Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

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Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Jeu 19 Juin - 22:48

Cosimo I de' Medici (12 June 1519 – 21 April 1574) was the second Duke of Florence from 1537 until 1569, when he became the first Grand Duke of Tuscany.

http://en.wikipedia.org/wiki/Cosimo_I_de%27_Medici,_Grand_Duke_of_Tuscany#Marriage_and_family

+
Eleanor of Toledo (Italian: Eleonora di Toledo (1522 – 17 December 1562), born Doña Leonor Álvarez de Toledo y Osorio, was a Spanish noblewoman who was Duchess of Florence from 1539

http://en.wikipedia.org/wiki/Eleanor_of_Toledo
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Jeu 19 Juin - 23:17


PREMIÈRE GÉNÉRATION.


Pedro Álvarez de Toledo, 2nd Marquis of Villafranca - María Osorio
(1484 - 1553, à 68 ans) - DATES INCONNUES
*wikilien

García Álvarez de Toledo y Osorio, 4th Marquis of Villafranca - Donna Vittoria Colonna
(1514 - 1577, à 63 ans) - DATES INCONNUES
*wikilien
Cosimo I de' Medici - Doña Leonor Álvarez de Toledo y Osorio
(1519 – 1574, à 54 ans) - (1522 - 1562, à 40 ans)
*wikilien - *wikilien

DESCENDANCE (DEUXIÈME GÉNÉRATION).

(morts avant les 15 ans d'Eleonora)

;1. Maria de' Medici (1540 – 1557, à 17 ans)
;2. Francesco I de' Medici (1541 – 1587, à 46 ans)
Cosimo's successor as Grand Duke of Tuscany
1568 : âgé de 27 ans
;3. Isabella Romola de' Medici (1542 – 1576, à 34 ans)
1568 : âgée de 26 ans
;4. Giovanni de' Medici the Younger (1543 – 1562, à 19 ans)
Est devenu Cardinal
1. Pedro Álvarez de Toledo, 5th Marquis of Villafranca (1546 - 1627)5. Lucrezia de' Medici (1545 – 1561, à 16 ans)
in 1560 married of Alfonso II d'Este, Duke of Ferrara and Modena
2. María de Toledo6. Pietro (Pedricco) (1546 – 1547, à 1 an)
3. Juana de Toledo 7. Garzia de' Medici (1547 – 1562, à 15 ans)
died of malaria
; 8. Antonio de' Medici (1548 – 1548, à la naissance)
;9. Ferdinando I de' Medici (1549 – 1609, à 59 ans)
Francesco's successor as Grand Duke of Tuscany
1568 : âgé de 19 ans
4. Eleonora di Garzia di Toledo (1553 – 1576, à 23 ans)
1568 : âgée de 15 ans
10. Anna de' Medici (March 19, 1553 – August 6, 1553, à 5 mois)
died in infancy
5. Ana de Toledo11. Don Pietro de' Medici (1554 – 1604)
murdered his wife Eleonora di Garzia di Toledo because of infidelity
1568 : âgé de 14 ans
6. Inés de Toledo;
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Ven 20 Juin - 0:30

Perversion (1). Isabella était, comme le signifiait si bien son prénom, belle à se damner. Du haut de ses quinze ans révolus, Eleonora aurait tué père et mère pour devenir comme elle. Isabella avait le charme, l'intelligence, la culture, le goût - mais, surtout, la carrure d'une Medici. Son autorité naturelle forçait le respect, et quiconque se trouvant sur son passage se devait de la subir - excepté son père et, quelquefois, dans ses jours de grande bonté, sa cousine et sœur-par-alliance Eleonora.

"Dianora, ma chérie", l’appela-t-elle cet après-midi-là. "Viens t'asseoir à côté de moi, veux-tu ? Il fait une chaleur étouffante."

Eleonora, subjuguée par le ton nonchalant bien que ferme de son aînée, se redressa de sa chaise haute et vint s'allonger sur le divan recouvert de soie pourpre où se prélassait Isabella. Elle ne pensa pas une seconde à refuser ou à discuter son ordre - tout comme, elle le savait, ne l'auraient pas discuté les dix autres jeunes filles qui lui servaient de dames de compagnie sous peine de leur renvoi immédiat. Depuis que Doña Leonor de' Medici était morte, c'était à Isabella de jouer le rôle de première dame de Florence : son père le lui avait expressément promis.

La main d'Isabella se posa sur sa hanche.

"Allonge-toi sur le flanc", lui intima-t-elle.

Alors qu'Eleonora obéissait à nouveau, elle approcha ses lèvres de l'oreille de sa cousine et lui dit dans un souffle :

"Troilo est encore venu hier soir. Il est venu me retrouver dans ma chambre."

Eleonora frissonna. Le risque du danger d'être découverts, contrairement à sa belle-sœur, ne l'excitait pas plus que cela. Elle avait même du mal à s'imaginer oser se comporter de manière intime avec un autre homme que Pietro, son cousin et mari.

Isabella continua :

"J'aime son arrogance. J'aime qu'il soit le cousin de mon mari. J'aime la manière dont ses mains caressent mes seins."

Eleonora se raidit, inconfortable à l'idée d'aborder pareils sujets. Isabella dut le remarquer, car elle se tut et éclata de rire.

"Allons, voyons Dianora! Il n'y a pas de honte à avoir. Nous toutes, ici présentes, avons connu nos époux."

Après une légère pause, elle rajouta néanmoins, comme à contrecœur :

"Hélas, aucun n'a réussi à nous satisfaire entièrement. Ce sont, je suppose, les aléas d'une naissance fortunée."

D'un ton philosophique, elle enchaîna :

"Certaines, comme moi, ont eu la chance de découvrir suffisamment de qualités masculines chez un homme, pour accepter d'en faire leur amant. D'autres, à défaut de se faire culbuter par le premier paysan venu, préfèrent se retrancher dans leurs propres capacités. Quel sera ton choix, chère petite Dianora ?"

Eleonora ne répondit pas. Elle sentait le souffle chaud d'Isabella sur sa nuque, et imaginait son magnifique regard noir fixer son dos.

"Les joues de Dianora sont aussi rouges que des cerises bien mûres !", s'exclama joyeusement Maria Magdalena. "Pourtant, Isabella a raison : depuis qu'Alessandro a quitté Florence, je ne trouve personne pour l'égaler. Il me suffit alors de fermer les yeux, et de poser mes mains sur moi en imaginant que ce sont les siennes."
"Ce doit être bien pratique. