homme de sa vie. J'espérais que l'auteur mettrait plus l'accent sur l'éducation et le mode de vie de ces geishas du 20ème siècle, mais ce n'a pas été le cas : Judith Gautier s'est principalement intéressée à leurs mœurs (pour qui ou pour quoi une femme de mœurs légères peut-elle décider de mourir ?) Cela est flagrant dans les quatre histoires de suicides qu'elles se racontent entre amies. Ces histoires sont enchevêtrées à une banale histoire d'amour ; heureusement, le roman n'est pas très long, il se lit rapidement, et le lecteur n'a donc pas la possibilité de s'ennuyer : aucun passage n'est inutile (excepté, peut-être, le plus long concernant la Princesse Inconnue, car il entre dans une perspective que je ne maîtrise pas : la guerre de clans). Les nombreuses virgules mal placées ont entravé ma lecture à de nombreux moments, mais je ne sais s'il s'agit d'une erreur de la part du site ou si elles étaient dans le roman originel. Malgré le sinistre dernier titre, l'histoire se termine bien, quoi que d'une manière bien trop romancée. Ici aussi, on a l'impression que le destin de la Providence tombe du ciel : pile au moment où Oiseau-Fleur voulait se donner la mort, arrive l'ami de son amant pour la sauver et lui révéler sa véritable identité. Je peux donc parfaitement comprendre qu'à une époque où les occidentaux ne connaissaient que peu de choses sur leurs voisins de l'orient, ce livre leur ait paru intéressant : bien écrit, il retrace une histoire basée dans un monde encore fort inconnu d'eux, et donc emprunt d'un certain mystère attrayant.

★ ★ / 5.
La métamorphose, Franz Kafer. À vrai dire, en lisant le nom de l'auteur et du titre de son livre, j'ai cru qu'il s'agissait de La métamorphose de Franz Kafka, que je voulais lire depuis bien longtemps. Au final, je suis tombé sur un texte assez banal, inspiré de Kafka (la coïncidence du nom et de l'œuvre est loin de ne pas être fortuite !), que j'ai lu en écoutant grâce à un site proposant des extraits audio de livres. Il n'y a pas grand chose à y redire, à part qu'il s'agissait d'une simple nouvelle avec fort peu de consistance... Mais je pense peut-être cela car j'espérais tomber sur autre chose et que, de base, je me suis retrouvée un peu déçue ? Le fait est néanmoins que, dans l'œuvre originale, il est impossible à déterminer si la métamorphose a réellement eu lieu ou non; or, ici, le plaisir est gâché par la présence d'autres personnages, humains et animaux, qui empêchent au lecteur de se choisir sa propre interprétation. En cela, le texte est moins savoureux. D'autre part, s'il est facile de vouloir copier Kafka, il me semble difficile de réussir à l'égaler.
*lien littérature audio




Lectures : Janvier 2014.

★ ★ ★ / 5.
La reine des neiges, Hans Christian Andersen. Un beau conte de Noël, qui se finit heureusement bien. Il parle de la lutte du Bien contre le Mal. Bien que ce soit un des ses plus longs contes, Andersen l'a écrit en cinq jours. Un sorcier a fabriqué un miroir magique, dont les reflets sont déformés. Le miroir se casse et deux des morceaux ensorcelés se coincent dans l'œil et le cœur d'un garçon innocent, Kay, le rendant espiègle, jusqu'au jour où il disparaît. Son amie Gerda entreprend de le chercher, jusqu'au château de la Reine des neiges dans le Grand nord où il est retenu. Dans sa quête, elle rencontre de nombreux personnages, dont la petite fille têtue des brigands, quelques animaux qui parlent et une magicienne avec un jardin fantastique. La Reine des neiges est divisé en sept parties.

★ ★ ★ / 5.
Histoire d'un casse-noisette, Alexandre Dumas. Tous les ingrédients nécessaires à un succès auprès du jeune public sont réunis: des descriptions de maisons de poupées pour les petites filles et d'alignements de soldats de plomb pour les petits garçons; des rois et des reines tout aussi despotiques que bourgeois (la reine cuisine du boudin et de la purée de foie pour le roi); un héros chevaleresque et intrépide sur lequel s'acharne le sort; des parents tendres et incrédules; des souris qui parlent et se vengent; un énigmatique parrain qui prend parfois des allures de sorcier; une pure et douce jeune fille amoureuse d'un vilain casse-noisette; et bien entendu la fin heureuse et le mariage avec le héros devenu roi... Fin étrange cependant où des parents acceptent que leur petite fille de huit ans et demi se marie.



Lectures : Février 2014.

★ ★ / 5.
Le veuvage de Shéhérazade, Henri de Reignier. Pour avoir lu les contes des Mille et une nuits, j'ai pu constater deux erreurs majeures dans la réécriture de cette célèbre histoire. Tout d'abord, Shéhérazade n'est pas d'extraction pauvre, il s'agit de la fille du vizir, grand conseiller du roi. Ensuite, elle raconte ses histoires non pas à la nuit tombée, mais bel et bien juste avant que l'aurore ne se lève. Elle réveille donc le roi une à deux heures AVANT le début de sa journée, puisqu'il est ensuite obligé de se lever pour vaquer à ses occupations. Cela suppose une certaine logique. L'histoire montre bien l'emprise le pouvoir de l'emprise matérielle sur les êtres humains, encore plus les riches et les puissants. Et, au final, le titre de l'histoire n'est là que pour nous offrir une nouvelle perspective de l'héroïne tant et tant reprise par les auteurs suivant la publication des contes. Ici, Shéhérazade n'est plus conteuse, elle est toute puissante. C'est bien connu, les puissants s'ennuient facilement, elle décide donc d'entendre d'autres conteurs. Aucun, hélas, ne la satisfait -jusqu'à l'arrivé d'un conteur silencieux dont elle tombe éperdument amoureuse. Je ne sais pas si de Reignier a voulu faire entendre par là que l'amour est la plus belle des histoires; ou bien s'il a simplement voulu montrer qu'une femme qui règne a nécessairement besoin de faire de la place pour un homme, un mâle dominant, sans la présence duquel elle se sent vide et désemparée; ou bien s'il voulait simplement s'amuser à changer les rôles, pour ne serait-ce que quarante minutes, avant de revenir à la "normale". Pas d'avis tranché sur le style de l'histoire, l'oralité du texte m'a fortement intéressé (quoi qu'un peu perturbé, c'est un peu comme si je perdais pied dans l'eau : il faut se lâcher, se laisser aller)...
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Sam 8 Mar - 13:20


Lectures : Mars 2014.

★ ★ ★ / 5.
Cap Horn, Francisco Coloane. Recueil de nouvelles. Un dédale d'îlots à la dérive, au bout du bout du monde. Des maisons sur pilotis. Des carcasses de rafiots abandonnés sur la grève. Des rumeurs d'accordéon, dans un bar de Punta Arenas. Des vents sauvages qui griffent la croûte herbeuse de la fantomatique Patagonie. A perte de vue, des troupeaux qui cavalent vers l'infini. Plus loin encore, sculpté par la main du diable, le terrible cap Horn où s'écrasent les rêves des matelots. Avec un style sobre et limpide, ses histoires de la Terre de Feu sont agréables à découvrir. J'ai néanmoins une petite préférence pour la toute première nouvelle (où l'homme tue sa femme, Vent d'ouest je crois), pour Flamenco et pour celles, en général, qui ont été écrites à la première personne.

★ ★ / 5.
Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide, Tibor Fischer. Un recueil de nouvelles toutes plus plates les unes que les autres. L'auteur tente de rendre cocasse la situation de plusieurs trentenaires complètement paumés dans l'existence et qui ratent tout ce qu'ils entreprennent, sans réussir à m'entraîner dans le sillage de son humour mordant. Tibor Fischer est sans doute trop cynique pour moi. Ouvrir ce livre pour y découvrir la vie de personnes qui attirent la poisse est plus digne de pitié que de moquerie, selon mon humble avis. Ce n'est pas parce qu'on rajoute une pile de malchance sur une autre pile de malchance que les situations ont le mérite de devenir amusantes, si ce n'est drôles.



Lectures : Avril 2014.

★ ★ ★ ★ / 5.
Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim. Un livre pertinent et qui permet d'apprendre beaucoup de choses utiles sur ce que les contes de fées peuvent apporter à l'être humain (extraits enregistrés sous word - mais depuis perdus).




Lectures : Mai 2014.


/ 5.
Les Étrennes d’un vampire : manuscrit trouvé au cimetière du Père Lachaise, Anonyme. Un petit texte sans grand intérêt. Soit je n'ai pas compris son intérêt, soit il n'y en avait pas (la faute, sans doute à l'absence d'auteur déclaré, puisqu'on ne peut dans ce cas-là même pas essayer de deviner ses intentions).
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Lun 16 Juin - 18:15

Lectures : Juin 2014.

/ 5.
J'ai épousé un inconnu, Patricia MacDonald. Emma et David passent leur lune de miel dans une cabane en forêt. Emma, enceinte de deux mois, travaille dans un centre de soins psychiatriques. Depuis quelques mois, elle reçoit des lettres anonymes la pressant de ne pas se marier. Histoire peu intéressante, voire même un peu fade, utile uniquement pour faire passer le temps lors d'un trajet en train afin de ne pas se prendre du tout la tête. La conclusion n'est pas exceptionnelle et, malgré le rebondissement final, peu surprenante contrairement à ce qu'aurait pu laisser penser le commentaire de la quatrième de couverture.

★ ★ / 5.
Le suicide, Marie Bardet. Petit livre trouvé dans la catégorie "Sociologie" de la bibliothèque. Le livre date de 1996, et n'est donc pas à jour, mais l'auteur (journaliste) se contente de compiler des informations, des statistiques, sur le thème en question, sans chercher à trop entrer dans un domaine qu'elle ne maîtrise pas forcément. Le glossaire permet de suivre, par rapport aux termes techniques, pour une personne extérieure). A ne pas prendre au pied de la lettre, bien sûr, mais ce n'est pas comme si elle relevait des formes de traitement. Elle se contente d'émettre des faits récoltés à la fin du XXième siècle. Le livre est petit, se lit rapidement (à peine une 50aine de pages) et est structuré en différentes parties : définition, statistiques, clinique, soins, prévention, histoire, débat, approfondir. Il est donc en cela incomplet, mais permet malgré tout de former une introduction correcte sur un sujet encore aujourd'hui tabou, notamment en faisant une liste des idées reçues à ce propos.

★ ★ ★ / 5.
Le Jeu de l’amour et du hasard, Marivaux. J'ai beaucoup aimé cette petite pièce de théâtre, que j'ai lue en même temps que le film de Valérie Donzelli "Que d'amour !". Cette pièce de théâtre mêle humour, romance, comme nul autre que Marivaux pourrait le faire. Très jolie, très touchante : n'existe que dans les pièces de théâtre et dans les romances à l'eau de rose, mais rien n'empêche de rêver de temps en temps.


Lectures : Juillet 2014.

★ ★ ★ / 5.
Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Robert-Vincent Joule & Jean-Léon Beauvois.[/url] Utile et intéressant, livre qui présente des méthodes de manipulation 100% légales permettant d'obtenir des gens ce que l'on veut. Pire : faire en sorte de leur faire croire que cette envie vient d'eux, et non de nous.

/ 5.
Un baiser sous le soleil, Fiona Harper. Série Harlequin, collection Horizon. Une histoire d'amour banale et convenue entre un riche milliardaire et une jeune femme bien éduquée et faisant partie de la haute société, mais sans prétention. Leur apprivoisement, leurs idées préconçues : leur histoire d'amour.


Lectures : Août 2014.

★ ★ ★ / 5.
Vie et aventures de Nicolas Nickleby, Charles Dickens. Un jeune homme sans le sou, mais généreux et digne d'être aimé, accompagné de sa famille (une sœur et une mère) toute aussi bonnes que lui vivent des aventures dictées par le destin et les divers coups du sort. Il y a tout d'abord l'absence de protection paternelle (puisque mort), puis le manque d'argent, puis les intrigues toutes plus tortueuses les unes que les autres de leur oncle Ralph Nickleby. Mrs Nickleby est exceptionnelle, elle me fait penser un peu à Mrs Bennet - mais je crois qu'elle est pire que cette dernière ! Cela ne fait pas de mal d'avoir introduit un élément comique, quoi que bien malgré elle, étant donné que toutes leurs histoires prennent une tournure tragique (où qu'il aille, Nicolas se fait le défenseur du faible et de l'opprimé). J'ai mis du temps à finir cette histoire, principalement parce que je l'avais commencée, que je l'avais oubliée, que je l'avais retrouvée sans grand enthousiasme (c'était le moment de passages peu intéressants), avant de me lancer dans les derniers chapitres dans l'idée de le terminer une bonne fois pour toutes. Style sympathique à lire, sans fioritures : clair. J'apprécie les pointes d'ironie qui émergent de ci de là, quoi que les personnages ne soient pas assez nuancés à mon goût : le gentil est toujours gentil, le méchant est toujours méchant, les personnages intermédiaires (méchants-par-profession-plutôt-que-par-goût) s'assagissent au contact des gentils, et personne ne retourne sa veste. Il n'y a guère de nuances, et c'est fort dommage.

★ ★ ★ / 5.
Anna Karénine, Léon Tolstoï. J'ai eu la curiosité d'ouvrir ce livre après avoir commencé à regarder le film de 2014, du même nom, avec Keira Knightley dans le rôle principal. Je ne pensais pas aimer autant l'histoire de cette femme adultère qui, prise de doute dans une société incapable de la comprendre, finit par se suicider en se jetant sous un train. Dans mon esprit, les romans du 19ème siècle étaient aussi longs que compliqués à lire : ça a été tout le contraire puisque, prise d'intérêt pour l'histoire, j'ai mis moins d'une semaine à finir les huit parties. Je pense que cela tient en partie au fait que, suite au découpage (sans doute pour le feuilleton ?), je n'avais pas l'impression de lire de gros pavés, mais une succession de chapitres plutôt courts n'excédant pas une vingtaine de minutes. L'écriture est fluide, et j'apprécie également beaucoup cette manière omnisciente de passer d'un personnage à l'autre, comme si cela était tout à fait naturel. Le livre serait en effet fort pauvre si Tolstoï n'avait eu l'idée de mettre en parallèle ces trois couples à la fois si différents et identiques les uns des autres : Anna Karénine et son époux, supplanté par Wronsky, Dolly et le frère d'Anna Stépane Arcadiévitch Oblonsky (Stiva) ; Constantin (Kostya) et la sœur cadette de Dolly, Kitty. Il est également intéressant de regarder les événements du point de vue d'une personne du 21ème siècle qui est habitué à l'idée de divorce et de remariages, quoi que j'aie sans doute raté certaines subtilités évidentes aux lecteurs de l'époque puisque je n'ai pas les mêmes références culturelles qu'eux.

★ ★ ★ / 5.
Padre Padrone, Gavino Ledda. Autobiographie d'un homme qui a réussi à s'émanciper d'une vie de travaux des champs (pâtre, cultivateur, etc) grâce à l'armée et à l'instruction qu'il y a reçue (en plus de ses efforts). Histoire, surtout, de l'émancipation d'un homme qui a toujours été utilisé par son père : ce n'est donc pas une grande surprise que le dernier chapitre du livre s'achève sur une confrontation brutale et violente entre les deux, puisque cela permet au personnage principal de s'émanciper à tout jamais du joug paternel. Histoire d'une éducation, histoire de la Sicile des années 40 et de ses terres fertiles, histoire d'un apprentissage de la vie à la dure. Livre intéressant prêté par mamie J.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Lun 1 Sep - 12:10


Lectures : Septembre 2014.

★ ★ ★ / 5.
La couleur des sentiments, Kathryn Stockett. Livre décrivant une période des Etats-Unis très intéressante, transitoire entre le moment où les Noirs étaient des esclaves et celui où ils ne le sont plus. Dans l'histoire, racontée d'un point de vue exclusivement féminin (jamais masculin : 1er défaut), les bonnes sont traitées comme des esclaves payés. Le livre décrit une situation, mais rajoute plein de bons sentiments. Par exemple, il aurait été intéressant, si ce n'est "amusant", de lire la manière de penser d'une Hilly en puissance, plutôt que d'outsiders telles que les bonnes et Skeeter. Comme tout le temps, l'histoire aurait pu être enrichie d'autres points de vue en désaccord avec ceux des trois personnages principaux. Et, je ne sais pas si je suis ou non la seule, mais je suis en partie frustrée lorsque, dans un livre, on nous parle d'un livre (fictif, écrit durant l'histoire) qu'on ne peut pas vraiment lire. Les personnages sont un peu trop manichéens à mon goût. Par exemple, la méchante Alpha Bitch finit défigurée à la façon de Mme de Merteuil (des Liaisons Dangereuses, Laclos). Je trouve ça à la limite de la caricature : ce n'est pas parce que les personnes sont méchantes, ou ont agi méchamment, que des signes physiques doivent transparaître sur des parties visibles de leur corps, c'est une idée ridicule -une sorte de "vengeance divine qui remet les choses à leur véritable place". Je suis un peu déçu également par la fin, qui résout les problèmes avant même qu'ils ne se posent : avant de partir, Skeeter dit à Abileen que le directeur du journal veut bien l'embaucher; or, deux pages plus loin, elle se fait virer de son emploi de bonne : donc elle a déjà une solution de repli. Idem pour Minny, l'autre bonne, qui se fait battre par son mari:  on lui découvre, tout à la fin du livre, une sœur qui fait tourner une ferme, et qui peut donc les héberger, elle et ses cinq/six enfants. Son mari perd son emploi à cause d'elle, mais tant pis, ce n'est pas si grave que ça étant donné qu'il était violent avec elle. Il y a plusieurs facilités scénaristiques un peu dommages qui affadissent le tout, et c'est bien dommage puisque l'histoire en elle-même est intéressante et, selon moi, digne d'être racontée.

/ 5.
Le Voleur Honnête, Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski. Nouvelle. Le Voleur honnête (Tchésny vor en russe) est le dixième des récits de Fédor Dostoïevski. Écrit en mars 1848, il est extrait des Carnets d’un inconnu. Cette nouvelle de Dostoïevski – fait nouveau mais qui deviendra récurrent – met en avant la corrélation remord / mort. Le remord d’une mauvaise action ronge l’être jusqu’à la mort. La crainte du châtiment suprême pousse aux confessions afin d’apaiser l’âme. C’est un thème cher au très religieux Dostoïevski exposé, ici, entre gens honnêtes malgré leurs souffrances multiples et leurs difficultés à vivre.
Dans l’oeuvre de jeunesse qu’est "Le Voleur honnête", on en n’est qu’au stade de l’ébauche. Cela augure des prochaines grandes fresques romanesques de la pleine maturité dostoïevskienne. Sa période de maturité sera, aussi, marquée par ses années de bagne, qui signeront le deuil de l’insouciance – pour peu que l’on puisse parler d’insouciance chez cet auteur, à l’évidence torturé.


★ ★ ★ / 5.
Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Louis Tarsot, trad. Avec des illustrations. Le premier conte, Les Trois Aveugles de Compiègne, me fait penser à d'autres aventures où des aveugles se font avoir par un voleur; c'est ici un bel exemple de ruse (qui est ici positive, au contraire de ce qu'elle deviendra plus tard : la manipulation, comme expliqué dans la collection "Que sais-je ?" sous le titre La Manipulation). Le second conte le prouve bien, puisqu'il met en valeur l'intelligence et les artifices malicieux de trois frères voleurs (comme quoi ce n'est pas si grave, puisqu'ils se réconcilient à la fin). C'est juste une manière comme une autre de prouver son intelligence. Les autres contes sont plaisants, ils racontent des histoires aux sujets aussi nobles (l'amour que se porte envers et contre tous deux amants maudits) que bas (comment un mari a réussi à faire se soumettre sa femme). Très agréable et sympathique à lire.



Lectures : Octobre 2014.

★ ★ ★ / 5.
Desproges en petits morceaux : Les meilleures citations, Pierre Desproges. Ce n'est pas un livre à proprement parler, mais un recueil de citations très sympathique à lire et classé par thèmes (alphabétiques). Seul petit bémol : certaines citations sont tirées d'autres livres ou chroniques que Desproges a écrits, et parfois difficiles à décoder sans le support du contexte de l'époque (inexistant dans ce petit livre). Quelques recherches parallèles sont donc indispensables à sa lecture afin d'en saisir tout le sel (ou toute l'ironie).

★ ★ ★ ★ / 5.
Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis , Pierre Desproges. Livre génial écrit par un artiste génial. Rapide à lire et clair, il donne un contexte ; les parties sont suffisamment courtes pour ne pas s'enliser dans trop de didactique, les phrases sont percutantes. Parfait pour passer un bon moment.

/ 5.
Je rêvais de l'Afrique, Kuki Gallmann. J'ai trouvé ce livre insupportable de grandiloquence et de hauteur. C'est embêtant de parler ainsi d'un livre autobiographique écrit par une personne encore existante. Je ne remets pas en question les actions généreuses, altruistes et environnementales auxquelles a participé l'auteur. Je dis simplement que ce livre est un hommage à toutes les personnes qu'elle a connu, et ne comporte strictement aucune nuance. Sans aller jusqu'à les critiquer, Kuki Gallmann voit les choses de manière unilatérale : toutes les personnes qu'elle rencontre sont renommées, intéressants, gentils. Je trouve cela horripilant; c'est ce qu'elle a choisi de retenir d'eux, et c'est son choix, mais on a l'impression en la lisant que tout est beau dans le meilleur des mondes, même lorsque les personnes qu'elle aime finissent par mourir. Ce livre est pour elle une forme de thérapie, où elle peut faire le deuil des proches aimés; mais cette espèce de mélancolie constante, contrecarrée par le fait qu'elle se dépeint en tant que femme forte qui réussit à surmonter les épreuves les plus insurmontables, est agaçant au plus haut point. C'est comme si toutes ses connaissances, et par conséquent elle-même, étaient touchés d'une espèce de grâce divine. Paolo, Emanuele, n'ont aucun défaut. Ils sont tous, toujours, parfaits, et savent réagir parfaitement à toutes les situations auxquels ils sont confrontés. Ils ont une maturité, une beauté mille fois plus grandes que celle du bas-peuple. Parfois, elle donne l'impression de parler d'"âmes anciennes". Il y a aussi une incroyable condescendance, selon moi, à raconter sa vie privilégiée (il me semble que, même sans être incroyablement riche, il faut posséder quand même un peu d'argent pour se permettre de s'acheter un ranch, se payer des objets rares de collection, faire des allers-retours entre l'Europe et l'Afrique, faire une croisière et pêcher dans des îles étrangères, etc.) en autarcie. On dirait que le monde extérieur n'existe pas : la famine, la guerre, la misère, ne sont pas suffisamment élevées pour qu'elle prenne la peine de les mentionner dans son roman. A l'intérieur, même la mort a une certaine beauté. Je sais qu'il ne s'agit pas de la même époque, et sa fondation semble prospérer en insérant des idées très intéressantes quant à la nature et à l'écologie; malgré tout, le fait que j'aie mis une plombe à le finir démontre mon désintérêt pour lui. Kuki Gallmann nous dépeint un monde presque onirique et nous le fait miroiter, sans que l'on connaisse à l'heure actuelle ce dont il s'agit; or, il ne s'agit pas d'un témoignage, mais d'un hommage. C'est donc l'impression désagréable de ne pas pouvoir avoir accès, même si nous avions vécu à son époque, à ces sphères si élevées de l'élite européenne. Et il m'est impossible de considérer ces personnages, qui ont pourtant bel et bien existé (et qui pour certains existent encore), comme de véritables êtres humains. Ce qui est paradoxal puisque je me suis déjà fort attachée à des personnages imaginaires construits de toute pièce. C'est donc que quelque chose n'est pas passé, bien que j'aie compris le message principal qu'elle souhaitait faire passer. Et puis, sérieusement ? tout le côté mystique, comme si elle sentait la mort au moment où elle se produisait, alors qu'elle n'est pas présente à ce moment-là ? c'est du grand n'importe quoi.

★ ★ ★ / 5.
L'Art de se plaindre et de se faire entendre, Guy Winch (sur ordi : livres jpeg). Livre emprunté dans la section "Sociologie" de la bibliothèque du CELSA, je l'ai trouvé très instructif car vulgarisé. Nul besoin d'apprendre le jargon du métier, ce livre est accessible à tous et à toutes pour comprendre les différentes techniques et structures humaines et psychiques mises en place lorsqu'on se plaint. Il commence par expliquer que trop se plaindre sans rien y faire peut créer une insatisfaction chronique menant à la perte de notre estime et (éventuellement, dans les pires cas) à la dépression. Au contraire, agir pour se plaindre permet de la renforcer (notre estime, pas la dépression). L'impression que l'on contrôle une petite chose nous conforte bêtement dans notre impression de pouvoir en contrôler de plus grandes, comme par exemple notre vie. Il nous donne dans une seconde partie les clés pour que nos réclamations aboutissent au mieux, en nous conseillant de ne jamais se mettre en colère (zen attitude). Puis il nous invite à nous mettre dans la peau de ces personnes qui reçoivent des centaines de plaintes par jour, pour nous inciter à changer notre point de vue sur la manière de nous comporter à leur propos (exemple du télétravail); le tout agrémenté d'exemples concrets sympathiques et pertinents destinés à illustrer son propos. Cela se lit rapidement, facilement; le vocabulaire un peu plus technique est disséminé ça et là dans tout son traité, et toujours détaillé et explicité. Dommage, tous les liens de sa bibliographie sont en anglais.



Lectures : Novembre 2014.

★ ★ ★ / 5.
La Rebelle : Femme médecin au Moyen Âge, Valeria Montaldi. L'histoire d'une femme indépendante au 13ème siècle. Ce roman aurait pu être intéressant si l'auteur avait été au bout des actions menées par ses personnages, afin d'en voir leurs conséquences. Ainsi, on a l'impression que rien ne se passe dans cette histoire : Caterina dissèque un cadavre, mais elle s'enfuit avant d'être emprisonnée; elle couche avec un homme marié alors qu'elle même ne l'est pas : le foetus meurt... Idem pour les autres personnages : le marchand de tissus, sodomite, manque de se faire dénoncer par un de ses rivaux, mais ce dernier meurt avant d'avoir pu faire quoi que ce soit (tué, apparemment, par un voleur de passage qui n'a strictement rien à voir avec tous les autres personnages de l'intrigue) ; ce même marchand boit de l'arsenic régulièrement à petites doses, mais il ne finit pas mort ; une servante tue un homme qui vient de la violer, mais on n'en entend plus parler par la suite... Il y a aussi cette manie insupportable d'écrire un paragraphe du point de vue d'un personnage; puis, dans le point de vue suivant, qu'un autre personnage résume ce qui s'est passé. Sans que cela ait de réelle utilité : ce n'est pas comme si son point de vue différait au point de faire avancer l'intrigue, cela donne donc seulement l'impression que Montaldi cherche bêtement à rajouter des lignes, pour montrer qu'elle a écrit 504 pages et qu'elle en est fière; pour moi, ce n'est que du remplissage. Le véritable problème de ce livre, en réalité, est d'avoir choisi de faire réfléchir ces personnes du 13ème siècle comme des personnes du 19ème ou du 21ème siècle. Autant je peux comprendre que, de par son statut particulier, une femme médecin puisse avoir un trajet de vie particulier, autant il est particulièrement agaçant de se rendre compte que toutes les personnes qu'elle rencontre pensent plus ou moins comme elle. Par exemple, un prêtre qui tolère qu'elle ait fait une dissection et continue à avoir des liens avec elle; un ancien religieux qui se rend compte qu'elle a fait une fausse couche mais qui ne la juge pas; comme si ce qui était anormal à l'époque était tout ce qu'il y a de plus évident. Les pensées sont trop anachroniques, ce qui influe sur la fadeur et l'utilité des personnages secondaires. J'ai mis du temps avant de comprendre pourquoi, sans lien, l'auteur passait 50 pages à nous présenter 30 personnages différents. L'histoire semble s'éparpiller un peu trop dans tous les sens à mon goût, en plus du fait que la fin, complètement ouverte, laisse les personnages abandonnés à leur sort. Montaldi n'avait-elle plus d'idées ? Quoi que, finalement, cela corresponde beaucoup à son style inachevé. Pour le coup, c'est un peu comme si je n'avais fait que croiser ces personnages, qui semblaient pourtant si prometteurs, comme eux-mêmes ne font que se croiser dans le livre. Dommage.

★ ★ ★ / 5.
Études de la vie mondaine – La Petite Comtesse, Octave Feuillet. Je n'ai jamais compris pourquoi, et même si c'était réellement le cas, des personnes se laissaient mourir d'un chagrin d'amour. C'est le genre d'histoires qui, heureusement, ne pourrait plus se produire à l'heure actuelle : celle d'une femme qui se perd en s'abandonnant à un homme auquel elle n'est pas mariée, car celui qu'elle aime ne l'aime pas en retour; elle se laisse alors mourir car elle sait que, puisqu'elle a couché avec un autre, elle ne peut plus devenir la femme de quiconque. Le style est prenant, tout du moins une fois que l'on a dépassé les explications du début (pourquoi il est à la campagne, ce qu'il y fait, etc.). Un passage amusant : celui où le narrateur se fait avoir en acceptant qu'un homme du pays lui serve de guide, alors que celui-ci ne l'utilise que pour pouvoir rentrer chez lui en calèche ! La partie sur la romance m'a un peu fait penser à Orgueil et Préjugés, de Jane Austen, lorsqu'Elizabeth entend par mégarde Darcy dire ce qu'il pense d'elle : la même scène se reproduit ici, ce qui a pour conséquence de donner envie à la petite Comtesse de se venger de cette vexation en prouvant au narrateur qu'elle n'est pas aussi bête qu'elle en a l'air, ce qui finit par créer plusieurs situations dans lesquelles les deux personnages sont confrontés. Autre fait intéressant : celui de la femme du marquis de Malouet qui pense que si George (le narrateur) accepte de ne pas résister à la petite comtesse et de faire ses quatre volontés, l'intérêt de cette dernière pour lui finira par s'estomper.

★ ★ ★ / 5.
La vieille femme et le renard, Ali Ekber Basaran, Appoline Harel. Petit livre lu lors de mon stage à l'ESPE (en collège). Il s'agit d'un conte illustré, bilingue : turc - français, racontant l'histoire d'un renard qui volait le lait d'une vieille femme. Pour le punir, elle lui coupa la queue, et n'accepta de la lui rendre que lorsqu'il lui aurait rendu service : qu'il aille lui chercher du lait. Mais pour lui rendre ce service, il faut qu'il en rende un autre à la chèvre : qu'il aille lui chercher de l'herbe; mais il se rend compte alors que l'herbe a besoin d'eau pour pousser; il va chercher de l'eau, mais il ne pourra en avoir que si les jeunes filles dansent; mais elle ne pourront danser que si elles ont de nouveaux souliers; le renard doit donc aller chercher des souliers, sauf que le chausseur ne lui donnera qu'à condition qu'il lui offre quelque chose d'autre en échange. Le renard finit par trouver un vieil homme qui accepte de lui rendre service sans condition aucune, ce qui débloque toute la situation, et l'animal peut donc finir par remplir une par une ses tâches. J'ai beaucoup aimé les phrases avec subordonnées, qui s'agrandissaient au fur et à mesure que le renard devait faire de plus en plus de choses. Les dessins sont très beaux. J'ai trouvé la fin très mignonne : pendant son absence, la vieille a rajouté tout plein de fils et rubans de couleur sur la queue du renard, qu'elle lui a rendue quand il lui a rendu son lait. La dernière page raconte que le renard rencontre un chat rayé, et qu'il veut le manger. Le chat lui réplique alors que ce n'est pas possible, parce qu'ils sont pareils. Le renard se rend compte que le chat a raison, puisque tous les deux ont des couleurs sur le corps, et il accepte de ne pas le manger. J'ai trouvé la conclusion toute mignonne.

★ ★ ★ / 5.
Bienvenue, Marguerite Abouet. Bienvenue est un livre que je ne m'attendais pas du tout à trouver dans la collection d'une bibliothèque de collège, pour la simple et bonne raison que l'histoire aborde des thèmes très mâtures, destinés à un public particulièrement mûr : l'inceste, puisqu'une des amies de Bienvenue (le personnage principal) couche avec son copain; la masturbation, puisqu'une autre de ses amies insiste pour lui expliquer comment utiliser un vibromasseur ; le sexe, puisque la cousine de Bienvenue lui demande d'aller dormir ailleurs certaines nuits pour pouvoir passer du temps avec son copain; une autre veut se suicider; une autre explique qu'elle est escort girl pour se faire du fric en plus, etc. Bienvenue est une jeune femme de 21 ans désabusée par la vie, qui doit composer entre ses cours à l'Ecole des Beaux-Arts et ses petits boulots pour payer le loyer. Ses parents sont divorcés, elle vit dans une chambre de bonne, et semble assez malheureuse malgré le fait qu'elle le cache sous une bonne dose de cynisme. Cette BD est le premier tome; et je ne serais pas contre le fait de lire le second.

★ ★ ★ / 5.
Les quatre grandes inventions, Zhu Kang (texte), Heng Tao et Feng Congying (illustrations). Petit livre lu lors de mon stage à l'ESPE (en collège), dans l'idée de choisir des livres parlant de la Chine, notre thème. Il s'agit de petites histoires illustrées racontant la création de quatre inventions chinoises (le titre est assez explicite de ce point de vue là) : le papier, les caractères d'imprimerie, la boussole, et la poudre. Ces inventions sont accompagnées d'un contexte narratif, assez amusant (de temps en temps), permettant de retenir plus facilement des informations qui pourraient sinon, à première vue, sembler embêtantes et inintéressantes; puisqu'il est toujours plus sympathique d'apprendre sans s'en rendre compte.

★ ★ ★ / 5.
J'ai tué mon prof !, Patrick Mosconi. Livre provenant d'une collection particulière, ne dépassant pas plus de 50 pages, en petit format. Très bonne idée pour des élèves qui n'aiment pas trop lire et pourraient avoir peur des gros livres. J'ai été étonnée du ton qu'a pris l'histoire : elle commence avec un élève de collège qui espère que, s'il veut vraiment quelque chose, cela arrivera. Et cela finit par arriver : son prof est mort. L'histoire se dirige ensuite vers quelque chose de mûr et grave : son prof n'est en réalité pas mort, mais le frère jumeau de son prof, si. Or, ce frère jumeau a une petite fille très malade, qui risque de rentrer dans le système des services sociaux car n'ayant plus de tuteur légal. Ce professeur a donc feint sa propre mort pour pouvoir prendre la place de ce père, et continuer à s'occuper de sa nièce. C'est une histoire assez alambiquée, mais qui aborde un sujet sérieux.

★ ★ ★ / 5.
Le grain de riz, Alain Gaussel. Livre provenant d'une collection particulière, ne dépassant pas plus de 50 pages, en petit format. Il raconte l'histoire amusante d'un homme qui n'a plus rien à manger, qu'un petit grain de riz ! Il va demander à son voisin de l'eau pour le faire cuir, et son voisin se dit que puisqu'il a participé, il viendra manger avec lui. L'homme accepte, et va ensuite voir d'autres personnes, pour leur demander des services; ils acceptent, à la condition qu'ils viennent ensuite manger chez lui : il est d'accord. Puis, il a une idée : il va voir une femme qui vend des dindes, et lui propose de venir manger avec lui si elle ramène une dinde; elle est d'accord et trouve cela normal. Puis il va chez un homme qui vend des légumes, et lui propose la même chose : au final, tout le monde vient en rapportant de la nourriture, et personne ne mange le grain de riz ! Idée rigolote, très rapide à lire, c'est une histoire originale. A noter que la typographie change de temps en temps, car certains mots sont écrits plus gros que d'autres. Jeu de mot tout à la fin, avec : riz/Tout le monde a ri !
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Mar 9 Déc - 18:46


Lectures : Décembre 2014.

★ ★ ★ / 5.
Le Monde perdu, Arthur Conan Doyle. Quatre aventuriers, deux scientifiques, un journaliste et un chasseur, partent à la recherche d'une terre dans le sud de l'Amérique, abritant des dinosaures. Voici le début de l'histoire extraordinaire menée par l'excentrique professeur Challenger. Habituée aux romans mettant en scène Sherlock Holmes, je ne pensais pas que Conan Doyle ait pu créer d'autres personnages aussi importants. Mais je suis tombée un soir sur une adaptation de son livre, et son univers m'a suffisamment plu et intrigué pour que j'aille me renseigner un peu plus à ce propos.

★ ★ / 5.
La presse des jeunes, Jean-Marie Charon. Un livre sans doute intéressant, mais pas pour moi. En l'empruntant à la bibliothèque de la fac, je m'attendais à y trouver des conseils et des remarques sur la meilleure manière de choisir les abonnements de presse jeunesse dans un CDI. Je n'y ai trouvé que des statistiques (souvent les mêmes) et des informations (plusieurs fois reprises tout au long de ce livre) qui ne m'ont pas semblé concrètement très utiles. Ce livre est sans doute trop petit pour contenir de véritables informations importantes, et ne fait qu'effleurer la surface des choses...

★ ★ ★ / 5.
Le Ciel empoisonné, Arthur Conan Doyle. Suite des incroyables histoires d'Edouard Malone et du professeur Challenger. Cette fois-ci, le professeur prédit l'arrivée d'un gaz toxique pour toute l'humanité, et s'en préserve ainsi que ses amis en leur demandant de ramener des tubes d'oxygène. Le côté "science fiction" est ici bien maîtrisé, quoi qu'un peu étonnant pour notre époque actuelle : la preuve en est que, à part les personnages principaux, rien n'est repris de leurs premières aventures - pas même une vague remarque. Ils vivent une situation complètement nouvelle et inattendue.

★ ★ / 5.
Fox, Jean Dufaux (scénariste) et Jean-François Charles (dessinateur). Tomes 1 à 4. Une BD relatant une aventure d'Allan Fox, en Egypte, à la recherche du livre sacré de Seth, le dieu vengeur qu'une secte (dont le chef est un clown blanc) souhaite rappeler à la vie en échange de l'immortalité. Des dessins sympathiques, quoi qu'un peu vieillots puisque parus en 1991. Sympathique à lire.

/ 5.
Fox, Jean Dufaux (scénariste) et Jean-François Charles (dessinateur). Tome 5. La suite des aventures d'Allan Fox, mais cette fois-ci en Ecosse. La BD ne m'a pas plue, pour la simple et bonne raison que les scénaristes et dessinateurs ont mis quatre tomes à présenter le premier univers dans lequel leur personnage principal a évolué; or, le lieu et les personnages changent dans ce cinquième tome, sans qu'aucun d'entre eux ne soit fouillé. L'intrigue est bâclée, puisqu'Allan Fox a à peine le temps d'apprendre que les membres du club des momies se font assassiner les uns après les autres, que le grand méchant fait son apparition - pour se faire tuer quatre bulles plus loin par une momie sortie de nulle part.


Lectures : Janvier 2015.

★ ★ ★ ★ / 5.
La guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux. Cette œuvre cherche à déchiffrer les motivations fratricides de la future Seconde Guerre mondiale, comme un avertissement. L'auteur y met en relief le cynisme des politiciens ainsi que leur manipulation des symboles et de la notion de droit. La pièce met en lumière le pacifisme de Giraudoux qui avait combattu en France et à la bataille des Dardanelles mais aussi sa lucidité devant « deux bêtises, celle des hommes et celle des éléments » (I, 1). Il écrit cette pièce relativement rapidement entre l'automne 1934 et juin 1935, alors que les dictatures montent en Europe et que la crise de 1929 continue de sévir, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Dans cette pièce qui décrit la bêtise des hommes et leur obstination, Giraudoux fait un parallèle entre la situation en Europe où tout le monde voit venir la guerre mais ne fait rien et celle de l'Antiquité avec la Guerre de Troie. Son œuvre se termine effectivement par l'inévitable guerre, reflet de la réalité. Les personnages sont beaux, leur langage magnifique de réalisme, et le parallèle entre cette période de l'Histoire et celle que vit Giraudoux est particulièrement audacieuse. Pièce de théâtre très belle et reflétant une sensibilité incroyable.

★ ★ ★ / 5.
Rapaces, Jean Dufaux (scénariste), Enrico Marini (dessinateur). BD. Tomes 1 à 4. Les trois premiers tomes sont prenants. Les couleurs sont belles, vives, et on a envie d'en apprendre plus sur cette étrange race de vampires avides de pouvoir et de sang, et de mystère. Cependant, le tome 4 gâche tout à mon sens : c'est le dernier tome de la série, et on a l'impression que l'histoire est bâclée parce qu'il n'y a plus qu'un seul tome. Le scénariste et le dessinateur ont mis trois tomes à nous présenter leur univers, à nous expliquer la situation, à nous imprégner de mystère, d'aventure et d'action, et ils décident finalement de tuer tous les Rapaces (sauf les deux héros) dans le dernier tome d'une soixantaine de pages. Et hop, histoire bouclée sans subtilité aucune.

★ ★ / 5.
Le prince de la Nuit, Yves Swolfs (scénariste et dessinateur). BD. Tomes 1 à 2. Il reste encore deux tomes avant de pouvoir me faire un avis définitif sur cette étrange histoire, qui ne m'emballe que par moments. En effet, le scénariste fait des allers retours entre le Paris des années 30, aux origines du mythe : un seigneur du Moyen-Âge dont la femme a été victime d'un Dracula du nom de Kergan, et qu'il s'est juré de détruire - si ce n'était pas le cas, il laisserait cette tâche à l'aîné de la branche aînée de sa famille, les de Rougemont. Pour l'instant, les deux tomes de cette BD nous ont plongé dans les origines moyen-âgeuses de l'histoire, et dans les années de l'Inquisition. Les personnages de l'époque "actuelle" de l'histoire me semblent assez fades, car peu réfléchis et peu ambivalents, sans grande personnalité (sauf obsessionnelle, pour le personnage "actuel" principal). Je réserve mon jugement avant d'avoir fini ce cycle.

★ ★ ★ / 5.
La Petite Dorrit, Charles Dickens. Amy 'Little' Dorrit, prend soin de son père, en prison pour dettes, et travaille pour Mrs. Clennam. Cette dernière voit son fils Arthur de retour. Arthur sympathise avec Amy Dorrit et recherche les raisons de l'emprisonnement de son père. Il suspecte que sa famille a joué un rôle dans la vie des Dorrit, et considère que le moins qu'il puisse faire est de payer les dettes du fils et de leur donner une chance de recommencer à zéro. Il espère aussi faire de même, avec un nouveau travail et en reprenant contact avec son amour de jeunesse, Flora. Amy apprend que les dettes de son frère ont été payées. Arthur est invité par les Meagles à venir leur rendre visite. Amy reçoit une demande en mariage. Arthur commence une nouvelle carrière. Rigaud arrive à Londres. Fanny va rencontrer Mrs. Merdle, et Amy vient avec elle. Rigaud met la main sur les papiers des Clenman. Pancks demande à John de l'aider à trouver quels sont les liens qui unissent les Dorrit et les Clenmans. Arthur fait sa demande en mariage à Pet. Amy évite l'homme qu'elle aime. Rigaud, sous le nom de Blandois, rencontre Madame Clenman. Henry et Pet vont se marier, alors que l'enquête de Pancks sur les Dorrit se conclut. Mr Dorrit est libéré après avoir passé 20 ans en prison et il décide de s'éloigner avec sa famille. Amy est blessée quand il refuse d'être en contact avec Arthur. Miss Wade paie Rigaud pour qu'il espionne Pet et Henry. Sur sa route, il rencontre aussi les Dorrit. La famille Dorrit se trouve à Venise. Sur place, Fanny rencontre Edmund Sparkler et sa mère, Mrs. Merdle. Amy revoit Pet, alors que Blandois est toujours en compagnie du couple. La mère d'Edmund est décidée à empêcher son fils de finir avec Fanny, alors qu'Arthur découvre que Rigaud connaît Miss Wade, et le voit aller à la maison de sa mère. Fanny pense que Mrs General convoite son père, et cela la pousse à vouloir impressionner Sparkler. Le passé vient hanter Mr. Dorrit à Venise, alors qu'à Londres, Arthur découvre que Blandois est un meurtrier. Mr Dorrit retourne à Londres avec Fanny et Sparkler, laissant Amy à Venise. La vie sur place ne va pas ressembler à ce qu'il attend. Flora cherche à découvrir ce qui est arrivé à Rigaud, porté disparu. Mr Dorrit, à Venise, est toujours hanté par son passé. Arthur essaie de comprendre ce qui unit sa mère à Rigaud, mais ses investigations et questionnements ne le mènent nulle part ... La mort de Mr Merdle et l'effondrement de sa banque crée un choc à Londres, entrainant la ruine de centaines de personnes.Arthur retourne à Marshalsea en tant que prisonnier, et Amy y revient aussi, pour veiller sur lui, alors qu'il est gravement malade. Rigaud ressurgit pour faire du chantage à Mme Clenman.

★ ★ ★ / 5.
Le prince de la Nuit, Yves Swolfs (scénariste et dessinateur). BD. Tomes 3 à 6. L'univers prend plus d'ampleur à partir du 5ème tome. Moi qui n'étais pas particulièrement emballée par ces personnages, que je trouvais pour la plupart trop fade, me suis bien plue à voir le niais du XXème siècle, des années 30, se décider finalement à aller jusqu'au bout de la malédiction afin de l'inverser.

★ ★ ★ / 5.
Seuls, Fabien Vehlmann (scénariste) et Bruno Gazzotti (dessinateur). BD. Tome 1, 3 à 5. En découvrant cette BD dans le collège où se déroulait mon stage, je n'imaginais pas qu'autant de violence et de remarques limites y seraient. Parfois, c'est glauque : comme le moment où le chef nazi se blesse intentionnellement avant de sauter dans le bassin où se trouve le requin, qui le bouffe. Quand on apprend qu'ils sont tous morts, c'est encore plus glauque. Mais l'histoire est remplie de mystères, et on a envie à la fin d'un tome d'en apprendre plus sur la suite de leurs aventures, car on finit par s'attacher aux personnages, simples et formant une équipe complémentaire. Et c'est toujours intéressant de jouer avec les codes et les règles d'un univers créé de toutes pièces.

★ ★ ★ / 5.
Attention... je mords !, Mathis. Ce petit roman est une bombe ! Petit roman par la taille (collection petite poche chez Thierry Magnier, ma chouchoute) mais grand roman par sa qualité. Mathis est décidément talentueux pour faire rentrer un max d'émotion dans un si petit volume. René (bon le choix des prénoms...) est plein de rage contre Lucas et Lucien et se défoule sur les deux frères. Heureusement son grand-père intervient. Pourquoi un tel déchaînement de violence ? René a du révéler devant sa classe un secret concernant sa famille, expliquant pourquoi il ne fête pas son anniversaire à la vraie date. Ce qui entraîne des paroles assassines de ses camarades... Heureusement, entouré par les siens et son institutrice, il découvrira qu'il n'est pas seul à souffrir pour une raison identique et s'en sentira un peu réconforté. Un très beau récit, émouvant, sensible sans être larmoyant, sur le deuil et la difficulté de vivre l'absence. Certains auteurs ont un don pour parler de sujets sensibles.

★ ★ ★ / 5.
La mafia du chocolat (tome 1), Gabrielle Zevin. Livre découvert par hasard dans la bibliothèque du collège de mon stage. Une dystopie à propos d'un monde ressemblant aux Etats-Unis, dans lequel le chocolat est une denrée bannie. Le personnage principal est toute mignonne, à se forcer à raisonner en grande suite à la disparition de ses parents, et à se forcer à laisser ses émotions de côté pour son petit ami Goodwin pour éviter de le blesser. La fille chérie du défunt parrain du chocolat n'a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu'à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale des Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore. Qu'elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu'on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d'accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre de l'ordre dans les affaires.

★ ★ ★ / 5.
Promise (tome 1), Ally Condie. Livre découvert par hasard dans la bibliothèque du collège de mon stage. Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout: les distractions, le travail, le lieu d'habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu'elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l'enfance, tout semble parfait! Etrangement, c'est le visage d'un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l'écran ne s'obscurcisse... Une erreur, lui dit-on? Car Ky est issu d'une classe inférieure et n'a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l'écriture, la création poétique... Elle en tombe amoureuse et se confie à Xander qui lui apprend qu'il aime une de leurs voisines. Peu à peu, l'image de la Société "parfaite" s'effrite aux yeux du groupe d'adolescents. Le doute s'installe, mille questions viennent les perturber. La tension monte, les brimades des Officiels se multiplient. Lorsque Ky est envoyé combattre les Ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines, Cassia, écoeurée, décide de se rebeller et de le rejoindre. Le passage qui m'a le plus marqué est celui où on apprend que ces citoyens n'ont pas le droit d'utiliser des mots ne correspondant pas à leur future profession. Par exemple, la mère de Cassia n'a pas le droit de lui apprendre à reconnaître les plantes qu'elle étudie, c'est interdit.


Lectures : Février 2015.

★ ★ / 5.
The Mysterious Affair at Styles , Agatha Christie. Livre lu en anglais, j'ai mis du temps à le finir mais une fois décidée je n'ai rencontré que peu de difficultés. Sympathique sans plus, c'était un défi personnel.

★ ★ / 5.
Promise (tome 2), Ally Condie. Suite des aventures de Cassia, à la recherche de son petit ami Ky. Ce second tome ne permet pas d'apprendre plus de choses sur cet univers, il est donc plus décevant. Il n'y a guère d'action.

★ ★ / 5.
Promise (tome 3), Ally Condie. Suite et fin des aventures de Cassia. La fin est bien trop tirée par les cheveux et prévisible pour être plaisante, bien qu'il ne faille pas s'attendre à des merveilles avec un livre pour adolescents.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Lun 16 Mar - 21:54


Lectures : Mars 2015.

★ ★ ★ ★ / 5.
Les Papiers posthumes du Pickwick Club, Charles Dickens. Génialissime. Drôle et édifiant. Le personnage de Sam Weller, est une véritable trouvaille narrative.

★ ★ ★ / 5.
Géographie des odeurs, R. Dulau, J.R. Pitte. Ouvre de nouveaux horizons de réflexion. Cet ouvrage aide à mieux comprendre la manière dont les odeurs structurent l'espace vécu. Toutes les échelles sont abordées, de l'espace intérieur de la maison à la rue, au quartier, à la ville, à la région et à la grande aire bio - climatique ou culturelle. L'ouvrage traite des fondements de la géographie des odeurs, de la signification du senti, du rapport entre l'industrie et les odeurs et des odeurs de la ville.

★ ★ ★ / 5.
Les mille et un jours : contes persans, inconnu ; traduction : Pétis de la Croix. Page 5 à page 275.

★ ★ ★ / 5.
Histoire de la sultane de Perse et des visirs, inconnu ; traduction : Pétis de la Croix. Suite du précédent ouvrage. Page 303 à page 366.


Lectures : Avril 2015.

★ ★ ★ / 5.
La farce de Maître Pathelin, auteur inconnu. Livre du Moyen-Âge, je suis tombé dessus dans une collection étudiante, c'est-à-dire que des informations étaient intégrées au texte pour permettre de proposer de nouveaux éclairages de réflexion aux élèves de - probablement - collège. Sympathique à lire avec les explications, mais sans doute bien plus intéressant à voir jouer (comme toutes les pièces de théâtre), d'autant plus que celle-ci correspond aux codes de l'époque à laquelle elle a été écrite, avec les décors du Moyen-Âge, avec les dialogues du Moyen-Âge (trop anciens pour y comprendre quoi que ce soit : le livre propose une traduction en français du moyen-français dans lequel la farce a été initialement écrite). L'édition comporte des images, ce qui est un plus.


Lectures : Mai 2015.

★ ★ ★ / 5.
Origine des symboles du Moyen-Âge, Michel Pastoureau. Les premiers chapitres sur les véritables symboles sont intéressants, mais la suite me semble partir un peu dans tous les sens, puisqu'il ne s'agit en réalité que d'une compilation des anciens travaux de l'auteur dans un seul et même livre. Toute la partie sur Ivanhoé ne m'a pas intéressé, ainsi que celle sur les teinturiers et les drapeaux. L'auteur semble assez infatué de lui-même en critiquant négativement d'autres travaux faits sur le même sujet que le sien (et il le répète bien trop souvent à mon goût). Certaines informations sur les origines des symboles d'animaux et de plantes, et sur la manière dont les personnes du Moyen-Âge considéraient les couleurs était intéressante, mais hélas pas assez poussée. Par exemple, pour les plantes, il n'est expliqué que l'histoire du lys (et encore, pas très bien puisque ses origines sont obscures). Pour le coup, j'aurais préféré que l'auteur prenne plus son temps dans les catégories, et qu'il n'essaye pas de mettre autant d'anciens textes les uns avec les autres. J'aurais adoré qu'il y ait plus de symboles expliqués au niveau des animaux et des végétaux. Ce livre était intéressant, parce que j'ai appris certaines choses ; mais il était trop long, et au lieu de se concentrer réellement sur un seul thème, il y en avait trop bien trop peu fouillés : comme on dit, j'aurais préféré la qualité à la quantité.

/ 5.
Brefs entretiens avec des hommes hideux, David Foster Wallace. Ces nouvelles ne m'ont pas plu du tout, principalement parce que j'ai eu du mal à comprendre ce que l'auteur tentait de faire en décrivant des personnages aussi immondes. Les personnages immondes ne me dérangent pas, tant que je comprends l'intérêt qu'ils apportent ; or, je ne connais absolument rien de Foster Wallace, et je n'arrive pas à comprendre s'il essaye de dénoncer quelque chose ou de les décrire comme s'il s'agissait de situations normales. "Le dispo­si­tif qui met en scène, lors d’interviews ima­gi­naires, des mâles abjects par­lant de sexe et d’amour est assez sur­pre­nant mais la retrans­crip­tion, mot à mot, de leurs pro­pos fic­tifs s’avère bien fas­ti­dieuse." Un poil assommant.

/ 5.
50 nuances de Grey, E. L. James. Rien de bien passionnant de ce côté, à première vue une histoire bateau vue et revue. Au départ une fanfiction entre Edward Cullen et Bella Swann, de Twilight, l'auteur a réussi à trouver le filon pour se faire un max de fric tout en faisant le moins d'effort possible. Le texte est fade, les personnages n'ont pas de profondeur, pas de caractère. L'idée de parler de sexe sans restriction, sans retenue, n'était pas une mauvaise idée; mais le style de l'auteur est plat : elle ne cherche pas à élaborer ses personnages, il n'y a aucune intrigue (seulement du sexe et des mots soi-disant crus). Ce n'était pas très intéressant à lire, et encore moins quand on creuse un peu et qu'on voit le côté manipulateur harceleur du pseudo "héros" masculin de l'histoire, et le côté naïf et ingénue de son homologue féminine incapable de réfléchir par elle-même : quand un type, même mignon, même adorable, vous suit partout et vous force à faire des choses dont vous n'êtes pas d'accord, il ne faut pas être stupide pour dire stop et imposer ses propres limites. Si ? Difficile de juger sans avoir été confrontée à une pareille situation, et malgré tout j'espère que ces filles ont un peu plus de jugeote qu'Ana, qui plaque tout pour suivre un type riche et beau complètement fêlé, uniquement parce que c'est son premier amant et qu'il baise bien.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Jeu 9 Juil - 15:03


Lectures : Juin 2015.

/ 5.
Contes et fables indiennes de Bidpai, inconnu. Suite du recueil d'histoires contenant les Mille et une nuits. Trop long à mon goût, j'ai cru que les chapitres n'en finiraient jamais. Heureusement que les histoires, assez courtes, peuvent se lire en plusieurs fois sans perdre le fil. Ce qui m'a le plus désintéressé dedans : les histoires concernent des animaux anthropomorphes, au lieu de mettre en scène des humains.

★ ★ / 5.
The Baker's Boy - L'enfant de la prophétie, J. V. Jones.Je l'avais déjà lu il y avait des années de cela. Il prenait beaucoup de place dans ma bibliothèque, et je voulais le relire avant d'être sûre de vouloir le ranger ailleurs. Certains passages et personnages sont toujours sympathiques, comme Chipeur ou les deux gardes de château Harvell. D'autres sont bien trouvés (c'était une excellente idée que l'assassin comprenne enfin qu'il n'était pas à la même hauteur que Baralis le chancelier ; ou bien que Taol soit obligé de payer sa dette à Larne par le meurtre de Bevlin). J'aime beaucoup le personnage snob et tout puissant archevêque de Rorne qui passe son temps à manger et qui est persuadé d'être au centre de tout. La prophétie du début, qui est le fil conducteur de l'histoire, n'est guère utile ; mais le livre a été édité en 1991, et correspond donc aux codes de la fantasy de l'époque. Les manigances de Baralis et de Maybor pour mesurer l'un l'autre leur force et leur résistance était assez bien décrite. C'est un assez long livre, et le premier tome d'une trilogie (je n'ai pas lu les deux suivants), assez bien écrit et sympathique, mais n'est plus de mon âge. Je l'ai lu et m'en sépare sans regret.



Lectures : Juillet 2015.

★ ★ / 5.
Mademoiselle de Maupin, Théophile Gautier. Mademoiselle de Maupin me laisse un goût amer à la fin de cette lecture, car je ne m'attendais pas du tout à une histoire pareille en débutant le livre. C'est peut-être parce que j'ai fait l'erreur d'imaginer qu'il serait calqué sur le film de Mauro Bolognini sorti en 1967, et que j'ai vu avant (ou le contraire, puisque le film se base sur le roman et qu'il est sortir après ce dernier) ; il est bien plus romancé et bien plus drôle que le roman épistolaire de Gautier. Il m'a été au départ difficile de comprendre qui écrivait les lettres, et à qui, car aucun nom n'est donné dans les premiers chapitres. Je pensais, en commençant le livre, lire les balbutiements d'une histoire d'amour entre une jeune fille déguisée en homme, et un homme. Or, les situations comiques sont remplacées par des considérations sans fin sur l'esthétisme - ce qui était visiblement le but premier : l'art pour l'art, comme l'explique l'auteur dans sa préface du roman - et c'est bien dommage. La fin est incroyablement libertine : Madeleine accepte de coucher, bien que pas en ces termes, une nuit avec D'Albert puis le quitte à tout jamais, sa curiosité enfin apaisée sur le comportement intime des hommes et des femmes. Et voilà. C'est la fin. Au moins, dans le film, il y avait une espèce de conclusion : Madeleine se rend compte qu'elle aime Alcibiade et lui déclare ses sentiments. Ici, l'histoire n'est là que pour être une histoire, Gautier ne voulant sans doute pas écrire ce qui aurait pu passer pour une morale ou ce genre de chose. Il y a un goût d'inachevé que je n'aurais jamais imaginé dans un roman de cette époque.

★ ★ ★ / 5.
La leçon de piano et autres diablogues, Roland Dubillard. Plusieurs diablogues entre deux personnages Un et Deux, écrits sous forme de pièces de théâtre. Il est rare qu'un troisième personnage vienne se joindre à eux. Ils endossent tous les rôles. Ils se connaissent, ils ne se connaissent pas, ils s'apprécient, ils ne s'apprécient pas. Ce ne sont que des prétextes. Les textes sont courts et ne durent que très peu de temps, suffisamment pour mettre en relief le point majeur que souhaite aborder l'auteur. Il y a peu de didascalies, les textes sont censés se suffire à eux même. Mon diablogue préféré est celui qui se déroule au restaurant, l'absence de compréhension et de logique dans les dialogues m'a fait rire. Je n'ai cependant pas encore lu la seconde partie du livre, qui comporte des commentaires sur la vie de l'auteur et sur son oeuvre.

★ ★ ★ / 5.
Madame Della Seta aussi est juive, Rosetta Loy. Le bel appartement romain, les vacances à la montagne, les doux souvenirs d'une enfance innocente côtoient d'autres souvenirs, plus inquiétants, qui affleurent peu à peu dans les visages et les silhouettes de ces personnes devenues du jour au lendemain "autres" par décret, et persécutées pour cela. Rosetta Loy retrouve les signes mystérieux et ambigus d'un quotidien vécu à l'abri de l'Histoire, et elle cherche derrière les faits - en s'attachant aux silences du pape Pie XII - les moments cruciaux d'une période pendant laquelle nul ne fut capable de s'opposer à la folie nazie. Elle trace ainsi les contours de cette zone "grise" dans laquelle mémoire individuelle et mémoire collective se superposent pour le pire, découvrant la trame d'un dilemme historique et moral toujours d'actualité. Livre intéressant où souvenirs autobiographiques côtoient des faits précis d'histoire basés sur des documents officiels.

★ ★ ★ / 5.
Les trois cocus, Léo Taxil. Histoire plaisante à lire, sans plus. Roman comique, comme l'indique le sous-titre : sous le couvert d'une apparence respectable, trois femmes finissent dans les bras d'un galant gentilhomme qui est également bien sous tout rapport. Histoire de coucherie à tire-larigot romancée sur un ton léger, mais qui finit par devenir agaçante à force de répéter à chaque fois le même schéma.

★ ★ / 5.
Phocas, Remy de Gourmont. Remy de Gourmont a également fait les illustrations. Il s'agit de l'histoire romancée de Phocas de Sinope, appelé parfois Phocas le jardinier, qui est un martyr reconnu saint par l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe. Condamné injustement pour le fait d'être chrétien, même si ses croyances (selon le texte) sont encensées. Petit texte court sans aucune prétention.

★ ★ / 5.
Les Trois Dames de la Kasbah, Pierre Loti. Texte court à propos de six matelots qui, en escale à Alger, découvrent un quartier de la ville à la fois effrayant et fascinant : les femmes y sont renfermées toute la journée, et ne sortent que le dimanche, jour d'escale, afin de se prostituer. On suit les trois femmes, les trois basques, les trois bretons, les deux chats, les chiens, dans les différentes rues de la ville. L'harmonie est rompue quand les basques se séparent des bretons, et que ls bretons font passer un zouave pour un breton de leur équipage. La nouvelle se finit même sur un Dénouement et sur une morale.


Lectures : Août 2015.

★ ★ ★ / 5.
Le Diable s’habille en Prada, Lauren Weisberger. J’avais vu le film tiré de ce livre au cinéma, et j’ai eu la curiosité de voir si le livre y correspondait réellement ou s’il s’agissait d’une adaptation livre. L’auteur a été assistante personnelle d’Anna Wintour, éditrice de Vogue, et elle s’est inspirée de cette expérience pour écrire ce premier roman en 2003. Je dois dire que même si le livre est plus fourni en informations sur les différentes tâches professionnelles d’Andrea que le film, bien plus glamour, c’est malgré tout le film qui me plait le plus d’entre les deux versions.

★ ★ ★ / 5.
Après la pluie, le beau temps, Comtesse de Ségur. Livre pour enfant. L’orpheline Geneviève est confiée à la garde de son oncle, tuteur qui, aveuglé pour son amour pour son fils unique Georges, lui tient rigueur de tout ce qu’elle fait de mal à cause de lui. Georges est jaloux de Geneviève, et la pauvre et douce enfant est persécutée mais accepte avec grâce son destin dans l’espoir de plaire un jour au frère de son père. Les frasques de Georges punissent constamment Geneviève, tandis que lui-même n’est jamais grondé. Tout le monde sait ce qui se passe, excepté le père de Georges. Si bien que Geneviève finit par devenir une belle jeune femme avec toutes les qualités, et Georges un véritable démon. Geneviève se marie avec son ami d’enfance Jacques, qui a toujours été aussi bon et gentil qu’elle, et tout le monde l’aime, et tout le monde déteste Georges – même Geneviève qui aime tout le monde, c’est pour dire ! – et ce dernier finit par mourir, ainsi que son père qui lui a toujours donné la préférence. Les méchants sont punis, les gentils sont récompensés.

★ ★ / 5.
La première étreinte, Barbara Cartland. Histoire d’amour basique et platonique remplie de clichés à propos d’une jeune fille, Marie-Thérèse de Beauharnais, appelée Yola, et un marquis, Léo de Montereau à qui elle est engagée. Elle décide de se faire passer pour une demi-mondaine afin de pouvoir observer de plus près le marquis Léo, et faire sa connaissance plus librement, pour elle-même et non pour ses terres et son domaine.

★ ★ / 5.
Pour l’amour d’un marquis, Barbara Cartland. Roman basique entre une jeune fille qui se fait passer pour une autre personne afin de faire la connaissance d’un marquis qui a un terrible – mais incroyablement stupide – secret. Celui-ci le ruine et l’empêche de vivre comme il l’entend et d’épouser une femme, mais heureusement la jeune Imeldra, qui est libre et parle comme elle pense, trouve la solution. Elle tombe amoureuse du héros, et lui permet de soulever tous les obstacles destinés à leurs retrouvailles et à l’élévation de leur amour.  

★ ★ / 5.
La valse des cœurs, Barbara Cartland. Encore une fois, une histoire d’amour à l’eau de rose remplie de clichés tous plus mièvres les uns que les autres. Tout d’abord, le patronage d’une vieille femme, une jeune fille naïve et incroyablement jeune comparé à son homologue masculin dans la trentaine et désabusé. Ensuite, des obstacles : une femme jalouse, des intrigues politiques à qui mieux mieux. Et, évidemment, tout est fait pour mettre en avant le héros qui vient à la rescousse de la donzelle en détresse, quand elle se fait enlever, quand elle est piégée dans un bâtiment en feu. Heureusement tout se finit bien à la fin : ils décident de se marier tous les deux, et la calomnie qui avait forcé Richard Melton à quitter son Angleterre natale pour venir se réfugier en Russie, se résous d’elle-même car son cousin finit par admettre ses tords peu avant de mourir d’une manière qui convient fort, pile dans les trois dernières pages du livre. Etrangement, l’intrigue est plus fournie que les autres car elle met en scène deux autres couples en plus du couple principal, et on voit ce qui se passe par leurs yeux.

★ ★ / 5.
L’impétueuse duchesse, Barbara Cartland. Même genre d’histoire nunuche romancée que les trois livres précédents du même auteur. Les mêmes clichés, encore et toujours : une jeune fille, sans prendre en considération sa sécurité, se travestit (cette fois-ci, en vieille femme) et rencontre ainsi un jeune homme (mais toujours plus âgé qu’elle), titré, avec de l’argent, bref un bon parti qu’elle n’aurait jamais rencontré sans cela car ils ont des goûts opposés. La jeune fille, Jabina, est libre, parle sans réfléchir, tandis que l’homme est mûr, réfléchi, et ne recherche pas la compagnie des femmes et des hommes frivoles. L’homme est vraiment très intelligent car il réussit à pénétrer le déguisement de la jeune fille, et la force à lui révéler son identité (il sait quand elle ment). Ils ne se sentent pas connectés l’un à l’autre immédiatement : il faut attendre que Jabina sauve le duc d’une chute qui aurait pu lui être fatale, et que lui-même, après avoir été guéri, la sauve d’un voleur, pour qu’ils se rendent compte que la seule personne de leur âge et de leur rang qu’ils aient jamais rencontrée est la personne qui est faite pour eux. Ils finissent même dans le même lit, à un moment où ils se font passer pour mari et femme, mais heureusement un édredon permet de faire une séparation entre eux deux – le moment le plus sexy du livre ! Bref, au final, ils réussissent à échapper à la menace qui pèse sur eux, et le duc use de son pouvoir d’homme pour forcer Jabina (il y a beaucoup de poignets fermement tenus pour empêcher les jeunes filles de s’échapper dans ces histoires-là… peut-être la mode à une époque où les femmes et les hommes n’avaient pas le droit de se toucher en public ?) à lui avouer ses sentiments. Mariage. Et hop, fin.

★ ★ ★ / 5.
L'amour de la vie, Jack London. Deux nouvelles : L'amour de la vie et Negore le lâche. La première nouvelle m'a plus plu que la seconde. Elle relate l'histoire d'un homme épuisé et au bout du rouleau. Et pourtant il ne veut pas abandonner, même quand il aimerait simplement mourir. La seconde raconte l'histoire d'un homme qui est considéré comme lâche par sa propre tribu, et qui finit par mourir uniquement pour prouver aux siens et à la femme qu'il aime qu'il n'est pas un lâche et qu'il mérite de se faire aimer d'elle.

★ ★ ★ / 5.
L’Île au trésor, Robert Louis Stevenson. L'histoire incroyablement géniale de Jim Hawkins et de ses compagnons, à la recherche d'un trésor de pirates enfoui dans une île mystérieuse, et leur rencontre avec des pirates qui n'y ressemblent pas du tout. Agréable à lire. Je ne l'avais jamais lu en entier mais j'ai aimé participer à leur aventure.

★ ★ ★ / 5.
After - Saison 1, Anna Todd.L'histoire d'une jeune fille qui entre à l'université et qui découvre les plaisirs du sexe en compagnie d'un lunatique prénommé Hardin. Celui-ci est sujet à des crises de colère, à des crises d'angoisse, et il passe la majorité du livre à blesser émotionnellement le personnage principal, puis à lui demander pardon. Elle, comme cette cruche d'Ana Steele, n'est pas capable de dire non : il suffit qu'il la touche et immédiatement elle sent son corps s'embraser et une envie irrépressible de coucher avec lui, qui l'empêche alors de raisonner normalement et logiquement et de se rendre compte qu'il vaut mieux une bonne fois pour toutes oublier un type aussi taré et maniaque du contrôle, qui lui fait une crise de jalousie parce qu'elle a parlé avec un type à son travail et que celui-ci la draguait (chacun sa version, hum) qui l'entraîne inévitablement dans une relation malsaine - jusqu'au dénouement, où on apprend que finalement il s'est pris au piège de son propre jeu, puisqu'il a fini par l'aimer alors qu'au départ il ne s'agissait que du défi de lui prendre sa virginité le premier. Sachant que sa colocataire, qui est ce qu'on peut considérer pour elle le plus comme une amie, est aussi dans le coup, on se demande comment Tessa a fait pour se retenir de gerber aussi longtemps.

★ ★ ★ / 5.
Le Journal d’une femme de chambre, Octave Mirbeau. Livre très intéressant qui dépeint de manière vivante la condition sociale des femmes de chambre, et autres valets et jardiniers domestiques. J'ai lu ce livre en suivant les scènes du film de 2014/15, qui y sont conformes jusque dans les dialogues, malgré les (trop) nombreuses anecdotes coupées. La forme du journal, qui permet la juxtaposition des séquences, le passage constant du présent au passé au gré des souvenirs, et le mélange des tons et des genres, contribue à rompre avec la linéarité du roman traditionnel, avec la priorité de l’intrigue et surtout avec la prétendue objectivité des romans qui se veulent réalistes. Mirbeau donne la parole à une soubrette, Célestine, ce qui est déjà subversif en soi, et, à travers son regard qui perçoit le monde par le trou de la serrure, il nous fait découvrir les nauséabonds dessous du « beau monde », les « bosses morales » des classes dominantes et les turpitudes de la société bourgeoise qu’il pourfend. Échouée dans un bourg normand, chez les Lanlaire, au patronyme grotesque, qui doivent leur richesse injustifiable aux filouteries de leurs « honorables » parents respectifs, Célestine évoque, au fil de ses souvenirs, toutes les places qu’elle a faites depuis des années, dans les maisons les plus huppées, et en tire une conclusion que le lecteur est invité à faire sienne : « Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens. » Le récit, éminemment démystificateur, constitue une manière d’exploration pédagogique de l’enfer social, où règne la loi du plus fort, à peine camouflée par les grimaces des nantis. Forme moderne de l’esclavage, la condition des domestiques et « gens de maison », comme on disait, est dénoncée par la chambrière, que le romancier dote d’une lucidité impitoyable : « On prétend qu’il n’y a plus d’esclavage… Ah ! voilà une bonne blague, par exemple… Et les domestiques, que sont-ils donc, sinon des esclaves ?… Esclaves de fait, avec tout ce que l’esclavage comporte de vileté morale, d'inévitable corruption, de révolte engendreuse de haines. » Le domestique est un être « disparate », « un monstrueux hybride humain », qui « n’est plus du peuple, d’où il sort », sans être pour autant « de la bourgeoisie où il vit et où il tend. » Si tous les serfs des temps modernes sont condamnés à l’instabilité, à la surexploitation et à de perpétuelles humiliations, les femmes de chambre sont de surcroît traitées comme des travailleuses du sexe à domicile, ce qui est souvent le premier pas vers la prostitution. Mais Mirbeau ne nourrit pour autant aucune illusion sur les capacités de révolte de la gent domestique, qui est aliénée idéologiquement et presque toujours corrompue par ses maîtres : après avoir refusé la place de servante-maîtresse que lui propose le grotesque capitaine Mauger, Célestine, malgré sa lucidité et son dégoût, finit par devenir maîtresse à son tour et par houspiller ses bonnes, dans « le petit café » de Cherbourg où elle a suivi le jardinier-cocher Joseph, antisémite et sadique, enrichi par le vol audacieux de l’argenterie des Lanlaire, et dont elle s’est persuadée qu’il a violé et assassiné une petite fille… Au-delà de cette révolte, sans lendemain, contre un ordre social hypocrite et injuste, le journal de la chambrière témoigne d’un écœurement existentiel qui est celui du romancier. Mirbeau s’emploie en effet à susciter chez nous une véritable nausée et met en lumière le tragique de la condition humaine en peignant la vie quotidienne dans tout ce qu’elle a de vide, de vulgaire et de sordide. Mais, par la magie du style et grâce au secours des mots, qui nous vengent de tous nos maux, le roman-exutoire se révèle paradoxalement tonique et jubilatoire et la nausée apparaît comme la condition d’une élévation.

★ ★ / 5.
Fables et contes indiens, persans et turcs, inconnu. Suite du recueil d'histoires du même genre des Mille et une nuits. Les histoires sont toujours courtes, ce qui est un plus, mais on perd l'idée des histoires dans les histoires, et toutes celles-ci sont indépendantes les unes des autres, dommage.

★ ★ / 5.
Le roi s'amuse, Victor Hugo. J'ai lu la pièce en même temps que je regardais une production de Rigoletto, un opéro de Verdi sur le même thème. Le roi s'amuse est un drame romantique en cinq actes et en vers de Victor Hugo, représenté pour la première fois à Paris, le 22 novembre 1832 à la Comédie-Française. Le héros principal en est le bouffon Triboulet, personnage historique sous le règne de Louis XII et François Ier. À travers la bouche de Triboulet, Hugo dénonce la société de l'époque. Triboulet est tout le contraire d'un héros ordinaire : c'est un bouffon de cour, difforme, un être cruel qui encourage François Ier aux pires débauches. Il est ridicule, narcissique et veut tuer le roi. Il présente des qualités antihéroïques. Il est à la fois un monstre mais aussi un homme aux sentiments admirables. En effet, le choix de la mise en scène, notamment une atmosphère inquiétante, révèle les sentiments de désespoir et de colère de Triboulet : il veut venger sa fille ; il fait preuve d'amour paternel. Triboulet est un être double, comme le souligne cette exclamation paradoxale : « Jouis, vil bouffon, dans ta fierté profonde ». Victor Hugo donne naissance à un héros tragique, loin du héros traditionnel et qui allie en un seul personnage les deux aspects du drame romantique : le grotesque et le sublime. Cette pièce a été censurée dès la fin de la première représentation au théâtre.

★ ★ ★ / 5.
Nouvelles chinoises, inconnu. Trois histoires plaisantes mettant en scène des chinois. Elles m'auraient encore plus plu si elles n'avaient été mises à la toute fin d'un recueil de livres de 704 pages. Le livre précédent m'avait lassé, celui-ci m'a amusé. Je suis bien contente, et à vrai dire soulagée aussi, de l'avoir définitivement fini.

★ ★ / 5.
Ballast, Jacques Dupin. Recueil de poèmes. J'ai détesté ce livre, parce que je n'y comprends rien. Ces poèmes ne riment pas, n'ont pas de sens. Et qu'il n'y a pas d'appendice au début ou à la fin (une introduction aurait été bien) pour expliquer leur sens, ce qu'a eu l'intention de faire l'auteur. Et impossible de trouver quoi que ce soit d'autre sur le net. J'ai fini par me faire hypnotiser par eux, par les lire indépendamment de leur son, de leur logique. Certains mots m'ont plu, certains autres m'ont attiré. Mais dans l'ensemble, si j'avais la possibilité de relire ce recueil, je ne le ferais pas sans explications supplémentaires.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Jeu 17 Sep - 22:28


Lectures : Septembre 2015.

★ ★ ★ ★ / 5.
Les trois sœurs, Anton Tchekhov. Poétique. Lu en même temps que la pièce de théâtre cinématographiée (par la Comédie Française). Beau. Les deux versions de cette même œuvre m'ont rendu nostalgique. Les membres de la famille Prozorov, composée de trois sœurs, Macha, Olga et Irina et de leur frère Andreï, partagent une demeure provinciale, dans la campagne profonde de Russie. Andreï est lui-même marié à Natacha. La pièce débute par la fête d'Irina, un an après la mort de leur père, marquant la fin du deuil et le début, croit-on, d'une nouvelle vie. La petite ville de province, près de laquelle se trouve la demeure, accueille un régiment qui vient d'arriver. La vie des Prozorov s'avère dominée par l'ennui et n'est rythmée que par les visites d'officiers venus de la garnison voisine, et devenus peu à peu comme des membres de cette famille atteinte du mal de vivre. Un rêve habite cependant les trois sœurs : retourner à Moscou, la ville de leur enfance heureuse. Pas de héros, peu d'action ; cette pièce va à l'encontre du schéma classique en mettant en scène des personnages extrêmement humains qui voient leur vie peu à peu s'étioler, avec le désespoir de n'avoir rien construit, rien entrepris. Entre conversations absurdes et grands débats philosophiques, entre mariages ratés et désespoirs amoureux, Tchekhov aborde dans Les Trois Sœurs les thèmes du temps qui passe et détruit les rêves, de l'importance du travail et de l'autonomie, de l'ennui et de l'amour.
Spoiler:
 


★ ★ / 5.
Tout ton portrait, Isabel Wolff. Chick lit. Ella Graham est portraitiste. Grâce à ses oeuvres lumineuses et émouvantes, elle connaît un début de célébrité. Mais quand sa soeur cadette, Chloé, lui demande de peindre le portrait de son fiancé, Nate, Ella est consternée. Elle déteste Nate et se méfie de lui. Pourtant, au fil de leurs séances de pose, Ella comprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences. En parallèle, Ella recueille les confidences de ses autres modèles : une veuve âgée qui porte un lourd secret depuis la guerre, une belle Française qui redoute son quarantième anniversaire et un homme politique séduisant qui a une confession à faire. C'est alors qu'un message totalement inattendu parvient à Ella : celui de son père, John, qui n'a pas donné de nouvelles depuis près de trente ans. Tandis que Chloé organise le mariage de ses rêves, Ella est face à un dilemme. Soit déchirer sa famille en révélant son secret ; soit laisser ce mariage la déchirer...

★ ★ ★ ★ / 5.
La guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux. Relecture.

★ ★ ★ / 5.
Pamela, or Virtue Rewarded, Samuel Richardson. Long livre. Lu en anglais. Plein de vieilles idées sur le fait que le rôle des femmes dans la société est de faire la fierté et l'honneur du mari qui voudra bien les épouser. Et que les jeunes filles honnêtes, quelles que soient les épreuves les plus dures qu'elles traverseront, seront toujours récompensées. Pas comme dans la vraie vie, finalement. Idées qui ne sont plus à jour à présent : une femme ne doit pas rester chez un homme s'il lui fait des avances, car si elle reste c'est de sa faute à elle si sa vertu a été perdue. Cette histoire me fait penser à une réédition de Psyché et de Cupidon, le fils d'Aphrodite : car Psyché est au départ une princesse, et pour avoir aimé Cupidon elle est obligée de passer des épreuves horribles posées devant elle par Aphrodite. Ou bien, tout simplement, l'époque correspondait au fait que les nobles avaient le droit d'user selon leur volonté des plus pauvres et humbles qu'eux, sans s'inquiéter outre mesure des conséquences de leurs actes. Il ne faut pas oublier non plus dans quel optique ce livre est paru : il s'agissait de modèles de lettres parfaites destinées à l'apprentissage. Et à la fin de l'histoire, le narrateur rajoute quelques lignes permettant d'expliquer quel enseignement cette histoire a pu être. Il y a trop de redites, trop de bla bla, trop de "je ne sais pas quoi faire alors je ne fais rien" pour que cette histoire m'ait vraiment plu, même si j'ai été fière de le lire jusqu'au bout en anglais. Pamela Andrews est une humble et honnête jeune fille placée en condition chez M. B., un riche propriétaire. Se prenant de passion pour elle, le fils du ménage complote à plusieurs reprises avec ses domestiques pour obtenir ses faveurs. Pamela protège sa vertu avec succès et, après avoir vainement tenté de la séduire, B., touché en sa faveur après lecture de son journal secret, finit par l’épouser. Dans la deuxième partie du roman, Pamela essaie de s’adapter à la société bourgeoise et d’établir un rapport réussi avec B.

★ ★ / 5.
An Apology for the Life of Mrs. Shamela Andrews, in which the many notorious falsehoods and misrepresentations of a book called Pamela are exposed, Henry Fielding. Livre impossible à comprendre sans avoir lu Pamela, de Samuel Richardson. Il ne contient qu'une soixantaine de pages : je pensais mettre vingt plombes à le finir, comme le livre qu'il parodie, et finalement une seule soirée m'a permis de l'avoir terminé. Il s'agit d'un roman satirique publié en avril 1741, par Henry Fielding sous le nom de M. Conny Keyber. Brillante parodie de Pamela, œuvre de Richardson très populaire à l'époque, Shamela est, comme sa cible, un roman épistolaire. Le nom de Shamela repose sur un jeu de mots formé à partir de Pamela et sham (fraude). Cet ouvrage prétend dévoiler aux lecteurs les événements réels et choquants, censés avoir été supprimés dans l’original de Richardson, de la vie de Pamela Andrews, l’héroïne principale du roman. Cette dernière, en effet, serait moins l’humble et chaste servante décrite par Richardson qu’une créature perverse et lascive, complotant pour forcer Squire Booby, son employeur, à l’épouser. Les multiples faiblesses stylistiques latentes ainsi que l’hypocrisie morale de l’œuvre de Richardson sont ainsi révélées à travers la narration.



Lectures : Octobre 2015.

★ ★ ★ / 5.
La Mort s'invite à Pemberly, P. D. James.Livre bien écrit, sans plus. Permet de se plonger dans l'univers des personnages d'Austen, mais trop de OOC (comme avec le colonel Fitzwilliam qui voit son caractère changer pour les besoins du scénario). Et Lydia est sous-exploitée alors qu'elle passe beaucoup de temps sur le domaine des Darcy. Et même si ça correspond à l'époque, j'aurais quand même préféré voir plus de moments entre Elizabeth et ses deux enfants. Cependant, bien écrit, dans le style de Jane Austen.


Lectures : Novembre 2015.

★ ★ / 5.
La dernière fugitive, Tracy Chevalier. Histoire intéressante, écrite par le même auteur que La jeune fille à la perle (vu en film avec Colin Firth). Raconte l'histoire d'une jeune fille qui, suite à un chagrin d'amour, décide de suivre sa soeur sur un autre continent :  l'Amérique. Or, sa soeur meurt pendant leur voyage, si bien qu'une fois arrivée sur place elle n'a d'autre choix que d'être hébergée par celui qui devait devenir son beau-frère. Dans une époque puritaine, cela fait jaser les mauvaises langues. Elle est obligée de se marier. Elle se rend compte que plusieurs hommes chassent les esclaves noirs venus dans le nord, pour passer la frontière du Canada et ainsi se retrouver libres. Elle les aide. Cependant, même quand elle agit, cette jeune fille, Honor, semble passive. C'est assez fatiguant. Elle est mentalement empoisonnée par une belle-mère invivable, et elle décide de devenir elle-même une fugitive plutôt que d'accepter et de confronter et de résoudre ses problèmes. Au final, le livre se conclut sur une perspective plus engageante : Honor et son époux, un bête fermier, décident de quitter la maison familiale pour voyager plus vers l'est. Ce qui symbolise la fin d'une période statique que nous avons suivi pendant tout le livre. La fin était assez longuette.

/ 5.
Quel amour d'enfant !, Comtesse de Ségur. Quel amour d'enfant ! est un roman de la comtesse de Ségur paru en 1867. Il raconte l'histoire d'une petite fille, Giselle de Gerville, désobéissante et très indisciplinée, de sa mère Léontine, de son père Victor, de sa famille, qui comprend son oncle Pierre et ses tantes Laurence et Blanche (frère et sœurs de Léontine), ses cousins et cousines, sans oublier Monsieur Tocambel, un ami de la tante de Léontine, Mme de Monclair. Giselle est insupportable, elle ment et fait toutes sortes de bêtises, mais en réalité ce n'est pas elle qu'on déteste le plus dans cette histoire : ce sont ses parents, tous deux faibles et adorant leur fille unique, qui lui passent tous ses caprices, et qui croient tous ses mensonges sans même les remettre une seule fois en question alors même que le passé leur a prouvé qu'elle était capable des pires vilenies. On espère, en voyant sa mère se reprendre peu à peu en main, et on a envie de secouer une bonne fois pour toutes cet idiot de père qui lui laisse tout passer, même quand elle ne le veut pas et même quand cela est contraire à la bonne morale. On plaint ses tantes, si bonnes et si douces, et on est malgré tout soulagé en voyant Giselle punie, même si en réalité tout cela est la faute de l'éducation laxiste que lui ont conféré ses parents. Livre sympathique à lire.

★ ★ / 5.
Au plaisir d'aimer, Janine Boissard. Livre lu dans le cadre du Port'Âge, pour voir s'il pourrait plaire aux bénéficiaires de la bibliothèque. Verdict : non. On parle trop de sexe, même implicitement. Entre des femmes assez âgées et des jeunes hommes dans la vingtaine. Entre des femmes BCBG vieille France et des hommes d'origine étrangère. A sa mort, Aymar de Fortjoie laisse à ses filles un château délabré. Puisque sa dernière volonté les enjoint de continuer à y abriter les artistes désargentés qu'il a pris sous son aile, les orphelines cherchent une solution pour éviter la déroute financière. En proposant aux riches dames de la région de poser pour leurs protégés, elles ne se doutent pas qu'un scandale va éclater. Livre sympathique à lire, mais sans plus : il ne laisse pas un souvenir impérissable. La fin est un peu décevante, avec leur demi-frère caché, qui était juste là, sous leur nez.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Mer 23 Déc - 22:16


Lectures : Décembre 2015.

★ ★ ★ / 5.
1. Sortilèges (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Sortilèges est le 1er album mettant en scène le personnage de Mélusine, sorti en 1995. Mélusine, une jeune sorcière, est engagée pour faire le ménage dans un château habité par un vampire, sa femme (un fantôme) et Winston, leur majordome, une créature ressemblant à la créature de Frankenstein. En parallèle, elle poursuit ses études de sorcellerie.
L'album est composé de 46 gags d'une page chacun.


★ ★ ★ / 5.
2. Le Bal des vampires (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Le Bal des vampires est le 2e album mettant en scène le personnage de Mélusine, sorti en 1995. L'album est composé de 43 gags d'une page chacun et d'une histoire courte de 3 pages qui donne son titre à l'album : le Comte Gonzague Hernyvanz invite ses amis vampires pour un bal à l'occasion de son anniversaire.

★ ★ ★ / 5.
3. Inferno (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Inferno est le 3e album de bande dessinée mettant en scène le personnage de Mélusine, sorti en 1996. L'album est composé de 32 gags d'une page chacun, de deux de deux pages et de trois de trois pages, dont le dernier qui donne son nom à l'album : Mélusine et sa tante Adrazelle invoquent les forces des ténèbres et rescussitent les morts pour… une partie d'échecs.

★ ★ ★ / 5.
5. Philtres d'amour (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Philtres d'amour est le 5e album de bande dessinée mettant en scène le personnage de Mélusine, sorti en 1998. L'album est composé de 32 gags d'une page chacun, de quatre de deux pages et d'un dernier de quatre pages, la plupart sur le thème des philtres d'amour. La dernière histoire donne son nom à l'album : une femelle dragon repousse les avances d'un mâle. Mélusine va essayer de les aider.

★ ★ ★ / 5.
6. Farfadets et korrigans (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Farfadets et korrigans est le 6e album de bande dessinée mettant en scène le personnage de Mélusine, sorti en 1999. L'album est composé de 18 gags d'une page chacun, d'un de deux pages et d'un dernier de 22 pages. La dernière histoire donne son nom à l'album : Mélusine trouve un vieux grimoire qui décrit en détail où trouver la Formule Suprême et décide de partir à sa recherche. Son chemin sera semé d'embûches. Cette Formule Suprême sert à rentrer chez soi, après un long parcours.

★ ★ ★ / 5.
19. L’Élixir de jouvence (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L’Élixir de jouvence est le 19e tome de la série de bande dessinée Mélusine paru le 1er avril 2011 pour la première fois en France. Mélusine et son amie Cancrelune tentent d'aider une princesse jadis belle et gracieuse mais à qui une sorcière a jeté un mauvais sort qui devait la condamner à dormir durant 100 ans. Mais, au bout de 100 ans, lorsque la princesse se réveille, elle est devenue très vieille et à perdu sa beauté d'autrefois. Pour l'aider Mélusine, Cancrelune et Mélisande créent un élixir de jouvence. Malheureusement, quelque chose tourne mal et les trois jeunes filles vont se transformer en très petites filles et s'échapper, par la suite, dans la forêt et vivre des aventures plus folles les unes que les autres.

★ ★ ★ / 5.
1. La Huitième Couleur (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Deuxfleurs, citoyen agatéen, débarque à Ankh-Morpork pour faire du tourisme. Il prend pour guide le mage raté Rincevent. L'empire Agatéen recèle de grandes quantités d'or, qui n'y a qu'une valeur très faible. Deuxfleurs transporte sur lui et dans son Bagage magique tout l'or qu'il a pu économiser au cours de sa vie, pour payer les frais de son voyage, mais tout cet or suscite la convoitise des citoyens « entreprenants » d'Ankh-Morpork (voleurs, assassins). Deuxfleurs provoque indirectement l'incendie de la ville, que les deux compères sont obligés de fuir. Mais ils sont aussi sans le savoir les pions d'un jeu de plateau auquel s'affrontent les dieux du Disque-monde, en particulier la Dame (représentant la chance sur un million) et le Destin.
Rincevent se fait capturer par des dryades, et en fuyant à travers un portail magique, retrouve Deuxfleurs dans le temple maudit de Bel-Shamharoth. Ils y rencontrent Hrun, le héros barbare, et repoussent les assauts d'une créature mythique très ancienne, provoquant l'effondrement du temple.
Accompagnés de Hrun, ils pénètrent ensuite sur le territoire du Wyrmberg où la magie reste très présente, et qui sert de refuge aux derniers dragonniers du Disque-Monde, qui puisent cette magie pour invoquer des dragons. Le groupe est séparé, et Hrun devient le nouveau seigneur des dragons en passant avec succès trois épreuves, notamment celle de tuer les deux frères de Liessa, fille de Greicha et qui rêve de succéder à son père.
Après plusieurs aventures brièvement résumées dans un dialogue entre Rincevent et Deuxfleurs, le récit reprend alors que les deux personnages parviennent au bord du Disque. Leur embarcation est sauvée de la chute par un filet posé par le Royaume de Krull, qui lui permet de récupérer ainsi de nombreuses ressources, y compris des esclaves. Rincevent et Deuxfleurs sont menés à la capitale, où ils sont destinés à servir de sacrifice pour obtenir la bienveillance des dieux pour le projet d'exploration visant à lancer un engin habité par dessus le bord pour déterminer le sexe de la Grande A'Tuin, la tortue qui porte sur son dos quatre éléphants sur lesquels repose le Disque-monde.
Au terme du roman, Rincevent et Deuxfleurs passent par dessus le bord du Monde. La suite de l'histoire se déroule dans Le Huitième Sortilège.

Ce premier épisode des Annales du Disque-monde est une exploration du Disque qui permet à Terry Pratchett de présenter de nombreux aspects géographiques et ethnologiques de l'univers fictif du Disque-monde. Il sert de fondation à l'univers du Disque-monde, plaçant les principaux décors où se déroulent les ouvrages suivant de la série, et présentant certains des personnages récurrents : le mage Rincevent, Deuxfleurs, le Bagage, La Mort, le Patricien.
Terry Pratchett revisite de nombreux éléments communs aux univers de la fantasy qu'il tourne à la parodie et au burlesque en exagérant le trait jusqu'à l'absurde, les autres ouvrages de la série reprenant ce modèle. Il présente ainsi les Héros typiques des univers de fantasy en les présentant comme des brutes peu intelligentes qui massacrent et volent des trésors de façon si routinière que plus grand-chose ne les surprend. Il semble également s'inspirer de l'univers des dragons de Pern d'Anne McCaffrey. Il s'inspire aussi d'éléments contemporains, élaborant par exemple une version parodique du touriste émerveillé, obnubilé par l'obsession de prendre des photos et ne se sentant jamais en danger, car étant un touriste il ne se sent pas impliqué.
Terry Pratchett invente dans ce roman une nouvelle couleur, l’Octarine, la huitième couleur du spectre magique, qui est définie comme « une sorte de jaune-pourpre verdâtre fluorescent ». Le chiffre huit est lui-même considéré dans le Disque-monde comme un chiffre magique.
L'auteur fait aussi des remarques incidentes sur la nature de l'univers du Disque-monde, situé dans une autre dimension que la nôtre. En effet, alors que les humains connaissent les trois dimensions de l'espace et celle du temps, le Disque-monde se situe dans la dimension de l'Imaginaire, bien plus belle et plus efficace que nos quatre dimensions « secondaires ». Il évoque même l'impact des aventures de Rincevent et de Deuxfleurs sur la vie d'un homme prénommé Zweiblumen dans notre univers, à qui il arrive des événements inexplicables alors qu'il prend l'avion.


★ ★ ★ / 5.
2. Le Huitième Sortilège (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Vu en adaptation TV, ainsi que le livre précédent. Film sympathique, si on excepte les jérémiades continuelles de Rincevent dans l'adaptation. Ce roman est la suite directe de La Huitième Couleur.
Au terme de la première partie, Rincevent avait basculé du bord du Disque-monde et voyait déjà sa perte, mais la magie du sort de l'Octavo empêche sa mort et il revient sur la terre ferme. Au même moment, les mages de Université de l'Invisible apprennent par la Mort que le Disque-monde va être détruit par une énorme étoile rouge à moins que les sorts de l'In-octavo ne soient prononcés. Ils sont en possession de sept d'entre eux, le huitième s'est logé dans la tête de Rincevent. Les mages lancent aussitôt une campagne pour retrouver Rincevent ; de son côté, le mage Trymon, ancien camarade de Rincevent, espère utiliser la puissance de l’In-octavo pour lui.
Rincevent retrouve vite Deuxfleurs, et comprennent ensemble qu'A'Tuin se dirige vers une grande étoile rouge entourée de huit lunes. Ils décident de reprendre leur route vers Ankh-Morpork ; en chemin, ils sont rejoints par le héros vieillissant Cohen le Barbare, et Bethan, une jeune fille vierge sauvée malgré elle d'un sacrificie par Cohen.
Les mésaventures de Rincevent l'amènent dans le Domaine de la Mort, où il trouve Deuxfleurs en train d'apprendre le bridge aux Cavaliers de l'Apocalypse. Il manque d'être tué par la fille adoptive de la Mort, Ysabell, et doit sa survie au Bagage. Ils trouvent plus tard plusieurs groupes de personnes escaladant de hautes montagnes, non pour échapper à la fin du Disque-monde, mais pour en avoir une meilleure vue. Enfin, ils trouvent par hasard la porte d'un magasin vendant des objets magiques obscurs et qui a pour particularité de changer d'emplacement à chaque fois qu'un client tente d'y revenir (c'est là que Deuxfleurs a acheté son Bagage).
A'Tuin se rapproche de l'étoile et la magie s'affaiblit sur le Disque-monde. Trymon tente de s'emparer des sept sorts restants de l'In-octavo mais son esprit est détruit par la puissance des sorts, qui ouvrent un passage pour des monstres. Les sept sorciers qui devaient s'emparer d'un sort finissent changés en pierre. Rincevent parvient malgré tout à retrouver les sorts et les prononcer à haute voix, sauvant in extremis le Disque-monde après avoir corrigé une faute de prononciation. Les huit lunes de l'étoile éclosent et donnent naissance à huit petites tortues cosmiques, qui suivent A'Tuin alors qu'elle s'éloigne de l'étoile rouge. Le livre de l'In-octavo finit avalé par le Bagage.
L'aventure s'achève : Cohen et Bethan repartent après s'être fiancés, Deuxfleurs décide de rentrer chez lui après ce long voyage et offre le Bagage à Rincevent, qui envisage de retourner à l'Université de l'Invisible et de terminer ses études maintenant qu'il est libéré du sort.

Les péripéties de Deuxfleurs et Rincevent sont jalonnées de parodies :
Les contes pour enfants (maison en pain d'épices, Bottes de sept lieues (Marcel Aymé)).
L'informatique, avec la comparaison des dolmens à des ordinateurs et des druides à des informaticiens.
Le monde de l'entreprise et la façon moderne de gérer un personnel avec le personnage de Ymper Trymon, magicien à l'ambition démesurée.
Le fanatisme politique ou religieux.


★ ★ ★ / 5.
3. La Huitième Fille (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Ce roman est totalement indépendant des deux premiers des Annales et commence la sous-série des sorcières.
Le mage Tambour Billette, sachant sa fin proche, doit transmettre sa magie avant de suivre la Mort. Il se rend dans un village où la naissance du huitième fils d'un huitième fils va avoir lieu ; cette généalogie particulière est un présage de magie forte. Billette parvient à convaincre le futur père, le forgeron Lefèvre, de le laisser léguer sa magie et son bourdon au nouveau-né. Ce n'est qu'une fois que la Mort a pris son âme que Billette réalise que l'enfant est une fille, Eskarina, or aucune femme ne peut prétendre devenir mage, mais il est trop tard.
La fillette grandit et montre peu à peu des signes magiques qu'elle ne contrôle pas. Son père décide de confier l'enfant à Mémé Ciredutemps, une sorcière vivant proche de son village, mais cette dernière comprend également qu'elle sera incapable d'apprendre à Esk comment maîtriser sa magie et décide de la faire inscrire à l'Université de l'Invisible d'Ankh-Morpork, en dépit de la règle qui veut qu'aucune femme ne puisse suivre les cours de l’Université.
Devant les mages amusés, Esk ne parvient pas à se faire reconnaître comme mage, Mémé Ciredutemps la fait donc engager comme servante, déguisant son bourdon comme un balai. Esk suit ainsi discrètement les cours mais aussi les progrès de Simon, un étudiant qu'elle a rencontré sur la route d'Ankh-Morpork, de grand talent, ayant une vision radicalement différente de l'univers et de la magie mais à la timidité maladive.
La magie de Simon provoque accidentellement une nouvelle brèche vers les Dimensions de la Basse-Fosse, entrainant Esk. Son bourdon, doué d'une volonté propre et protégeant son possesseur, assomme Simon, ce qui permet la fermeture de la brèche mais enferme l'esprit de Simon dans les Dimmensions. Esk repousse son bourdon dans la rivière et part sauver son ami. En réaction, le bourdon crée une forte tempête qui provoque des inondations dans la ville et l'université. Mémé Ciredutemps doit convaincre l'Archichancelier Biseauté, directeur de l’Université, de venir en aide à la fillette ; la dispute vire au duel de magie, qui se termine en un match nul.
Esk et Simon se retrouvent dans les Dimensions et ensemble, trouvent la faiblesse des créatures peuplant ce monde : ils sont effrayés par les mages puissants qui choisissent de ne pas faire usage de leur pouvoir. Mémé Ciredutemps et Biseauté retrouvent le bourdon, grâce auquel ils ramènent Esk et Simon. La fillette est finalement acceptée au sein de l'Université, où avec Simon, elle va développer une nouvelle forme de magie.

La place des hommes et des femmes dans les traditions, l'égalité des sexes ;
Les placebos et la médecine traditionnelle rurale (une grande partie de la magie de Mémé Ciredutemps est fondée sur les croyances des gens du village).


★ ★ ★ / 5.
4. Mortimer (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Mortimer, jeune garçon grand, roux et un peu brouillon, ne parvient à pas à se faire à la vie de fermier que lui réserve sa famille. Son père l'emmène donc à une foire où il espère qu'il sera engagé comme apprenti, autant pour lui trouver un travail que pour s'en débarrasser. Personne ne veut de lui jusqu'à ce que minuit sonne et que La Mort surgisse et accepte de faire de Mortimer son apprenti. Son travail consistera donc à prendre les âmes des personnes lors de leur décès et de les accompagner dans l'au-delà.
Mortimer s'installe donc dans la maison de la Mort et rencontre les deux autres occupants de la demeure : Ysabell, fille adoptive de la Mort, et Albert, fidèle serviteur depuis des lustres. Devant le mode de vie et la décoration, Mortimer comprend peu à peu que son employeur, la Mort incarnée, ne comprend rien à la vie humaine.
Mortimer suit dans un premier temps la Mort dans son travail, notamment lors de l'assassinat du roi de Sto Helit par son frère, où Mortimer croise le regard de la princesse Kelirihenna. Quand la Mort confie sa charge à Mortimer et que celui-ci se retrouve à prendre l'âme de la princesse quand on tente de l'assassiner à son tour, il l'épargne. Cependant, la survie de la princesse crée un conflit entre deux réalités du Disquemonde (celle où la princesse est morte et celle où elle vit encore). Le sorcier de la région, Igné Coupefin, comprend que ces deux réalités vont finir par se réarranger d'elles-mêmes, mais la princesse mourra inévitablement.
La Mort disparait et vagabonde sur le Disque-monde afin de comprendre le sens de l'amusement humain et du bonheur. Mortimer reprend donc le flambeau de la Mort et devient peu à peu une nouvelle incarnation de la Mort (il commence à s'exprimer en majuscules, tout comme la Mort) tandis que la Mort découvre l'ivresse, la fête et la danse.
Mortimer et Ysabelle finissent par découvrir qu'Albert est en fait Alberto Malik, puissant sorcier, fondateur de l'Université de l’Invisible qui a fui le monde pour se réfugier dans la demeure de la Mort où le temps ne s'écoule pas, ce qui lui a permis d'échapper à la mort durant 2000 ans. La Mort ayant disparu, il revient dans le monde et force les sorciers de l'Université à exécuter le Rite d'Ashk-Ente, qui consiste à invoquer la Mort ; le rituel ramène Mortimer et la Mort lui-même. Quand il découvre la situation, la Mort est furieux et licencie Mortimer. Devant le refus de Mortimer et la déclaration d'amour d'Ysabell à Mortimer, la Mort et Mortimer finissent par se battre en duel. La Mort gagne le duel mais ne tue pas son apprenti et décide de le renvoyer sur le Disquemonde dans une réalité qu'il a réarrangé.
La Mort enferme la réalité où Keli meurt dans une perle, permettant à la princesse de survivre à nouveau et de devenir reine (un arrangement qu'il a fait avec les Dieux). Lors du mariage de Mortimer et Ysabell à Sto Helit, où ils sont désormais comte et comtesse, la Mort confie la perle à son ancien apprenti.

Thèmes :
La mort
Mortimer modifie l'Histoire et deux réalités s'affrontent, suivant le thème cher à Pratchett du pantalon du temps, présent aussi dans Nobliaux et Sorcières et Johnny et la Bombe (hors Disque-monde).
On découvre qu'Albert, le valet de chambre de La Mort, n'est autre qu'Alberto Malik, le plus grand des mages, qui fonda l'Université de l'Invisible 2000 ans auparavant, et fut envoyé dans le domaine de la Mort après avoir exécuté le rite d'AshkEnte à l'envers (rite permettant d'invoquer la mort).


★ ★ / 5.
A Silent Voice (Tome 1), Yoshitoki OIMA. Manga. Faire de la prévention pour les adolescents, c'est bien. Mais cette histoire, quoi que partant d'un bon sentiment, ne correspond pas du tout aux normes européennes, et surtout françaises, que j'ai en tête. Par exemple : ce n'est pas parce qu'on tyrannise un de ses camarades, que les adultes dans l'école ont le droit de prendre ça comme un justificatif pour que l'élève tyrannisé se fasse tyranniser à son tour (dans les deux cas, cela mérite sanction). Faire entrer une élève sourde dans la chorale de l'école, l'année d'un concours ? Refuser d'apprendre à communiquer avec elle par le biais du langage des signes quand on est enseignant ? Pathétique. Surtout quand il ne s'adapte pas non plus aux besoins de ses élèves handicapés : on ne le voit jamais sensibiliser ses élèves aux handicaps des autres, ou bien donner des polycopiés à la petite fille sourde muette, afin de l'aider à mieux suivre ses cours. C'est une toute autre culture.

★ ★ ★ / 5.
La page blanche, Boulet & Pénélope Bagieu. Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu'elle fait là. Menant l'enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l'existence banale d'une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu'un après avoir été quelconque ?
« Qui suis-je ? ». C'est la question existentielle à laquelle tout un chacun essaye de répondre. Mais lorsque Eloïse se rend compte qu'elle ne connaît plus son identité, cette interrogation prend un autre sens. Assise sur un banc de Paris, elle essaye de recoller les morceaux, mais rien à faire, elle a oublié qui elle était. Déferle alors une avalanche de questions auxquelles elle tente de répondre grâce aux indices contenus dans son sac à main – des clefs, une carte d'identité, une adresse – et à l'univers normalement familier de son appartement. Par voie de conséquence, elle en oublie qu'elle a un travail, une vie sociale et, de ce fait, des obligations. En revanche, l'orientation dans le métro et la géographie parisienne lui sont restées totalement imprégnées. D'où vient cette amnésie qu'elle espère passagère ? Comment la soigner et retrouver la personne qu'elle était ? Sans son identité, est-elle une nouvelle personne ?
J'aime les fantasmes qu'elle s'imagine, sur sa vie passée. J'aime qu'elle fasse son enquête, et qu'il y ait des signes étranges dans son passé (donnés par son docteur), mais que rien n'aboutisse concrètement. Qu'elle ait des souvenirs de son enfance, quand bien même elle n'est jamais allée à certains endroits. J'aime que la fin soit ouverte et nous laisse choisir notre propre interprétation. Et que le regard d'Eloïse change sur ses amis d'avant, et non pas qu'elle rentre dans le bain et reprenne tout comme si rien ne s'était passé. Qu'elle avance, qu'elle évolue. Son personnage est principalement contemplatif, mais le format court correspond bien à cette manière d'être et de découvrir les choses.





Lectures : Janvier 2016.

★ ★ / 5.
5. Sourcellerie (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Plaisant, mais sans plus. Le personnage de couard de Rincevent n'est pas aussi bien exploité que dans les deux premiers livres de la saga. Thune, huitième fils d'un mage défroqué, donc huitième fils d'un huitième fils d'un huitième fils, débarque à l'Université Invisible d'Ankh-Morpork pour en prendre la tête et venger son père à l'aide des terribles pouvoirs de sourcelier dont il dispose. N'oublions pas que le chiffre huit est le symbole-clé de la série (Il y a huit couleurs dans le spectre, huit jours dans la semaine, ...), la huitième couleur étant d'ailleurs la couleur de la magie, la preuve de sa présence, un peu comme si T. Pratchett voulait nous faire comprendre qu'il manquait un élément dans de nombreux domaines: la création du monde, ... Tandis que les mages de l'UI se réjouissent de l'arrivée de cette source de magie qui dépasse leurs rêves les plus fous, Rincevent (à son corps défendant) met à l'abri de Thune le chapeau de l'Archichancelier, symbole et incarnation de la magie traditionnelle.. Ayant pour thèmes : La sourcellerie, sorte de magie infiniment plus puissante que la magie habituelle des mages de l'UI, L'Apocralypse, sorte d'apocalypse apocryphe sur laquelle les voyants ont tous un avis différent, et qui voit l'arrivée des 4 Cavaliers de l'Apocralypse (La Mort, La Guerre, La Famine et La Pestilence), ainsi que des Géants des Glaces et des Choses des Dimensions de la Basse-Fosse. Ce roman voit le retour de Rincevent, et fait donc partie de la sous-série Rincevent.

★ ★ ★ ★ / 5.
6. Trois sœurcières (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Sans doute le livre le plus amusant, à mon avis, depuis le début. Cette histoire parodie beaucoup de thèmes que je connais, et que je peux donc savourer plus facilement. J'ai particulièrement adoré la toute première scène sur le théâtre : Magrat Goussedail emmène Esméralda « Mémé » Ciredutemps et Gytha « Nounou » Ogg pour la toute première fois à une représentation théâtrale, mais n'est pas capable de leur expliquer ce que c'est. D'où les interventions fréquentes des deux sorcières en plein milieu de la pièce, puis leur apparition sur la scène. Cela m'a beaucoup fait rire. Livre lu en parallèle avec le visionnage du film d'animation Wyrd Sisters (en anglais, mais avec les sous-titres). À Lancre, le roi Vérence meurt assassiné par son cousin le duc Kasqueth, qui prend sa place sur le trône. Vérence se retrouve à hanter son propre château. Son fils (ainsi que sa couronne) est caché dans une troupe de théâtre itinérante, grâce aux trois sorcières Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail, pour qu'il échappe au même sort. Le duc Kasqueth tente alors de forcer les sorcières du pays à lui obéir, sans grand succès. Thèmes : Le théâtre, en particulier les pièces racontant des histoires de rois assassinés, trahis, etc. On trouve de nombreuses allusions à nos pièces de théâtre, films, émissions de télévision, etc. dans les crises d'inspiration de Hwel ! Les remords : le duc Kasqueth sombre dans la paranoïa après avoir assassiné le roi, s'imagine voir du sang sur ses mains (ce qui devient vrai puisqu'il les frotte sans arrêt l'une à l'autre) et entend des voix (le fantôme du roi y est sans doute pour quelque chose). Première allusion à l'inventeur Léonard de Quirm (parodie de Léonard de Vinci) qui aura un rôle plus important dans Le Guet des orfèvres..



Lectures : Février 2016.

★ ★ ★ / 5.
7. Pyramides (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. A part pour certaines parties vraiment sympathiques, et pour plusieurs bons jeux de mots, j'ai mis du temps à finir ce livre. Peut-être car je commence à me lasser du monde de Pratchett, ou bien parce que le livre n'était pas passionnant au plus haut point. J'ai en effet eu beaucoup de mal avec les explications pseudo scientifico-logiques des raisons pour laquelle la grande pyramide déformait l'espace et le temps. Ce n'était pas très clair à mon goût. J'ai beaucoup apprécié les parties avec le roi mort (le 26ème), et j'ai A-DO-RÉ la réécriture du mythe du Sphinx. Ca m'a scié ! D'ailleurs, la logique du personnage principal, Teppic, est tout à fait sensée ! Dommage que la première partie, qui traite de son entrainement d'assassin, ne soit pas plus reliée à la deuxième lorsqu'il est de retour chez lui. Teppic sort diplômé de la Guilde des Assassins d'Ankh-Morpork et retourne dans son pays, le royaume du Jolhimôme, pour succéder à son père, Pharaon défunt. Le fantôme de son père tente de lui faire comprendre qu'il faut cesser la construction des pyramides, qui ruinent le pays, mais sous l'influence du grand prêtre Dios, Teppic fait construire la plus grande pyramide jamais réalisée, qui déstabilise le temps et les dimensions. Thèmes : L'Égypte antique, à l'époque des pharaons, La mort (thème classique chez Pratchett), La force des traditions, et des Allusions à la Bible, à la Guerre de Troie.

★ ★ ★ / 5.
Lulu femme nue (tomes 1 & 2), Étienne Davodeau. BD. Lulu, mère de famille et épouse dévouée de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant son mari et enfants à ses amis désemparés.
Quinze jours plus tard, Xavier, un ami retrouve sa trace. En une nuit lors d'une veillée funèbre, il entreprend de raconter aux autres ce qu’a vécu Lulu pendant cet étrange voyage : Lulu, après un énième entretien d'embauche décide d'abandonner sa vie normale pour vivre un moment d'insouciance et de liberté. Qu'a-t-elle fait ? Où était-elle et avec qui ? Comme ça, sans prévenir et sans raisons, elle n’avait rien prémédité. Ça s’est passé très simplement Lulu s’ennuie dans sa petite vie. Elle tourne en rond dans son petit pavillon entre son mari, sa fille de 16 ans et ses deux garçons. Alors, elle s'octroie quelques jours de liberté, elle s’en va, seule. Elle se contente de laisser parler ses envies et de fermer la porte de chez elle, doucement, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité cette escapade inédite. Elle prend la route presque surprise par sa propre audace. Lulu rencontre alors de drôles de gens, dont Charles, avec lequel elle passera quelques jours.
Nous la retrouvons au bord d’une route, en train de faire du stop. Elle est partie avec une femme dont elle ne connaissait rien. Puis elle arrive dans une petite ville du bord de mer sur la côte de Lumière où elle va passer la nuit dehors. Il fait froid, elle a faim, elle n’a plus d’argent. Lulu se rend bien compte qu’elle n’est pas vraiment une aventurière. C’est alors qu’une idée folle lui traverse l’esprit : elle décide de voler le sac d'une vieille dame. Mais on ne s’improvise pas si facilement délinquante, et Lulu rendra vite son sac à la vieille dame, qui s’appelle Marthe, avant d’entamer une véritable et curieuse amitié avec elle. À la fin, au bout du chemin, Lulu reviendra chez elle. Sa fille ira la chercher, et elles rentreront en compagnie de Marthe, dans la voiture de celle-ci.
Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une femme transformée.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 3 Avr - 20:15


Lectures : Mars 2016.

★ ★ ★ / 5.
Pour lire sous la douche, (Pierre) Cami. Le premier recueil des textes de cet humoriste, publié en 1913. Livre lu et relu périodiquement, pour savourer son humour noir. Mention spéciale à l'histoire des jumeaux dont l'un essaye de se suicider mais qui n'a pas la même couleur que celles de son frère jumeau. Ainsi que celle qui met en scène la parodie de Sherlock Holmes, Loufock Holmès.

★ ★ ★ / 5.
Nouvelles terrifiantes, Gaston Leroux. Ses nouvelles ne sont pas particulièrement horrifiques, pas pour mon époque et pour mon âge en tout cas. Cependant, j'ai été plaisamment surprise par la toute première nouvelle de ce recueil. Elle est intelligemment amenée, le suspens s'installe : on se demande comment la femme peut parler et se faire comprendre de personnes invisibles. Et même au départ on a du mal à comprendre pourquoi des bustes peuvent faire réellement peur... Jusqu'à la chute du récit. Tellement extravagante qu'elle en est incroyablement fantastique.

★ ★ ★ / 5.
Guerre et Paix, Léon Tolstoï. Un livre complexe, avec une infinie galerie de personnages aux caractères aussi divers que variés, et dont l'action se déroule pendant la guerre de Russie (la grande guerre menée par Napoléon Ier où Moscou finit brûlée). Ce que je retiens de tout cela, c'est que les personnages grandissent, avec leurs qualités et leurs défauts. C'est cependant le personnage de Natacha dont l'évolution m'a le plus exaspéré : d'une jeune fille agile, gracieuse et aimante, elle est devenue une mère de famille exclusivement dévouée aux siens, jusqu'à en négliger son apparence. Elle voue une admiration sans bornes à son époux, Pierre, qui est en effet respecté de tous pour sa bonté, sa sagesse et son intelligence. Il suscite en particulier la dévotion du jeune Nicolas, le fils d'André, sensible et intelligent. Comment une jeune fille aussi forte et indépendante peut-elle accepter de se laisser enfermer dans une case, se laisser autant conduire par les autres plutôt que de continuer à réfléchir par elle-même ? Cela me gêne.



Lectures : Avril 2016.

★ ★ ★ ★ / 5.
Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre. Au revoir là-haut est un roman de Pierre Lemaitre paru le 21 août 2013 aux éditions Albin Michel. Il reçoit plusieurs prix littéraires la même année, dont le prix Goncourt. Ce roman est incroyablement riche, incroyablement profond. On se laisse entraîner dans les aventures des personnages, même ceux qui nous dégoutent le plus (d'Aulnay-Pradelle), mais on est hypnotisés, on veut savoir la fin, on veut aller jusqu'au bout, savoir comment ça va se passer, savoir comment tous ces destins entremêlés les uns aux autres vont se déchevêtrer. Je me suis beaucoup attachée à Albert Maillard, qui ne comprend jamais pourquoi le destin l'a placé là où il se trouve, et qui se retrouve périodiquement déstabilisé. Il est également très intéressant que l'auteur ait dépeint autant les côtés héroïques et humains de ses personnages, que les côtés plus sombres. Ainsi, les soldats sont victimes de stress post-traumatique. Albert Maillard fait dans sa culotte face à un gradé qui lui annonce qu'il va se faire fusiller. Les personnages sont attachants, principalement parce qu'ils sont dépeints en tant qu'êtres humains et non en tant que simples personnages. L'auteur a su leur ajouter une part de profondeur qui, au final, fait toute la différence.
Au sortir de la Première Guerre mondiale, deux anciens Poilus, Édouard Péricourt (fils de la haute bourgeoisie, dessinateur fantasque et homosexuel rejeté par son père) et Albert Maillard, modeste comptable, font face à l'incapacité de la société française de leur ménager une place. Leur relation naît le 2 novembre 1918, juste avant la fin de la Grande Guerre. Albert est le témoin d'un crime : le lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle, aristocrate arriviste qui veut gagner ses galons de capitaine, parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les Allemands, qui attendent pourtant l'Armistice comme les Français, ont tué deux de ses hommes éclaireurs mais Albert a compris que c'est son lieutenant qui leur a tiré une balle dans le dos. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué, pousse Albert dans un trou d’obus, ce dernier se retrouvant enterré vivant face à une tête de cheval mort. In extremis Édouard sauve Albert d’une mort atroce au prix de sa défiguration par un éclat d’obus, faisant de lui une gueule cassée alors qu'Albert, traumatisé, devient paranoïaque.
Démobilisés, Albert et Édouard, amers, vivent difficilement à Paris. Ces deux laissés-pour-compte se vengent de l'ingratitude de l’État en mettant au point une escroquerie qui prend appui sur l'une des valeurs les plus en vogue de l'après-guerre : le patriotisme. Ils vendent aux municipalités des monuments aux morts fictifs. Quant au lieutenant Pradelle, il profite des nombreux morts inhumés dans des tombes de fortune sur le champ de bataille pour signer un contrat avec l’État qui prévoit de les inhumer à nouveau dans des cimetières militaires, vendant « aux collectivités des cercueils remplis de terre et de cailloux, de morceaux de cadavres français, voire de soldats allemands ».

Pierre Lemaitre a emprunté le titre de son roman à la dernière lettre adressée à sa femme par le soldat Jean Blanchard injustement fusillé en 1914 et dans laquelle il écrit « Au revoir là-haut ma chère épouse ».
Si l'arnaque des monuments aux morts est inventée par l'auteur, celle du trafic des cercueils se base sur une réalité historique. À l'issue de la Première Guerre mondiale, la majorité des familles endeuillées souhaite exhumer le corps de leur parent mort au feu afin de l’inhumer dans le cimetière communal mais le gouvernement interdit cette pratique par souci d'hygiène, d'économie et pour ne pas mettre en danger l’intégrité et l'identité des cadavres. Bravant cette interdiction, ces familles entreprennent par elles-mêmes ou en faisant appel à des « mercantis de la mort » (entrepreneurs locaux ou « maisons » de pompes funèbres parisiennes, voire des escrocs), à violer les sépultures militaires et ramener clandestinement les restes mortels. Le développement de cette pratique illicite dans les années 1919 et 1920 incite le Ministère de l'Intérieur à prendre des décisions, oscillant entre prévention et répression, jusqu'à la loi du 31 juillet 1920 qui prévoit que la totalité des frais de transfert autorisé des corps de soldats morts sont désormais à la charge de l’État.


★ ★ ★ / 5.
8. Au guet ! (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Carotte Fondeurenfersson, humain élevé chez les nains dans les Montagnes du Bélier, dans le secteur de la sorcière Magrat Goussedail, s'engage dans le Guet Municipal d'Ankh-Morpork. Sa naïveté, son éducation naine (qui ne connaît pas les compromis ni les métaphores) et sa force herculéenne vont lui amener des problèmes lorsqu'il va arrêter le président de la Guilde des voleurs, ou le patron et les consommateurs du Tambour Rafistolé, célébrissime taverne d'Ankh-Morpork. Les Frères Éclairés, une société secrète, désirent renverser le Patricien et rétablir la Royauté à Ankh-Morpork. Dans ce but, ils invoquent un dragon qui échappe à leur contrôle, ravage en partie la ville, puis la place sous son contrôle. Le capitaine Vimaire, en tentant de rétablir l'ordre, fait la connaissance de Dame Sybil Ramkin, riche héritière de l'aristocratie d'Ankh-Morpork, qui dirige un foyer pour dragons des marais (dragons miniatures domestiqués) abandonnés, avenue Scoune.
Thèmes : Le Guet Municipal, force de police d'Ankh-Morpork, ne sert plus à rien depuis que le Patricien a confié le maintien de l'ordre aux Guildes. Le Capitaine Vimaire aimerait lui redonner son prestige ; La police, le crime organisé, et le maintien de l'ordre ; Le pouvoir d'un démagogue sur un groupe de gens insatisfaits ; Les défenseurs des animaux abandonnés ; La franc-maçonnerie et les sociétés secrètes avec la Loge Suprême et Unique des Frères Éclairés.


★ ★ ★ / 5.
Orgueil et préjugés et zombies, Jane Austen, Seth Grahame-Smith. Ce pastiche est assez amusant, mais pour quelqu'un qui a déjà lu plusieurs fois Jane Austen il est intéressant de repérer les passages gardés et ceux ajoutés. Cependant, tout le long du livre, Lizzie est plusieurs fois vexée au point de décider de tuer celui qui a blessé son orgueil, mais comme l'auteur garde la trame principale du roman d'origine, elle ne passe jamais à l'action. J'aurais préféré qu'elle aille jusqu'au bout pour venger son honneur dans les arts martiaux chinois, plutôt que de dire qu'elle va le faire et au final se laisser dévier de son projet initial pour une quelconque autre raison (qui pour moi n'est pas assez forte, mais juste une astuce scénaristique pour ne pas faire en sorte que les personnages principaux soient totalement hors de leur caractère).
Orgueil et Préjugés et Zombies (Pride and Prejudice and Zombies) est un roman parodique de l'écrivain américain Seth Grahame-Smith, paru en 2009. Surfant sur le goût du public pour des œuvres comme Twilight, il insère dans le roman classique Orgueil et Préjugés, publié en 1813 par Jane Austen des éléments des fictions modernes sur les zombies et les ninjas. Le roman, Pride and Prejudice and Zombies, indique Jane Austen en tant que coauteur. Le roman de Jane Austen est transformé selon le principe du mashup, connu et pratiqué en musique. Seth Grahame-Smith, qui dit avoir été fortement marqué par La Nuit des morts-vivants de George Andrew Romero, garde environ 85 % du texte original, mais la présence des nombreux monstres qui sortent dans la campagne après chaque pluie altère forcément l'histoire. Il dote aussi les filles Bennet (et Darcy) d'une grande dextérité de combattant contre eux et d'un code d'honneur inspiré de celui des arts martiaux japonais ou chinois.

Saupoudrage de détails :

Le roman est parsemé de détails chargés de rappeler qu'on est dans un pastiche de roman d'horreur, mâtiné de traits orientalisants (genre Kung-fu), de burlesque, et de sous-entendus érotiques dans les jeux de mots :
1) Il commence par une parodie de la première phrase de Jane Austen : « It is a truth universally acknowledged that a zombie in possession of brains must be in want of more brains » (C'est une vérité universellement admise qu'un zombie qui détient de la cervelle soit désireux d'en posséder davantage).
2) Les zombies migrent vers le sud en automne. Ils sortent par temps humide, mais le froid hivernal et le gel les arrêtent.
3) Sir Lucas vendait de splendides vêtements pour habiller les morts (mais à quoi bon les vêtir maintenant de luxueux habits qu'ils vont déchirer en quittant leur tombe).
4) Les filles Bennet s'exercent tous les jours dans le dojo familial ou en forêt (jeu du Kiss-me-Deer, tir à l'arc, au mousquet).
5) Au cours de ses différentes allées et venues, Elizabeth a souvent l'occasion de montrer son adresse et son héroïsme : en allant à Netherfield voir sa sœur malade, elle doit se défendre, avec seulement une dague, contre trois morts-vivants ; au cours du voyage vers Hunsford, elle sauve la chaise de poste de Sir William d'une violente attaque ; provoquée en duel par Lady Catherine, elle la bat, et lui fait grâce ; après sa réconciliation avec Darcy, elle massacre à ses côtés, sur la route de Oakham Mount (où on entretient les feux chargés de brûler les morts), des non-morts broutant des choux-fleurs qu'ils ont pris pour des cervelles.
6) À Pemberley, « où la beauté naturelle de l'Orient a été si peu contrariée par le goût anglais », la promenade des Gardiner dans le parc est perturbée par une troupe agressive, que le mousquet de Darcy, arrivé inopinément, disperse. Mrs Reynolds porte un kimono et a les chevilles entravées, le mobilier, comme l'en-cas servi dans le petit sanctuaire shintō (Shinto shrine) qui sert de salon sont japonais... et Mrs Gardiner rêve de faire le tour du parc dans un phaéton tiré par deux zombies...
7) Quand Bingley arrive trop tôt (chapitre 55), les jeunes filles sont en tenue de combat et en séance d'entraînement ; il est convié à chasser les zombies migrateurs avec Mr Bennet.
8 ) La confrontation entre Elizabeth et Lady Catherine a lieu dans le dojo, et Lady Catherine cherche à tuer Elizabeth quand elle refuse de promettre de ne pas épouser Darcy. Victorieuse, Elizabeth lui fait grâce.


★ ★ ★ / 5.
La liste de mes envies, Grégoire Delacourt. Dans la première et plus grande partie du livre, il ne se passe pas grand chose, mais on finit par s'attacher au personnage de Jocelyne, à sa vie un peu misérable mais si belle et simple et qui la rend heureuse (qui est-on pour la juger, après tout ?). Quand elle reçoit la lettre de ce traitre de Jocelyn qui a été méchant avec elle depuis sa fausse couche, et qui a tendance à la prendre pour le larbin de service, je me sens rendue compte que j'aurais été fortement déçue si elle s'était remise avec lui comme si de rien n'était. La fin est en demi-teinte, car Jocelyne retrouve un amour ancien perdu de vue depuis longtemps, mais on sent bien qu'elle ne pourra plus se sentir autant en confiance qu'avant, quand elle n'avait pas encore connu l'ombre de la trahison. Il est agréable de se rendre compte qu'il est possible d'aimer les joies simples de la vie. Certes, l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il y contribue en partie, mais dans ce cas précis Jocelyne a pris le parti de se rendre heureuse sans lui : la preuve, quand elle se met à quantifier ce qu'elle pourrait acheter avec cet argent, et qu'elle rajoute les prix à côté, on se rend compte qu'au final elle souhaite beaucoup de choses qui sont tout à fait abordables au bout d'un certain temps (sauf les gros achats comme la voiture, bien sûr).
Selon le critique de L'Express, ce roman, dans un contexte de crise économique, touche les lecteurs qui redécouvrent les joies simples de la vie.
Jocelyne est une modeste mercière habitant à Arras. Elle est mariée à Jocelyn, son premier amour, ouvrier dans l'usine de glaces Häagen-Dazs de la ville et ils sont parents de deux grands enfants, partis faire leur vie. Jocelyne tient, en plus de sa boutique, un blog, « dixdoigtsdor », qui rencontre un certain succès. Elle se souvient souvent de la vie qu'elle aurait souhaitée mais réussit néanmoins à être heureuse dans l'existence qu'elle mène.
Poussée par des amies, elle joue pour la première fois à l'Euro Millions et gagne 18 547 301 euros et 28 centimes. S'étant rendue compte à quel point son existence en sera bouleversée, elle décide de n'en parler à personne, cache le chèque de son gain. Elle rédige alors la liste de ses envies, et décide de ne rien changer à sa vie, pour ne rien changer à son bonheur jusqu'à ce que Jocelyne s’aperçoive que le chèque a disparu. Son mari, censé être parti en Suisse pour une formation professionnelle, ne revient pas; Jocelyne a des doutes et appelle son entreprise. Elle apprend qu'il a pris une semaine de congé, mais n'est pas dupe. Jocelyn s'est enfui à Bruxelles en possession du chèque de 18 547 301,28 euros. La vie de Jocelyne est détruite; elle est anéantie. Elle voit toujours son père qui est en centre de soins et atteint de la maladie d’Alzheimer: il oublie tout toutes les six minutes. De son côté, Jocelyn vit une vie de luxe mais n'est pas heureux. Il connaît une solitude misérable dans sa trop grande maison. Il décide dix-huit mois plus tard d'écrire une lettre à sa femme en s'excusant et en expliquant les raisons de son geste. Depuis cette trahison, Jocelyne a laissé sa mercerie à son employée et est partie dans le sud de la France. Elle apprendra plus tard que Jocelyn s'est laissé mourir dans sa maison....


★ ★ ★ / 5.
Le meilleur des mondes, Aldous Huxley. Le troisième chapitre, celui où l'on explique comment les enfants sont conditionnés en fonction de leur classe, pour aimer certaines choses et en détester d'autres, m'a beaucoup plu. J'ai été fascinée par la logique mise en œuvre dans cette partie du roman : au départ, on conditionnait les enfants à aimer les fleurs et la nature, et les transports. Mais ils se sont ensuite rendus compte que le fait d'utiliser les transports ne servait à rien, car les adultes ne payaient pas pour aimer et rester dans la nature. Donc ils ont décidé de les empêcher d'aimer la nature, en leur proposant des fleurs (qui, à leur contact, électrocutent les enfants), pour les habituer à détester la nature mais plutôt préférer les sports de plein air : ainsi ils seront obligés à la fois de payer pour les transports et pour le matériel d'équipement des sports de plein air. Cette logique jusqu'au-boutiste m'a énormément fasciné.
Malgré le fait qu'elle vive dans une société qu'elle a entièrement intégrée, le personnage de Lénina est constant et je l'apprécie pour ça : elle aime un homme à la fois, sans se soucier des convenances. Quant au personnage du Sauvage, avec ses allures de Sauveur de l'humanité, de Christ nouveau, il m'agace : de quel droit se permet-il de juger de l'extérieur une culture qu'il ne comprend ni ne maîtrise, quitte à vouloir imposer la sienne à tout prix ! Comme lorsqu'il décide de jeter les pilules de soma à l'hôpital. Je préfère au contraire la résistance de Helmholz Holmes, malgré sa grossièreté à la lecture de Roméo et Juliette. Et j'aime beaucoup aussi les citations éparses de ci de là de Shakespeare "O brave new world who has such people in it !" et "Impudent strumpet !".

Le Meilleur des mondes (Brave New World) est un roman d'anticipation dystopique, écrit en 1931 par Aldous Huxley. Il parait en 1932. Huxley le rédige en quatre mois seulement, à Sanary-sur-Mer, dans le sud de la France. Vingt-cinq ans plus tard, Huxley publie un essai dédié à ce livre, Retour au meilleur des mondes, insistant notamment sur les évolutions du monde qu'il perçoit comme allant dangereusement vers le monde décrit dans son ouvrage. Le titre original du roman, Brave New World, provient de La Tempête de William Shakespeare, acte 5 scène 1. John, le « Sauvage », reprend souvent cette phrase dans le roman (chap. 8, 11, 15). Dans la pièce de Shakespeare, la phrase est ironique et la traduction française reprend la même ironie, mais en référence à la littérature française : le « meilleur des mondes possibles » du Candide de Voltaire.
L'histoire débute à Londres, en l’an 632 de Notre Ford, dans un bâtiment gris nommé « Centre d'incubation et de conditionnement de Londres-Central ». Dans le monde décrit par l'auteur, l'immense majorité des êtres humains vit au sein de l'État mondial – seul un nombre limité de « sauvages » est encore regroupé dans des réserves. L'enseignement de l'Histoire est jugé parfaitement inutile dans ce monde, on apprend que les sociétés anciennes ont été détruites par un conflit généralisé connu sous le nom de « Guerre de Neuf Ans ». C'est l'unique garde-fou motivé par tous les aspects de l'individualisme ou de la culture, ardemment combattus par la société.

Le Meilleur des mondes décrit une société future dotée des caractéristiques suivantes :

   La société est divisée en sous-groupes, des Alphas aux Epsilons, en fonction de leurs capacités intellectuelles et physiques. L'appartenance à un groupe ne doit rien au hasard : ce sont les traitements chimiques imposés aux embryons qui les orientent dans l'un des sous-groupes plutôt qu'un autre, influençant leur développement.
   Ces sous-groupes, qui constituent des castes, coexistent avec harmonie et sans animosité, chacun étant ravi d'être dans le groupe où il a été placé. Et pour cause, des méthodes hypnopédiques (répétitions de leçons orales durant le sommeil) conditionnent le comportement de chacun dès le plus jeune âge.
   La reproduction est entièrement artificielle. Non seulement la notion de parenté ne correspond plus à une réalité courante, mais son évocation est considérée comme vulgaire, voire obscène.
   La sexualité est uniquement récréative.
   Le conditionnement dirige les goûts des membres de la société vers des loisirs nécessitant l'achat d'équipements spécialisés au lieu de l'appréciation des passe-temps gratuits ou bon marché. On les conditionne, par exemple, à ne pas aimer la nature, au motif que ce goût n'engendre pas assez d'activité économique.
   Les loisirs sont omniprésents à la condition expresse qu'ils soient en groupe. Le sexe sans limite est encouragé dès la plus petite enfance, comme une relation sociale récréative comme une autre.
   Le soma est une drogue parfaite, sans effet secondaire, hormis qu'elle diminue fortement l’espérance de vie, avec une limite maximum à 60 ans. Elle est distribuée par l'administration. Cette drogue empêche les habitants d'être malheureux. Elle agit sur un mode anxiolytique.
   Sur le plan religieux, le régime est théocratique. Cela dit, les notions de religion et de théocratie y sont inexistantes et il en va de même pour toutes les autres notions associées à la religion, sauf l'hérésie, qui peut être punie de déportation, et le sacrilège.
Huxley fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 600 après Ford. Ce roman pousse à son paroxysme les conceptions sur l'eugénisme qui était alors considéré par la communauté scientifique, et particulièrement par les généticiens et les biologistes, comme une science à part entière. D'ailleurs, Julian Huxley, frère d'Aldous Huxley, était un éminent généticien partisan de l'eugénisme (nommé à la tête de l'UNESCO en 1946). Le Meilleur des mondes dénonce les méfaits de l’utopie en tant que conceptualisation fausse et assujettissante. L’épigraphe qui introduit l’œuvre cloue au pilori l’utopie et invite les intellectuels à l’éviter pour échapper au piège idéologique qu’elle tend ;

   « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre. »
— Nicolas Berdiaeff

Ce monde qui se veut parfait anticipe ceux de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (1953) ou d’Un bonheur insoutenable d'Ira Levin (1970).
Le Meilleur des mondes a été présenté comme une vision pessimiste du futur de la société de consommation.





Lectures : Mai 2016.

★ ★ ★ / 5.
Farenheit 451, Ray Bradbury. Je retiens de cette histoire le récit d'un homme seul, d'une mélancolie, d'une tristesse qui transpire par tous les pores de ce livre. En refermant le livre, sa nostalgie m'a frappé. Le titre de l'ouvrage, Fahrenheit 451, fait référence à la température en degrés Fahrenheit à laquelle, selon Bradbury, le papier s’enflamme et se consume, soit environ 232,8 °C. En fait le titre de l'ouvrage évoque deux choses : les autodafés organisés par les pompiers et plus symboliquement la lecture rendue impossible par l’atrophie de tout intérêt pour la chose littéraire. Fahrenheit 451 est une dystopie. Il s'agit d'une contre-utopie, un récit qui déroule la vision pessimiste d'un futur sombre, souvent totalitaire, à l'opposé de toute amélioration ; à visée didactique, l’œuvre appartient au genre de l’apologue.

La société déshumanisée décrite par Fahrenheit 451 montre que de nombreuses valeurs humaines ont disparu : l’amour, puisque Montag et sa femme ne se rappellent plus leur première rencontre; l’intelligence, les gens se contentant de l’opinion officielle et les « gardiens de la vérité » eux-mêmes, comme Beatty, ne comprenant pas ce qu’ils disent, puisque d’après eux la culture et le dialogue se résument à un échange de citations; la communication, chacun faisant preuve d’un égoïsme forcené. Les gens sont redevenus des enfants, ils vivent dans l’immanence et l'indifférence et veulent uniquement agir : « Les gens ne parlent de rien. » Enfin, cette société est probablement redevenue primitive, puisqu’elle pratique le culte de la violence, au nom du bonheur.
L’échec d’une société du bonheur. La société présentée par Fahrenheit 451 est a priori parfaite, puisque les gens qui y vivent sont heureux, comme l’explique Beatty dans son discours. Cependant, ceci n’est qu’une illusion. En effet, dès les premières pages, Montag se rend compte qu’il n’est pas heureux. Inconsciemment, Mildred sait qu’elle n’est pas heureuse, puisqu’elle tente de se suicider à l’aide de somnifères. D’ailleurs, son cas n’est pas exceptionnel : « Des cas comme ça [...] on en a tellement depuis quelques années. »
Par ailleurs, sous couvert de proposer le bonheur aux gens, cette société machiavélique en profite pour leur vendre une foule de produits. Ainsi, Montag s’est mis dans une situation financière délicate pour pouvoir offrir à sa femme sa télévision murale. De plus le système profite aussi de leur inconscience pour leur vendre des choses bien plus importantes, comme un président ou une guerre.
Finalement, cette bêtise élevée au rang de manière de vivre finit par se retourner contre la société elle-même. À force de niveler son niveau par le bas, elle devient incapable de faire face à sa propre déliquescence. Les infirmiers qui sauvent Mildred après sa tentative de suicide reconnaissent l'étendue de ce fléau, mais ne semblent ni le comprendre, ni s'en inquiéter. Le gouvernement ordonne la chasse aux livres, mais ne s'intéresse pas aux hommes-livres, qui en sauvent le contenu. Enfin, si les raisons de la défaite finale ne sont pas clairement expliquées, on les devine aisément : l'intelligence, indispensable à la mise en place de stratégies et à l'innovation technologique, a fait défaut aux militaires.

Ce qui a causé l’émergence d’une telle société :

   Les méfaits de l’émergence d’une culture de masse. Comme le décrit le pompier Beatty, l’émergence d’une telle société n’a été rendue possible que par l’émergence d’une culture de masse, facilitée par la déliquescence du système scolaire :« Le cinéma et la radio, les magazines, les livres sont nivelés par le bas en une vaste soupe ». Les gens se sont désintéressés de la culture et ont préféré faire du sport ou regarder la télévision.
   L’absence de mobilisation des intellectuels. La situation a aussi été rendue possible par le fait que les intellectuels comme Faber ne se soient pas mobilisés : « J’ai vu où on allait, il y a longtemps de ça. Je n’ai rien dit. Je suis un de ces innocents qui auraient pu élever la voix quand personne ne voulait écouter les « coupables ». » Ce message peut être considéré comme un appel à la communauté des intellectuels pour qu’ils se mobilisent contre l'analphabétisation de la société.

Les solutions et l’opinion de Bradbury sur le bonheur :

   « L’échec de la révolution ». Selon Bradbury, fomenter une révolution pour tenter d’inverser le processus est voué à l’échec. En effet, le régime est trop puissant, d’ailleurs Montag se fait prendre. Mais, plus que dangereuse, une telle tentative est inefficace, comme le laisse entendre le titre de la partie où est décrite la révolution (Le tamis et le sable). Le message révolutionnaire (le sable) ne serait pas écouté par la population (le tamis), obnubilée par la télévision.
   « Une vision humaniste de l’homme et du monde ». Bradbury croit cependant qu’il faut garder l’espoir, car une société comme celle qu’il dépeint n’est pas viable; en effet, elle a perdu la guerre; Il faut attendre des temps meilleurs. De plus, tout peut recommencer : « C’est ce que l’homme a de merveilleux, il ne se laisse jamais gagner par le découragement ». Enfin, pour lui, le bonheur consiste à jouir des bonheurs prodigués par la nature et non de bonheurs artificiels : « Regarde le monde, il est plus extraordinaire que tous les rêves fabriqués ou achetés en usine. »


★ ★ / 5.
Une saison à Longbourn, Jo Baker. L'histoire reprend la trame originale d'Orgueil et Préjugés, de Jane Austen, mais du point de vue des domestiques qui y travaillent. Ainsi, on suit l'histoire de Sarah, une jeune fille d'environ l'âge d'Elizabeth Bennet et de ses sœurs, et l'idée est ici de laisser le glamour et de mettre en avant ce qui ne serait jamais dit par une société anglaise du 19ème siècle. Ainsi, Sarah fait à un moment référence au fait que les demoiselles Bennet tombent, elles aussi, malades, ont la colique, leurs règles, mais que pour leurs vêtements restent impeccables il faut aussi se souvenir qu'il y a les petites mains qui y travaillent. Sans surprise, Wickham est un personnage détestable aux tendances pédophiles. Dans la seconde partie du livre, l'histoire en flash-back de James n'était pas nécessaire : j'aurais préféré qu'il se confie directement à Sarah, plutôt qu'il se souvienne "juste" : cela aurait créé une meilleure connexion entre eux. Mrs Hill est l'un des personnages les plus positifs du livre, car elle fait attention à toute sa petite famille composée et ne pense qu'à leur bien et à les mettre à l'abri du danger. Même Elizabeth, en demandant égoïstement à Sarah de la suivre dans sa nouvelle vie de femme mariée, fait preuve d'un égocentrisme difficilement surpassable. Autant celui-ci peut passer du côté de M. Darcy (même s'il est aussi agaçant) car à l'époque les hommes et les femmes étaient divisées en deux parties extrêmement distinctes de la société, autant le fait que Elizabeth perde de vue son amitié avec Sarah une fois épouse de Darcy, à la reléguer uniquement à la couture de ses sous-vêtements et en l'ignorant le reste du temps, on peut finir par comprendre pourquoi Sarah ne souhaite plus rester avec elle et au contraire souhaite la quitter pour retrouver James, celui qu'elle aime vraiment. Dommage cependant, que je n'aie pas ressenti véritablement l'alchimie entre les deux.

★ ★ ★ / 5.
La Viking insoumise, Johanna Lindsey. Un petit roman d'amour assez mignon et jouant assez intelligemment sur les critères habituels des héroïnes de ce genre d'histoire. Ainsi Kirsten refuse de se soumettre : tout d'abord, elle décide de se faire déguiser en garçon pour avoir le même traitement que ses amis prisonniers ; et ensuite, elle accepte les ordres du seigneur Royce, mais sans plaisir quand elle n'est pas d'accord. Elle ne se plaint pas, est capable de se débrouiller toute seule pour se sortir d'affaire, et est même capable de se battre à l'épée contre des hommes eux aussi armés pour se défendre. Elle n'est pas seule, elle doit donc penser à son clan aussi, et à la manière dont elle peut les aider à s'échapper quitte à se sacrifier. C'était une histoire plutôt rafraichissante, qui fait réfléchir sur la nécessité, dans les romans d'amour, de garder intact les rôles traditionnels féminin/masculin ainsi que les tâches qui leur sont associées. Et ça, c'est assez rare pour mériter la peine de le noter.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Mer 22 Juin - 15:04


Lectures : Juin 2016.

★ ★ / 5.
9. Eric (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Faust Éric est le neuvième livre des Annales du Disque-monde de l'écrivain anglais Terry Pratchett. J'ai moins apprécié cette parodie que les autres, je ne pourrais pas exactement dire pourquoi. Eric, adolescent passionné de magie, fait revenir Rincevent des Dimensions de la Basse-Fosse où il avait été projeté à la fin de Sourcellerie, en voulant invoquer un démon. Par une magie qu'il n'explique pas, Rincevent emmène Eric en de nombreux lieux (et temps) sur le Disque :
   Dans l'empire Tezuma (parodie des Incas)
   À Tsort à l'époque de la guerre contre Ephèbe. Tsort et Ephèbe représentent respectivement Troie et la Grèce, et leur interminable guerre.
   À la rencontre du Créateur, ce personnage mythique qui aurait créé le Disque.
   En Enfer, dont Astfgl, le nouveau roi des démons, tente de rationaliser le fonctionnement en le gérant comme une entreprise moderne, et en remplaçant la souffrance des damnés par l'ennui bien pire à supporter selon lui.

   Parodies de :
       Faust, de Johann Wolfgang von Goethe
       La Divine Comédie de Dante
       Le monde de l'entreprise, la vie dans les bureaux.


★ ★ ★ / 5.
La vie troublée d'un tailleur pour dames, Bulbul Sharma. C'est un livre qui se passe en Inde et qui m'a donné envie de manger indien. Au départ, j'ai eu du mal à replacer l'histoire à une époque précise ; je l'imaginais bien au 19ème siècle, ou au début du 20ème siècle. Ca m'a fait un choc de découvrir que, encore de nos jours, des personnes vivant dans des campagnes reculées, vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le personnage principal, Janak, est assez attachant mais il se fait souvent des films. Dans notre société moderne occidentale, la situation serait déjà réglée depuis longtemps : il aurait déjà pu poser la question à sa femme. Mais le livre a commencé à me lasser vers le milieu : en réalité, ils font tous une montagne de quelque chose qui ne s'est pas vraiment produit (puisqu'il s'agit d'un accident causé sans préméditation par le jeune albinos). Tout se finit en queue de boudin, comme si l'auteur voulait que tous ses personnages finissent heureux malgré les actions qu'ils ont effectuées. Cela m'a un peu dégrisé de ses magnifiques descriptions de ce coin de l'Inde. Janak le tailleur est mélancolique. Il rêve de gagner l'amour de Rama, sa si belle et maussade épouse, sans oser lui avouer sa flamme. Car à Giripul, au pied de l Himalaya, le mariage est moins une affaire de sentiments que de raison. Dans sa boutique, par contre, les clientes adorent se confier à Janak, lui raconter leurs rêves. Ou leurs cauchemars.
Un soir, alors que la communauté est rassemblée sous le chapiteau d un magicien ambulant, un cadavre se matérialise devant la boutique de Janak, bouleversant la vie du paisible Giripul. Tout le monde devient suspect : la coiffeuse chinoise, maitresse du chef de village, Shankar le pêcheur qui s est improvisé détective, Lala, le patron du salon de thé et son cuisinier ex-tueur à gages... Le petit tailleur arrivera-t-il à résoudre le mystère et Giripul à retrouver enfin la sérénité ?
Regorgeant des parfums, des couleurs, des sons d un petit paradis oublié par le temps, un roman sur l Inde comme on en lit peu, servi par la plume sensuelle, pleine de tendresse et d humour de Bulbul Sharma.


★ ★ ★ / 5.
Le retour du capitaine Emmett, Elizabeth Speller. Un livre à la fois sombre et léger. Un homme revient de la guerre de 14-18, et apprend la mort de sa femme et de son fils unique. Il décide de tout laisser derrière lui et de reprendre sa vie à zéro. Quand soudain la sœur d'un de ses anciens amis (désormais mort, apparemment d'un suicide) reprend contact avec lui pour lui demander de lui donner des informations sur son frère. Il apparait évident qu'il avait plus jeune le béguin pour cette jeune femme, et il accepte donc de mener l'enquête pour elle. Cela lui permet d'en découvrir plus sur la vie d'Emmett, en s'improvisant détective privé. On apprend au final que c'est le père d'un soldat fusillé pendant la première guerre mondiale, qui tue tous ceux qui ont participé au peloton d'exécution commandé par le capitaine Emmett. Cependant, il s'agissait de son fils illégitime, non reconnu par lui pour préserver les apparences. La fin est un peu simpliste, un peu bancale : son ami Charles revient grâce à un concours de circonstances un peu banal (il avait oublié quelque chose, ce qui lui permet de désamorcer le père qui essaye de tuer le détective privé). Cela se termine en demi-teinte : le père se suicide, les morts sont donc vengés en échange de la vie de leur tueur ; le personnage principal finit par se pardonner d'avoir survécu à ses amis soldats ainsi qu'à sa femme et à son fils, et décide de se reconstruire, mais il ne peut pas épouser la femme qu'il aime. Un roman sentimental qui a au moins le mérite de parler du stress post-traumatique éprouvé par les soldats après des actes ignobles et barbares qu'on les forçait à commettre au nom de leur patrie.

★ ★ ★ / 5.
La fille du parrain (tome 2), Gabrielle Zevin. Suite du tome 1 du même nom. Le personnage d'Anya grandit, ainsi que tous les autres membres qui gravitent autour d'elle (sa sœur, son petit ami, etc.) Elle est obligée de s'enfuir au Mexique, où elle se fait de nouveaux alliés, et où elle en apprend un peu plus sur la ramification du complot que fomentent ses ennemis contre son entreprise de chocolat. Le livre se termine sur la promesse d'une nouvelle manière de faire des profits grâce aux chocolats Balanchine dont elle est l'héritière.

★ ★ / 5.
La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt. Livre lu. Histoire de peu d'intérêt sur la révélation de l'auteur (il s'agit d'un livre autobiographique) quant à la possible existence de Dieu, qu'il aurait ressenti alors qu'il se perdait en plein milieu du désert. La première moitié du livre nous conduit à comprendre pourquoi il se retrouve là-bas et pourquoi il se perd ; la seconde moitié du livre nous incite à réfléchir sur les conséquences de cet égarement et sur l'existence d'un Dieu réel ou rêvé. Entre les deux parties, 10 lignes grand maximum sur ce qu'il a réellement éprouvé durant cette nuit de feu (terme repris à Blaise Pascal) : c'est-à-dire pas grand chose, si ce n'est des sensations qu'il nous dit ne pouvoir définir et ne pouvoir exprimer en mots cohérents. En bref, génial quoi. Une seule phrase, vers la fin, m'a cependant marqué : "Si on me demande si je crois en Dieu, je réponds : Oui ; Si on me demande si Dieu existe, je réponds : Je ne sais pas." Son style est très oralisé, ce qui permet une lecture assez fluide. Cependant, dans son style d'écriture, il fait beaucoup trop de listes : on dirait qu'il a peur d'oublier quelque chose, alors il pose des mots, des adjectifs, les uns à côté des autres, uniquement séparés par des virgules. Il est possible que ce soit sa manière d'écrire, je ne sais pas puisque je n'ai lu aucun autre livre de lui. Cependant, je n'en ai guère spécialement envie, si je me base uniquement sur La nuit de feu pour faire ce choix.

★ ★ ★ / 5.
Brave new world, Aldous Huxley. Fichier audio sur youtube.Même résumé que pour sa lecture en français, sauf que cette fois-ci je me suis concentrée sur les sonorités anglaises. J'ai beaucoup apprécié d'écouter les citations originales de Shakespeare, plutôt que leur traduction non littérale en français. Je me suis bien sûre aidée du texte original en anglais pour suivre à nouveau cette histoire, mais j'y ai cependant pris grand plaisir, sans doute principalement parce que je me suis rendue compte que j'arrivais à suivre l'histoire et à comprendre les mots utilisés sans grand problème : ce qui est une victoire pour moi qui aimerais me sentir encore plus à l'aise en anglais.



Lectures : Juillet 2016.

★ ★ ★ / 5.
La jeune Epouse, Alessandro Baricco. Un livre incroyablement hypnotique. Au départ, on a du mal à suivre, car le narrateur écrit à la troisième personne du singulier, et tout à coup se met à utiliser des "Tu". Il n'y a pas non plus de tirets pour expliquer que quelqu'un est en train de parler, et il faut donc parfois relire plusieurs fois le même passage avant de pouvoir vraiment entrer dans l'histoire. Italie, début du XXe siècle. Un beau jour, la Jeune Epouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et débarque d'Argentine, car elle doit épouser le Fils. En attendant qu'il rentre d'Angleterre, elle est accueillie par la Famille. La Jeune Epouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la séduit et fait son éducation, dûment complétée par la Mère, et le Père la conduit dans un bordel de luxe, où elle écoutera un récit édifiant, qui lui dévoilera les mystères de cette famille aux rituels aussi sophistiqués qu'incompréhensibles.
Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d'expédier toutes sortes d'objets étranges, qui semblent d'abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en villégiature d'été, la Jeune Epouse décide de patienter seule, une attente qui sera pleine de surprises. Avec délicatesse et virtuosité, l'auteur de Soie et de Novecento : pianiste ne se contente pas de recréer un monde envoûtant, au bord de la chute, qui n'est pas sans rappeler celui que Tomasi di Lampedusa dépeint dans Le Guépard.
Il nous livre aussi, l'air de rien, une formidable réflexion sur le métier d'écrire. Finalement, après plusieurs années, six environ, le fils revient. Il retrouve la jeune Epouse, sans une explication, dans le bordel où se trouvait sa mère avant elle, car selon la jeune Epouse tout recommence, comme un cycle : et comme le père du Fils est mort entre les cuisses de la Mère (alors prostituée), cela décide la jeune Epouse à en faire de même.


★ ★ / 5.
K.Z.W.R.13, C.-A. Cromarty. Une petite histoire à laquelle j'ai participé sur Wikisource (pour la mettre en forme, à partir des fac-similés). Un peu niaise, dans le genre d'histoire qu'on pourrait trouver dans un roman feuilleton, dans un roman de gare : un peintre qui se fait embaucher pour partir aux USA pour prendre des renseignements sur les prisons et sur une éventuelle guerre entre les USA et le Mexique, tombe amoureux d'une danseuse justement américaine qui habite justement là où il est censé se rendre. Entre temps il rencontre un voleur qui lui vole des choses sans importance. Entre temps, un homme se fait assassiner dans une banque, et le français Marius se lie d'amitié avec un détective américain qui traque le voleur qui a volé Marius, et qui décide d'aider à élucider le crime. Marius se prend d'amitié, comme ça, pour le principal suspect : le directeur de la banque, un jeune homme bien sous tout rapport, mais que tout accuse. Il s'agit d'une situation impossible, d'autant plus qu'il faut accéder à des documents secrets de mobilisation pour la guerre contre le Mexique, mais que ceux-ci se trouvent dans un coffre impénétrable (genre, comme si c'était possible). Beaucoup de bla bla, le personnage de la mère de Ketty se comporte comme quelqu'un d'extravagant, jusqu'à ce que par le plus grand des hasards et la plus impossible des coïncidences Marius, qui est en fait peintre et n'a aucune expérience dans ce domaine, trouve la clé de l'énigme : il s'agissait du frère longtemps disparu du directeur de la banque. Et le tué était un ripoux. Donc tout est bien qui finit bien, le directeur peut se marier avec sa fiancée, et Marius avec la sienne. The end. Un poil ridicule, mais pas plus étonnant que cela pour l'époque.

★ ★ / 5.
Trois histoires d'amour, Elizabeth Gaskell, Dinah Maria Mulock. Trois histoires de qualité inégale. Lisette Leigh, la première, raconte l'histoire d'une femme de mauvaise vie qui finit par avoir un enfant hors mariage, mais qui l'aime suffisamment pour le confier à une femme qui s'en occupe bien, et lui donne de l'argent régulièrement. La seconde, Une mésalliance, raconte l'histoire d'un fils riche qui se met à épouser, contre toute attente, une jeune fille qui n'a ni nom ni fortune ni titre, au lieu d'aimer la lady qui lui est destinée. Cela fait le plus de mal à sa mère, mais au final tout le monde finit par s'en remettre. La troisième et dernière, Lord Erlistoun, a été la plus fastidieuse à lire car selon les convenances du 21ème siècle une telle chose ne se serait jamais produite : une femme plus âgée de quatre ans que l'homme qu'elle aime refuse de l'épouser car elle est persuadée qu'il ne l'aime que d'un amour d'enfant. Aujourd'hui, elle se serait mariée, pour divorcer une fois que leur amour se serait fané. Plutôt que de prendre tous ces chemins de traverse qui finissent par peser assez lourd dans la narration. Car au final, le seul que l'on souhaite heureux dans cette dernière nouvelle, c'est le narrateur : il fait tout ce qu'il faut qu'il fasse pour rendre sa famille heureuse et s'assurer qu'elle ne manque de rien, et on se rend compte assez vite qu'il est secrètement amoureux de sa cousine Jeanne, qui elle même perd inutilement son temps avec le fameux lord Erlistoun.

★ ★ / 5.
Le mur invisible, Marlen Haushofer. Lecture indigeste. Difficile de se concentrer sur plus de 10 pages à la fois, ce qui rend le livre interminablement long et lourd. Histoire d'une femme dans la 40aine/50aine qui accompagne un couple d'amis dans un chalet de montagne. Pendant que ceux-ci s'en vont au village, elle reste avec le chien. Elle les attend le lendemain, mais comme ils ne reviennent toujours pas elle va à leur rencontre... jusqu'à heurter un mur invisible. A partir de ce moment-là, elle chercher les contours du mur, et se rend compte que la vie de l'autre côté (de celui où elle ne se trouve pas) a arrêté son cours. A l'intérieur du mur se créé donc une espèce d'écosystème dont elle doit réguler les moindres parties tout en s'efforçant de survivre avec l'aide d'un chien de compagnie/chasse à l'occasion, d'une vache qui lui procure du lait, et d'une chatte pas forcément toujours très conciliante. Elle s'attache à tout le monde, or tous les chatons meurent les uns après les autres, et le chien et le veau de la vache se font tuer par un homme (dans les 10 dernières pages du livre). Ce n'est pas un livre sur la survie, car au final le personnage principal dont nous ne connaitrons jamais le prénom se débrouille assez bien, et trouve une solution à tout comme si c'était l'évidence même ; en réalité il s'agit surtout d'un livre contemplatif, et rien que pour cela vraiment très barbant.

★ ★ / 5.
Pour une nuit ou pour la vie, Sandra Field. Un roman Harlequin avec un arrière-goût de dépassé. En effet, la femme se retrouve honteuse d'être tombée dans les bras d'un Don Juan qu'elle déteste, juste pour une nuit. Aujourd'hui, certaines femmes pourraient se sentir honteuses, mais en réalité ce ne serait pas aussi grave que ce qu'en pense Diane Fraser, le personnage principal de cette histoire. Les personnages secondaires, sa mère, son beau-père et le cousin de Jordan Holt ne sont guère plus qu'esquissés. Dommage, cela aurait apporté de la profondeur à cette histoire... même si cela ne correspond pas au genre. En lisant certains commentaires, j'ai commencé à me poser des questions et ai regardé par curiosité la date : 2001. Evidemment, ça explique pourquoi Diane ne veut pas avorter (sans qu'aucune raison ne soit légitimée), qu'elle accepte de se marier avec le père de l'enfant (alors qu'elle pourrait l'élever toute seule) et pourquoi elle accepte d'arrêter de travailler (alors qu'elle avait une très bonne position auparavant). Elle accepte même de s'enfermer dans une maison quasiment inhabitée, dans laquelle elle se sent mal à l'aise et où elle ne connait personne : ok elle aime Jordan ; mais si Jordan l'ignore et fait comme si elle n'existait pas, alors qu'est-ce qui l'empêche de partir de Vancouver et de reprendre son appartement à Manhattan ? Ou bien d'aller demander le soutien de sa mère ? Les deux derniers retournements de situation sont risibles (une ex vient montrer des photos d'elle et de Jordan à Diane, qui la croit sur parole et s'imagine que ces deux-là couchent vraiment ensemble) ; quant à l'histoire des cambrioleurs, ce n'est qu'un prétexte pour que Jordan se rende réellement compte de ses sentiments pour Diane et accepte de lui dire "Je t'aime." Ridicule. Cependant, vu l'époque, c'est un acte incroyablement transgressif pour l'héroïne de se donner à un homme qu'elle ne connait pas juste par désir, juste pour une nuit. Le jeu de pouvoir entre eux, avant que les sentiments s'en mêlent et rendent le tout incroyablement mièvre, me plait beaucoup et m'inspire une scène.


Lectures : Août 2016.

★ ★ ★ / 5.
Les aventures d'Olympe McQueen, Sophie Henrionnet. Petit livre de chick lit français plutôt sympathique à lire. Le personnage a plein de défauts et se met dans des situations fort gênantes (mais elle a l'habitude et les gère comme si elles faisaient partie de son quotidien). Vers la fin, mélange de romance et d'intrigue policière (qui ne fait guère long feu), qui permet de passer un bon moment tout en bronzant dans le jardin au soleil.

★ ★ / 5.
Une graine en cadeau, Gilles Abier. Livre pour enfant racontant l'histoire d'un petit garçon méchant et désagréable et égoïste, qui change une fois qu'il reçoit une graine magique qui ne pousse que si ses intentions sont gentilles, pures et honnêtes. Livre un peu trop manichéen.

★ ★ / 5.
Les tribulations d'une jeune divorcée, Eliette Abécassis. Chick-lit sans aucune romance. Il s'agit, ni plus ni moins, d'une jeune femme tout juste divorcée avec deux enfants en bas âge, qui tombe amoureuse de tous les potentiels hommes célibataires qu'elle croise, et qui se fait des films incroyables sur ses potentielles futures histoires d'amour. Dans le genre, j'ai bien plus préféré Olympe McQueen, qui passe moins de temps à se plaindre et à geindre, et Bridget Jones, bien plus drôle. Ce roman traîne un peu trop en longueur, et reflète en réalité l'amour inconditionnel du personnage principal, Rebecca, pour ses deux filles. Raconte un peu trop son quotidien, quand je lis des histoires comme ça, c'est aussi pour m'évader un peu, pas pour lire la vie banale d'une jeune femme que je pourrais croiser tous les jours, je cherche un peu de rêve et de romance, et ce roman ne m'a pas du tout émue.

★ ★ ★ / 5.
11. Le Faucheur (Les Annales du Disque-monde), Terry Pratchett. Ce livre suit en parallèle deux histoires différentes : celle d'un sorcier mort-vivant qui essaye de comprendre ce qui arrive dans la ville d'Ank-Morpok, et celle de la Mort qui a été reléguée de ses fonctions. Les contrôleurs de la réalité mettent La Mort à la retraite, n'appréciant pas son intérêt pour les humains. Plus personne n'étant là pour les guider vers l'au-delà, les morts-vivants commencent à pulluler sur le Disque-monde, et à Ankh-Morpork en particulier où l'absence de mort provoque un excès d'énergie vitale, donnant vie à de nombreuses choses inanimées, ce qui crée une pagaille encore jamais connue (une alliance entre prêtres et mages est même envisagée). La Mort trouve du travail comme faucheur au pays de l'herbe octarine, chez mademoiselle Trottemenu, où il découvre la mortalité et ressent désormais le poids des secondes qui s'écoulent dans les fameux sabliers..

Thèmes :
La mort, et ce qui se passe après (sur le même sujet, voir aussi Mortimer et Accros du roc) mais aussi avant et pendant.
La vie et le temps qui passe.
La relation entre les hommes.
Les centres commerciaux qui entourent les grandes villes sont représentés dans ce roman comme des êtres vivants parasites, qui naissent dans les villes, se déplacent vers la périphérie et emmènent avec eux les habitants des villes, qui sont leur force vitale. Ces centres commerciaux naissent du fait des regroupements de caddies qui, eux, naissent de l'éclosion des boules de verres avec des paysages et de la fausse neige dedans (un objet insignifiant se transforme en un objet inoffensif).
Plusieurs allusions à l'histoire de Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Une allusion est faite à Freddy lorsque l'on parle de la rue de l'Orme.


★ ★ ★ / 5.
10. Contes de la pleine lune (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L'album est composé de 38 gags d'une page chacun, d'un de deux pages et d'un de quatre pages, La majorité des gags a pour thème les contes de fée que lisent Mélusine ou Cancrelune et qui parlent de leur rêves de trouver un prince charmant. La dernière histoire donne son nom à l'album : Mélusine est chargée d'endormir Globule, jeune vampire turbulent, en lui lisant un conte. Mais visiblement, la version que donne Mélusine de l'histoire n'est pas du goût de l'enfant….

★ ★ ★ / 5.
11. Mélusine à l’école des maléfices (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L'album est composé de 36 gags d'une page chacun et de deux de quatre pages. La dernière histoire donne son nom à l'album : Cancrelune ayant oublié que les examens de fin d'année commençaient le jour-même, Mélusine tente de lui sauver la mise en prenant son apparence et en passant les épreuves à sa place…

★ ★ ★ / 5.
12. La Belle et la Bête (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L'album est composé de 32 gags d'une page chacun, de quatre de deux pages et d'un de quatre pages. La dernière histoire donne son nom à l'album : Le Docteur Kartoffeln s'est mis en tête de fabriquer une compagne à Winston, le majordome du château, sosie de la créature de Frankenstein…

★ ★ ★ / 5.
13. Superstitions (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L'album est composé de 38 gags d'une page chacun et d'un de six pages. La plupart ont pour thème les superstitions, notamment celles de Cancrelune. La dernière histoire donne son nom à l'album : Lassés de la superstition exagérée de Cancrelune, Mélusine et ses amis vont tenter de la guérir… Cet album de Mélusine porte le numéro 13, nombre au centre de nombreuses superstitions.

★ ★ ★ / 5.
16. Ballet enchanté (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario).  L'album est composé de 27 gags d'une page chacun, d'un de deux pages, de cinq de deux pages, d'un de trois pages et d'un de quatre pages. Contrairement aux autres albums de la série, aucune histoire ne porte le titre de l'album.

★ ★ ★ / 5.
18. Malédiction ! (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Le thème de cet album est les malédictions. La deuxième histoire du livre donne son nom à l'album. Un orage inonde un cimetière près du château, le cavalier sans tête demande l'hospitalité chez Mélusine et demande de l'aide pour le libérer sa Malédiction qui est le seul moyen qu'il trouve le repos éternel. Pendant son séjour, Mélusine et Cancrelune ont un cours de Malédiction à l'école. Lors du cour, Haaselblatt montre une démonstration de malédiction en inversant les corps de Mélusine et Cancrelune. À la fin du cours, il les remet chacune dans leur corps original, mais pas leurs pouvoirs, ce qui fait que Mélusine rate plusieurs de ses vols et de ses potions. Après plusieurs problèmes, elle décide de se libérer de la malédiction, mais dès qu'elle essaie la formule qui lui donne l'apparence de Cancrelune, Cancrelune reste elle-même. Donc elles vont demander à Haaselblatt de les libérer lors de son retour d'un congrès de sorcellerie.

★ ★ ★ / 5.
21. Le Tournoi de magie (Mélusine), Clarke (dessins et scénario). Mélusine, comme toute sorcière entrant dans l'adolescence (elle a 119 ans), perd temporairement ses pouvoirs et ne les retrouvera qu'après un acte charnel. Elle se met alors en quête de l'amour…

★ ★ ★ / 5.
23. Fées contre sorciers (Mélusine), Clarke (dessins et scénario). Après la mort de Cancrelune, Mélisandre décide d'aller à l'école des sorciers. Afin de lui éviter de faire trop de bêtises, Mélusine l'accompagne. Il s'avère alors qu'un étrange mal atteint tous les sorciers et sorcières de l'école de magie...

★ ★ ★ / 5.
Belladone (tomes 1 à 3), Ange (scénario) et Alary (dessins). Tome 1 : Marie ; Tome 2 : Maxime ; Tome 3 : Louis. Nous sommes en 1680, au cœur de la cour de Louis XIV. La Chambre Secrète gère les affaires du pays sans même que le roi s'en aperçoive ; pour cela elle est aidée par des agents surentrainés, dont une certaine Marie, alias Belladone. 1er tome de la BD lu quand j'étais adolescente. Les deux suivants lus en août 2016 à la bibliothèque. Je ne suis pas fan des dessins, mais en voyant les BDs, j'ai voulu voir ce qui se passerait ensuite : ces 3 tomes constituent la première partie de l'aventure de Marie.

★ ★ ★ / 5.
Ugly Love, Colleen Hoover. Histoire d'amour passionnée entre Tate et Miles. Comme dans tous les romans de chick lit, les deux personnages principaux n'ont aucune vie en dehors l'un de l'autre. On ne voit pas Tate étudier à l'université et se faire des amis, on ne voit pas Miles avec son père. L'intérêt du livre repose dans le fait que, dès le début, on sait qu'il s'est passé quelque chose avec Rachel, et on veut savoir quoi. Les deux histoires semblent se dérouler en parallèle, et on attend avec un peu d'impatience le moment où elles vont se rejoindre toutes les deux. Quand Tate Collins rencontre Miles Archer, elle sait que ce n'est pas le coup de foudre. Et pour cause, le beau pilote n'a de temps que pour les aventures sans lendemain. Ils ne peuvent pourtant pas nier leur attraction mutuelle, aussi immédiate que brûlante. Alors pourquoi ne pas se laisser séduire, quand le sexe est si bon ? Pas d'attaches, simplement la passion... Leur arrangement semble parfait, tant que Tate accepte de respecter les deux règles de Miles : Pas de question sur le passé, Ne pas espérer de futur. Cependant, ils vont vite comprendre que le coeur ne suit pas d'autres règles que les siennes. L'amour, même quand il n'est pas une évidence, sera-t-il plus fort que leurs promesses ?

★ ★ ★ ★ / 5.
Bride Stories (tomes 1 à 7), Kaoru Mori. J'aime les histoires racontées, j'aime l'attention portée aux détails (de la menuiserie ou des tissus), et j'aime le supplément à la fin où l'auteur se dépeint en train de donner des compléments de détails en fonction des réponses qu'elle a reçues au questionnaire proposé dans l'édition originale du manga. Il s'agit d'un seinen manga sous forme d'histoire d'amour historique écrit et dessiné par Kaoru Mori. L'histoire se déroule au xixe siècle dans un petit village d'Asie centrale au sud-est de la Mer d'Aral, sur la route de la soie. . Sur fonds de Grand Jeu, le lecteur suit en parallèle les tribulations de Henry Smith, ethnologue travaillant sur les traditions de l'Asie centrale, et accessoirement agent de renseignement pour le gouvernement britannique, et d'Amir et Karluk, un jeune couple autochtone. Le manga débute avec le mariage d'Amir, 20 ans, avec Karluk 12 ans, son cadet et membre d'un clan voisin. Autre village, autres mœurs… La jeune fille, issue d’un clan nomade et chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et bien sûr, Smith, qui tente de se faire aussi discret que possible. On suit leurs péripéties, ainsi que celles de Smith qui décide de quitter leur village dans le tome 4.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Mer 22 Juin - 15:08


Lectures : Septembre 2016.

★ ★ / 5.
Contes et légendes de Savoie, Jean Portail. La première partie raconte des contes, et c'est pourquoi je les ai appréciés. La seconde, sur les légendes concernant plus spécifiquement des endroits et des personnages de Savoie, m'a semblé trop rocambolesque - mais surtout, les commentaires affirmant A CHAQUE FOIS que la Savoie est le pays le plus magnifique du monde et que tout ce qui s'est passé d'important et d'intéressant s'est passé en Savoie - sont tout simplement lassants. Je déteste ce genre d'ethocentrisme, ce chauvinisme lié à une région. Certes, chaque région a des aspects intéressants dont elle peut se permettre d'être particulièrement fière; mais elle a aussi des défauts, et on n'en voit jamais dans ces petites histoires. Je suis donc un peu déçue par la seconde partie du livre.

★ ★ ★ / 5.
Les origines franques T1, Stéphane Lebecq. Documentaire intéressant et instructif sur la naissance de l'empire franc.

★ ★ ★ / 5.
Mercier et Camier, Samuel Beckett. Drôle, cynique, avec un humour noir et grinçant.

★ ★ / 5.
Watt, Samuel Beckett. Autant j'ai beaucoup apprécié Mercier et Camier, autant j'ai trouvé l'histoire de Watt fade et manquant d'intérêt. Cette histoire de majordome qui se fait remplacer est au-delà du genre d'absurde que j'apprécie.




Lectures : Octobre 2016.

★ ★ ★ ★ ★ / 5.
Mécomptes de fées, Terry Pratchett. Roman drôle et touchant à la fois. Un de mes préférés, sans doute grâce aux trois sorcières de Lancre qui se complètent parfaitement, et grâce aux références des contes de fées traditionnels parfois complètement détournés.

★ ★ / 5.
La jalousie, Alain Robbe-Grillet. Un livre du nouveau roman qui a un côté hypnotique, avec la répétition des mêmes scènes, encore et encore, mais sous un point de vue différent. Il est intéressant de constater qu'au début du roman on ne comprend pas pourquoi il y a toujours trois verres, trois assiettes, mais seulement deux personnages en train d'agir. Mais comme il a été lu dans le cadre d'un cours de littérature, moins plaisant que si je l'avais lu uniquement pour moi-même.



Lectures : Novembre 2016.

★ ★ ★ / 5.
The player, Vi Keeland. Romance moderne reprenant un certain nombre de clichés, mais pas trop, en tout cas pas au point de m'en dégoûter. La première fois que Delilah rencontre Brody Easton, c’est dans un vestiaire. La jeune femme est journaliste sportive et, pour sa première interview, elle a décroché le gros lot. Brody, le célèbre footballeur est prêt à tout dévoiler, au sens littéral : lorsque Delilah lui pose sa première question, il laisse tomber la serviette nouée autour des reins ! Heu… Brody est arrogant, macho, insupportable, il n’a vraiment pas grand-chose pour lui à part sa gueule d’ange et son corps parfait. Delilah ne veut en aucun cas sortir avec un type qui veut juste se payer un peu de bon temps. Mais la jeune femme va vite comprendre que rien n’est simple.

★ ★ ★ / 5.
W ou le Souvenir d'enfance, Georges Perec. C'est un classique que j'avais déjà lu au lycée pour le bac. J'en avais donc encore quelques souvenirs. Cependant trop de souvenirs réécrits sur des souvenirs réécrits rendent le roman autobiographique vraiment trop long.

★ ★ ★ ★ / 5.
Nobliaux et sorcières, Terry Pratchett. Ce fut le livre le plus mature que j'aie lu du Disque-monde pour l'instant. Encore une fois, les sorcières de Lancre y jouent un rôle important. Elles sont touchantes, on les voit évoluer. On les aime malgré leurs défauts et leurs faiblesses humaines.

★ ★ ★ / 5.
Rue des boutiques obscures, Patrick Modiano. J'ai aimé la quête de la mémoire, et c'est pourquoi je me suis lassée au moment où il la retrouve.

★ ★ ★ / 5.
Hors de portée, Georgia Caldera. J'ai du mal à imaginer une personne se construire sur une seule et première histoire d'amour, mais c'est la base d'un livre dont l'histoire se tient malgré tout. J'aime que le love interest ne soit pas parfait et ait des défauts. Des vrais. Mais la conclusion est bien trop brusque à mon goût. Un peu de subtilité n'aurait pas fait de mal : c'est comme s'il fallait tout conclure par un happy ending car le livre se termine et qu'il n'aura pas de suite, or certaines choses mettent du temps à se construire ou à se reconstruire, comme la confiance et le pardon.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Sam 31 Déc - 14:42


Lectures : Décembre 2016.

★ ★ ★ / 5.
Le guet des Orfèvres, Terry Pratchett. Un peu décevant, sans doute parce que je n'avais pas compris jusqu'à la fin qu'Edouard del Amort était mort assassiné vers le début du livre. Et aussi parce qu'il y a trop de morts. Samuel Vimes n'y joue pas un rôle très important, et Carotte n'est pas aussi naïf et niais que je l'aime.

★ ★ ★ ★ / 5.
Les tribulations d'un mage en Aurient, Terry Pratchett. Où on retrouve avec plaisir et bonheur Rincevent et Deuxfleurs, comme les deux bons vieux amis qu'ils sont. Et Cohen. L'humour est omniprésent, on passe un très bon moment à la lecture de ce livre. Il y a un petit côté nostalgique, et on est heureux de les suivre et de les retrouver dans leurs aventures - toujours au second degré.

★ ★ ★ / 5.
Masquarade, Terry Pratchett. C'est un plaisir de retrouver nos deux sorcières de Lancre. Dommage que Magrat n'en fasse plus partie. Mais j'aime beaucoup l'humour que l'on retrouve avec le caractère pète-sec de Granny Weatherwax, et le comportement parfois un peu puéril de Nounou Ogg (mais qui sait en réalité exactement ce qu'elle fait pour manipuler son amie Esméralda). Je pense que j'aurais un peu plus apprécié cette parodie du Fantôme de l'opéra si j'avais connu avant l'histoire originale, mais je me suis bien amusée quand même à retrouver certaines références extérieures.

★ ★ ★ / 5.
Le fantôme de l'opéra, Gaston Leroux. Lu après Mascadara, et exclusivement grâce à Mascarade.

/ 5.
Big Boy, Helena Hunting. Nul, dommage. Les scènes de sexe sont assez pauvrement écrites. Un peu fade, et trop de personnages sans vraie profondeur. Arrogant, prétentieux, exaspérant, trop sûr de lui? mais terriblement beau, sexy, et attirant. Randy, joueur star de hockey, fait des ravages. Toutes les filles se jettent à ses pieds. Toutes sauf une : Lily qui ne veut pas se comporter comme n'importe quelle groupie hystérique.Elle est pourtant profondément attirée par Randy. Et après sept ans d'une relation compliquée qui vient de se terminer, elle est prête à se laisser aller pour « un coup d'un soir ». Après tout, cela n'engage à rien? Qu'est-ce qui pourrait bien déraper ? Le problème, c'est que le sexe occasionnel ne suffit plus quand les émotions et les vrais sentiments viennent tout bouleverser.

★ ★ ★ / 5.
La maison des morts, Sarah Pinborough. Histoire fantastique de deux adolescents qui s'apprivoisent peu à peu,  et qui s'aiment et se sacrifient l'un pour l'autre dans un monde alternatif où ceux qui sont marqués finissent par mourir. Poétiquement beau, on s'attache peu à peu aux personnages,
pourtant des adolescents avec plein de défauts, enfermés dans cette prison-hôpital censée les sauver tout en les isolant du reste du monde.




Lectures : Janvier 2017.

★ ★ / 5.
50 nuances plus sombres, E. L. James. Bof bof. L'histoire pourrait être intéressante s'il y avait moins de scènes d'intimité entre les deux personnages, et les commentaires mièvres d'une amoureuse transie à propos d'un homme à tendance psychopathe possédant la mentalité d'un adolescent.

★ ★ ★ / 5.
Le père Porcher, Terry Pratchett. C'était beau. Réutilisation et parodie de la fête de Noël. Un peu trop de personnages à mon goût cependant ; mais la plupart heureusement connus déjà des histoires précédentes.

★ ★ / 5.
14, Jean Echenoz. C'était bien parti, j'aime son style. Mais fin trop abrupte. Lu pour la fac.
Court roman faisant une rupture par rapport aux trois biographies romancées successives publiées par l'auteur, il s'attache à la description des évènements de la Première Guerre mondiale et d'une France qui entre de plain-pied dans l'ère industrielle au travers des destinées de cinq hommes issus des classes moyenne et ouvrière et d'une femme. 14 fait référence à la guerre de 14-18, mais également car il s'agit du 14ème livre publié par Jean Echenoz.



Lectures : Février 2017.

★ ★ ★ / 5.
Carpe Jugulum, Terry Pratchett. A nouveau, une histoire des sorcières de Lancre confrontées à une espèce de vampires. Le trio original de sorcières est remplacé, à présent que Magrat est à la fois devenue reine et mère d'une petite Esméralda et a été remplacée par Agnès en tant que "maid". La fin est douce amère, puisqu'on ne sait pas clairement si Esmé Wetherwax s'est réellement fait transformer en vampire et si elle en est morte.

★ ★ ★ / 5.
Three Blind Mice and Other Stories, Agatha Christie. Nouvelles mettant en scène Miss Marple, Hercule Poirot, et le mystérieux Harley Quinn. Je connaissais déjà The Adventure of Johnnie Waverly, car elle avait été adaptée à la TV dans les Petits meurtres d'Agatha Christie. Les autres, lues directement en anglais, ont été une découverte plaisante.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Lun 22 Mai - 9:19


Lectures : Mars 2017.

★ ★ ★ / 5.
Peleliu, Jean Rolin. De septembre à novembre 1944, l'île de Peleliu, dans l'archipel des Palaos, a été le théâtre d'une des batailles les plus meurtrières de la guerre du Pacifique. Jean Rolin nous en parle en se faisant passer tour à tour pour un historien, un géographe, un touriste, un guide touristique, un ornithologue, un géologue, etc. Livre lu dans le cadre de ma formation.

★ ★ ★ / 5.
Mary Poppins, P. L. Travers. Recueil de petites nouvelles mettant en scène Mary Poppins et les deux grands enfants dont elle s'occupe. J'aime beaucoup le style "british" (comme quand le père des enfants réfléchit sérieusement à se débarrasser des jumeaux Barbara et James pour avoir une plus grande maison). Certaines histoires se retrouvent dans le film d'animation qui a été produit, mais dans le livre Mary Poppins est plus jeune et plus méprisante, plus consciente de sa beauté : plus vaniteuse. Le film a adouci certains de ses traits de caractère, même si ceux-ci étaient peut-être habituels aux nourrices anglaises de l'époque de Mrs Travers. D'autres histoires, comme celles du zoo lors de l'anniversaire de Mary Poppins, ou de celle des étoiles que les enfants mangent, puis qui se retrouvent accrochées dans le ciel à la nuit tombée, ont été de vraies découvertes.



Lectures : Avril 2017.

★ ★ ★ / 5.
Monnayé, Terry Pratchett. 32ème livre des Annales du Disque-monde. Moite von Lipwig ministre des postes d'Ankh-Morpork s'ennuie dans sa fonction et, à la suite de quelques péripéties, retrouve à la tête de la banque royale d'Ankh-Morpork et de son hôtel de la monnaie. Livre sympathique, avec un personnage féminin fort,
et un héros intelligent qui compte plus sur ses capacités intellectuelles que sur sa force physique.


★ ★ / 5.
Contes et légendes d'Alsace, Emile Hinzelin. Histoires plaisantes, à ne pas lire les unes à la suite des autres pour éviter les crises d'ethnocentrisme, tout comme cela s'est produit pour l'autre livre de contes et légendes de cette collection que j'ai lus avant.


Lectures : Mai 2017.

★ ★ ★ / 5.
Le château des étoiles - Tome 1 : La conquête de l'espace, Alex Alice. À la fin du 19ème siècle, un jeune garçon n'a qu'une idée en tête, explorer l'éther, cette matière qui composerait l'espace, depuis que sa mère est morte à force de la chercher pour faire des expérimentations dessus. Alors qu'on leur envoie le carnet de notes de sa mère, il se retrouve mêlé à une aventure avec ses deux amis, impliquant des comploteurs pour prendre le trône du roi, tandis que ce dernier ne rêve que d'une chose : s'envoler aussi dans l'éther. Les dessins sont très beaux, très précis. Mention spéciale aux planches de description des objets, cela m'a fait penser à l'univers de Jules Verne.

★ ★ / 5.
Zloty, Tomi Ungerer.Zloty traverse la forêt sur son scooter pour porter des provisions à sa grand-mère. Mais il y a peu de rouge sur les habits de la jeune fille. Et puis Zloty ne rencontrera pas le grand méchant loup tout de suite. Oui, car elle aura un petit accident de scooter d'abord, qui lui fera rencontrer Samowar, un grand nain grand comme elle, et Kopek, un petit géant grand comme elle lui aussi. Son scooter est cassé, mais les géants rois de la mécanique le répareront et l'amélioreront. Zloty est aussi un peu fatiguée, les nains rois du biologique -et donc des élixirs, potions etc.- la réconforteront. Il s'agit d'un conte bousculé, renversé, puisqu'un volcan éclatera quelques pages plus loin. Tomi Ungerer semble faire table rase des peurs enfantines, pour inviter à un nouvel équilibre entre ces forces artificielles, ces sciences, incarnées par les géants et les nains. Zloty en devient la clef en ce qu'elle incarne les enfants qui liront ce livre et donc l'avenir qu'ils représentent. C'est donc avec une belle intelligence qu'Ungerer, dans la dernière image, montre une Zloty qui a grandi, invite à un respect de force telluriques que symbolise le volcan, en compagnie d'un Samowar et d'un Kopek qui eux ont toujours la même taille. Je ne suis pas fan de l'histoire, ni des dessins. Question de goût.

★ ★ ★ / 5.
Le géant de Zéralda, Tomi Ungerer. Mon album préféré de Tomi Ungerer, je l'ai découvert en août dernier lors des BHLM. J'aime l'idée d'un conte détourné, car si Ungerer termine son histoire comme finissent de nombreux contes par un mariage et de nombreux enfants, le tableau familial est troublé par un des bambins qui regarde le dernier né avec envie, un couteau et une fourchette dans le dos. L’auteur lance un clin d’œil ironique au lecteur en lui montrant que ce garçon en digne fils d’ogre salive déjà devant les petits enfants, ce qui rend complices les petits lecteurs.

★ ★ / 5.
Le nuage bleu, Tomi Ungerer. Je le redis encore, je ne suis pas une grande fan de Tomi Ungerer, ni de ses dessins, ni de ses histoires. Ici, c'est l'histoire d'un nuage bleu assez dodu parce qu'il refuse de se laisser pleuvoir. Jusqu'au jour où il découvre une ville en feu où les gens s'entretuent... et il décide alors de se sacrifier suite à la création d'un incendie. Et comme il pleut sur tout le village, tout le monde et toutes les maisons deviennent bleu, le symbole de son sacrifice et de la paix.

★ ★ / 5.
Orlando, Tomi Ungerer. Un seul vautour est vénéré dans tout le Mexique. C'est Orlando, et il le mérite car Orlando, quand ses semblables ne pensent qu'à dévorer les malheureux perdus dans le désert, lui n'écoute que son bon cœur. C'est ainsi que, un jour, il survola un chercheur d'or évanoui. Le pauvre homme avait sur lui des photos de sa famille. Aussitôt, Orlando décida de prévenir sa femme et son fils. Et pour cela, il fallut traverser un continent et braver bien des dangers.
C'est dans les années soixante, après Les aventures de la famille Mellops que Tomi Ungerer entreprend, à New York, une série d'albums en l'honneur des animaux jusque-là mal aimés ou carrément absents des livres pour les enfants : un boa constrictor, Crictor ; une pieuvre, Émile ; une chauve-souris, Rufus ; un vautour, Orlando et un kangourou, Adélaïde, que voici. Ils font mentir leur réputation, incarnent le bien, sauvent des vies, et se révèlent plus humains que ceux qui les avaient d'abord rejetés.


★ ★ ★ / 5.
L'affreux moche Salétouflaire et les Ouloums-Pims, Claude Ponti. La fin du monde n'est pas pour demain la veille : dans sa maison enterrée, Paloum-Pîm fabrique des machines et des robots pour tout voir et tout savoir, en se demandant s'il y a encore un dehors. Dans sa maison engloutie, Kobaloum-Pïm fait pareil. Ils ne le savent pas encore mais à force de creuser et d'envoyer des sondes et des radars dans les tunnels, ils vont finir par se rencontrer. Et ce jour là, l'affreux moche Salétouflaire, le monstre qui règne dans le ciel et a arraché tous les rayons du soleil, n'aura plus qu'à bien se tenir, car les deux amis s'uniront pour retrouver les rayons du soleil et tous les lui rendre !

★ ★ ★ / 5.
Le Lièvre et le hérisson, Eva Vincze. Conte hongrois, reprend la même histoire que le Lièvre et la tortue, du conte de La Fontaine. Illustre avec des matières et textures différentes.

★ ★ ★ / 5.
Le Chat et la souris, Eva Vincze. Conte arabe, raconte pourquoi le chat et la souris ne s'apprécient plus alors qu'ils s'entendaient bien au départ tous les deux quand ils étaient sur une île.

★ ★ ★ / 5.
Le Renard et la petite poule rousse, Eva Vincze. Conte irlandais, histoire d'un renard qui veut manger une petite poule rousse. Un jour, la petite poule ne ferme pas bien sa porte à clé et le renard en profite pour rentrer chez elle et l'attraper et la ramener chez lui dans un sac. Sauf qu'à un moment, la petite poule rousse ouvre le sac avec des ciseaux, met une pierre à la place, et recouds le sac pour le refermer. Sans le savoir, le renard plonge la pierre dans une marmite bouillante, et il se fait ébouillanter, et plus personne n'entend parler de lui.

★ ★ ★ / 5.
Les aventures d'un petit lemming, Eva Vincze. Un conte canadien, et aussi une histoire touchante à propos d'un petit lemming qui va découvrir le monde et qui revient tout raconter à sa grand-mère, qui se moque gentiment de lui. Une question de perceptions, qu'il est nécessaire de relire une ou deux fois pour bien comprendre de quel micro il s'agit quand le lemming voit tout en macro. Sympathique aussi pour la traduction anglaise sur la page d'à côté.

★ ★ ★ / 5.
L'ours est un écrivain comme les autres, William Kotzwinkle. Livre conseillé par Terry Pratchett. Et franchement, je ne l'aurais pas lu sans cette recommandation, parce que comme je ne connais pas ce monde, et donc j'ai du mal à comprendre ce qui est parodié ici. Certains écrivains n'ont vraiment pas de chance, et Arthur Bramhall est de ceux-là, qui subit deux expériences douloureuses. A peine a-t-il terminé le roman qui devrait faire de lui une star que son manuscrit disparaît dans un incendie. Opiniâtre, il le réécrit et le cache au pied d'un arbre. Or un ours déterre par hasard la précieuse mallette, tombe ainsi sur le brouillon de Désir et destinée... et décide de se l'attribuer et de prendre un agent. Commence alors une fable exubérante, au fil de laquelle on voit peu à peu l'ours devenir un certain Dan Flakes – en hommage aux céréales – et s'humaniser avec constance. Cela tandis que le malheureux Bramhall plonge dans la dépression, au fond d'une caverne qui n'a rien à voir avec celle de Platon. Adepte de Richard Brautigan, Kotzwinkle s'en donne ici à cœur joie pour brosser le portrait vitriolé d'un certain monde intello-médiatique new-yorkais : les auteurs de best-sellers à deux sous, les attachées de presse surexcitées, les universitaires pédants, les journalistes incultes. Un petit monde dans lequel l'ours devient le nouvel Heming­way, en raison de ses poils et de ses éructations prises pour des citatio­­ns philosophiques. Sous des dehors extravagants, la critique grinçante de la société de consommation à laquelle se livre ici William Kotzwinkle est d'une modernité exemplaire.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 10 Sep - 12:28


Lectures : Juin 2017.

★ ★ ★ / 5.
8. Halloween (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Halloween est le 8e album, sorti en 2000. L'album est composé de 36 gags d'une page chacun et de deux de quatre pages. La majorité a pour thème Halloween.
La dernière histoire donne son nom à l'album : Mélusine, pendant la nuit de Halloween, fait sortir les morts de terre pour qu'ils protègent les vivants contre les mauvais esprits.


★ ★ ★ / 5.
9. Hypnosis (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Hypnosis est le 9e album, sorti en 2001. L'album est composé de 33 gags d'une page chacun, d'un de trois pages et de deux de quatre pages. La majorité ont pour thème l'hypnose et l'autohypnose. La dernière histoire donne son nom à l'album : Cancrelune, toujours aussi incapable en sorcellerie, s'est faite hypnotiser par son propre reflet, qui en a profité pour partir. Mélusine va devoir trouver un moyen de remettre les choses à leur place.

★ ★ ★ / 5.
14. La Cuisine du Diable (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). La Cuisine du Diable est le 14e album, sorti en 2006. L'album est composé de 38 gags d'une page chacun, d'un de deux pages et d'un de quatre pages. La plupart ont pour thème la cuisine, et notamment les cours de cuisine que les élèves de l'école de sorcellerie ont au programme, à leur grande surprise. La dernière histoire donne son nom à l'album : Lassé de l'attitude de ses élèves qui trouvent qu'un cours de cuisine n'a pas sa place dans une école de sorcellerie, leur professeur, Charles Rimbaut, décide de corser les choses. Mais pour sa recette, il a besoin de moustaches de crochazaar. Et c'est Mélusine qui s'y colle.

★ ★ ★ / 5.
15. L'Apprentie sorcière (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). L'Apprentie sorcière est le 15e album, sorti en 2007. L'album est composé de 29 gags d'une page chacun, d'un de deux pages, d'un de trois pages, d'un de quatre pages et d'un de six pages. Malgré tout, contrairement aux albums précédents, il existe une certaine continuité et les 44 planches forment une histoire complète. Pirouline, la demi-sœur de Mélusine, doit s'absenter quelques jours. Elle lui demande de bien vouloir garder sa fille, Malicella, adolescente au caractère difficile, qui ne veut pas qu'on la prenne pour une enfant et ne rêve que d'une chose : apprendre la sorcellerie.

★ ★ ★ / 5.
17. Sang pour sang (Mélusine), Clarke (dessins) et Gilson (scénario). Sang pour sang est le 17e album, sorti en 2009. Contrairement aux précédents albums, c'est la première et non la dernière histoire de l'album qui donne son nom à l'album. Faësturno (anagramme de Nosferatu), l'oncle du comte, décide de lui rendre visite. Il croise Mélusine sur le chemin du château et décide de la suivre en volant. Il percute alors un mur du château, tombe au sol et se fait écraser par Cancrelune qui a encore raté son vol. Cela le rend quelque peu comateux et les efforts pour lui faire retrouver son état normal n'ont pas l'effet recherché. À la suite de plusieurs sorts, ratés, censés lui redonner son état d'origine, Faësturno se retrouve miniaturisé, puis reproduit en de nombreux exemplaires. Ayant de plus perdu la raison, les petits vampires de 15 cm se déplacent en sautant à pieds joints en disant « schmurl », copiant ainsi le comportement des schtroumpfs noirs, dans l'album éponyme. De plus, à la dernière page de l'album, il n'y a plus que 4 exemplaires de Faësturno, de tailles différentes. Les deux vampires de taille intermédiaire tentent de calmer le plus petit, très énervé, alors que le plus grand a faim. Cette case parodie le comportement des frères Dalton dans les albums de Lucky Luke.

★ ★ ★ / 5.
22. Cancrelune (Mélusine), Clarke (dessins et scénario). Cancrelune est le 22e tome. Il est paru le 11 avril 2014. Cancrelune, par sa maladresse et son incompétence, met sa meilleure amie Mélusine dans une situation catastrophique : elle est condamnée au bûcher. Mélusine réussit à la sauver, mais Cancrelune, suite à une dépression, finit malgré tout par se suicider, ce qui plonge Mélusine dans une dépression à son tour, jusqu'à ce qu'elle décide de descendre aux Enfers avec sa tante et sa cousine pour aller récupérer Cancrelune... qui, telle Eurydice, préfère y rester plutôt que de retourner dans le monde des vivants où elle ne se sent pas à sa place et ne fait qu'enchaîner les catastrophes.

★ ★ ★ / 5.
24. La Ville fantôme (Mélusine), Clarke (dessins et scénario). La Ville fantôme est le 24e tome. Il est paru le 3 juin 2016. Branle-bas de combat dans l'école de magie de Mélusine : Mestre Filofax débarque pour assigner aux élèves des travaux pratiques et mettre ainsi à l'épreuve leurs capacités : ramener un dragon échappé du zoo, briser le maléfice qui a rendu le château d'Arcelor transparent ou réparer une rivière dont le cours a été inversé. En tant que meilleure élève de sa classe, Mélusine se voit assigner une mission beaucoup plus compliquée : se rendre à Harrebourg, le village natal de Malphastolas, le plus grand sorcier de tous les temps, et y régler les désagréments étranges (odeurs pestilentielles, bruits bizarres, apparitions infernales) qui terrorisent les habitants. Accompagnée de Mélisande et d'un lézard géant pour lesquels elle doit jouer le rôle de baby-sitter, Mélusine part pour Harrebourg où elle va découvrir que derrière ces phénomènes bizarres se cache un vieil ennemi à elle.

★ ★ ★ / 5.
Seuls - tomes 5, 6, 7, 8 et 9, Fabien Vehlmann (scénario) et Bruno Gazzotti (dessin). Suite et fin du cycle 1 de la série (le tome 5), et début et fin du cycle 2 (du tome 6 à 9). Les enfants décident de se diriger vers la zone rouge pour en apprendre davantage sur la mort de Dodji. Mais Terry, qui s’est enfui pour retrouver sa maison familiale, les oblige à pousser les recherches vers le centre de la zone rouge, suivis discrètement par l’enfant miroir. Ils vont découvrir, qu’au centre de la zone se trouve un monolithe noir semblable à un immeuble. Sur le point du retour, ils seront attaqués par deux enfants de leur propre camp et seront entraînés vers le monolithe. Après leur fâcheuse découverte, les enfants se souviennent de plus en plus des origines de leur mort. Les relations entre le groupe de Dodji et le clan du Soleil (le nouveau nom du clan du Requin) se complique car Saul fait brûler les cairns et décide se séparer la ville en deux en mettant sur chaque immeuble le logo du clan auquel il appartient. 30 minutes après la fin du précédent album, les héros n’ont pas trouvé d’issue pour sortir. Et bizarrement, les falaises ont zigzagué entre les bâtiments. Saul arrive à son tour et demande alors explication. En cherchant un camion de pompier pour sortir de la zone, Terry aperçoit dans un rétroviseur l’enfant-miroir qui n’apparaît que dans les reflets. Si le camion ne démarre pas c’est qu’il est trop proche du centre de la zone. Saul fait appel alors aux membres de son clan pour les aider à le pousser hors du centre, mais seul une poignée répond à l’appel. Qu’est-il arrivé aux autres ? Les survivants des terres basses ont été enlevés par Alexandre et sa troupe qui ne sont rien d’autre que la sixième famille. Après une semaine de route, Dodji, Leila, Yvan, Camille, Terry accompagnés de leurs amis et de Tanguy (l’un des seuls survivants du clan du soleil), s’apprêtent à entrer dans Néosalem, une ville ou résident les premières familles. Si Saul y est accueilli tel un messie, les autres enfants devront faire leurs preuves en participant à 2 épreuves. S’ils ont la moyenne, ils deviendront des membres de la septième famille ; dans le cas contraire, les perdants risquent de ne pas revoir leurs amis. Mais qui sont réellement ces premières famille, à quoi sert cette chambre blanche dans laquelle Boris est plongé dans un sommeil sans fin, et surtout qui est le "messie du mal", cet enfant dont le destin est de guider les dernières famille et d’engloutir les limbes ? Après avoir surmonté l'épreuve des Arènes, le groupe part de Néosalem, laissant quelques amis derrière eux. Ils s'installent dans un chalet et à la suite d'une dispute avec Leïla, Dodji part seul chercher le Maître Fou. Il le retrouve mais celui-ci veux faire de Dodji son nouveau jouet. Dodji s'échappe alors mais il est capturé par Achille qui va s'en servir comme appât. La sixième famille capture alors le groupe resté au chalet mais Ajza et Terry parviennent à les libérer. Dans leur fuite ils se séparent et Leïla reçoit une flèche. Elle confie Terry au Maître des Couteaux et se fait capturer. Dodji, lui, s'échappe de l'appât mais il est rattrapé par le Maître Fou qui le fait entrer par une porte magique. Yvan s'est échappé à ski mais il tombe dans un lac et se noie. À Néosalem, Toussaint poignarde Camille qui se révèle être l'enfant minuit. Dodji et le Maître Fou sortent de la porte magique qui aboutit à Fortville où on voit Camille arriver sous la forme de coccinelles.

★ ★ ★ / 5.
Jesus et Bouddha, Auteur. Tomes 1 à 10. Un manga sur ces deux divinités en vacances. résumé.

★ ★ / 5.
A cause de la vie, Véronique Ovaldé (scénario), Joann Sfar (dessin). résumé.

★ ★ ★ / 5.
Le Château, Mathieu Sapin. résumé.

★ ★ / 5.
Pretty Deadly (tome 1 : L'Ecorcheuse), Kelly Sue Deconnick, Emma Rios. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Le problème avec les femmes, Jacky Fleming. résumé.



Lectures : Juillet 2017.

★ ★ ★ / 5.
Quartier lointain, Hiro Taniguchi. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Le journal de mon père, Hiro Taniguchi. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Le dictateur et le hamac, Daniel Pennac. résumé.

★ ★ / 5.
3 jours une vie, Pierre Lemaître. résumé.


Lectures : Août 2017.

★ ★ ★ / 5.
Jusqu'à l'impensable, Michael Connelly. Sympa et intéressant à lire. Prenant, même quand on connait les coupables on veut connaître la fin.

★ ★ ★ / 5.
Contes et légendes du Far West, Auteur. résumé.

★ ★ ★ / 5.
la Servante écarlate, Margaret Atwood. Relecture passionnée avant de regarder la série TV éponyme.

★ ★ / 5.
Le 5ème témoin, Michael Connelly. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Bartiméus, L’anneau de Salomon, Jonathan Stroud. résumé. Cool

★ ★ ★ / 5.
Mimsy Pocket et les enfants sans nom, Auteur. bof, 3 étoiles. Passable, mais des évidences dommages et certaines facilités gâchent un peu la lecture.

★ ★ ★ / 5.
La malédiction grimm, tome 1, Auteur. Histoire un peu banale, mais avec quelques éléments intéressants. Par exemple, le cruch béguin du personnage principal aime une autre fille plus belle qu’elle, d’autant plus qu’il n’est pas toujours très sympathique, et il ne faut pas se fier aux apparences quand un garçon est un peu hautain aime la meilleure amie du personnage principal. En fait, c’est juste de l’admiration, pas du véritable amour. 3 étoiles parce que ça parle d’un sujet qui me plait. Mais pas de vrai effort, pas de vrai méchant dans cette histoire, et le personnage principal est bien trop gentil et bien trop lisse.

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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 10 Sep - 12:29


Lectures : Septembre 2017.

★ ★ ★ / 5.
Titre, Auteur. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Titre, Auteur. résumé.



Lectures : Octobre 2017.

★ ★ ★ / 5.
Julie ou la juste distance, Auteur. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Love baka, Shushushu Sakurai. 1er tome d'un manga complètement dingue. Il m'a fait rire tout le long, tellement les situations et les dialogues sont ridicules et remplis de clichés. C'est du second degré à fond.

★ ★ / 5.
Winged Mermaids : t. 1, Auteur. Pas toujours très clair ni très compréhensible à lire. Avec des ados de 15 ans..

★ ★ ★ / 5.
Betty Boob, Auteur. un comics/bd avec peu de texte. Très beau. Parle du corps de la femme, de la maladie, du regard des autres.

★ ★ ★ / 5.
le chevalier brayard, Auteur. Commence avec un ton léger humoristique et se termine en semi-drame, dommage.


Lectures : Novembre 2017.

★ ★ ★ / 5.
C'est le cœur qui lâche en dernier, Margaret Atwood. résumé.

★ ★ ★ / 5.
BD paroles d'honneur, Leila Slimani. résumé.

★ ★ ★ / 5.
château narukami T1, Auteur. résumé.

★ ★ ★ / 5.
world war demon T1, Auteur. résumé.

★ ★ ★ / 5.
Nos richesses, Kaouther Adimi. résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 10 Sep - 12:30


Lectures : Décembre 2017.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.



Lectures : Janvier 2018.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.



Lectures : Février 2018.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
[url=url]Titre, Auteur.[/url] résumé.

★ ★ ★ / 5.
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Adena H.
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   Dim 10 Sep - 12:30

Livres en cours :

1) Hunger Games, vo (sur l'ordi de maman)
2) 50 nuances plus claires, E. L. James (sur l'ordi de maman)
3) Harry Potter et l'enfant maudit, 8ème tome (acte II, environ)
4) Contes et légendes d'Ecosse
5) Livre de Morgane : romance Etreinte
6) BD Oublie mon nom

Livres terminés :

Septembre 17
2 livres d'anglais appartenant à Wissam (dans l'escalier), 2 étoiles sept 17

Novembre 17
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MessageSujet: Re: fair mariann., liste personnelle } MÀJ Mai 2017 (+28 résumés)   

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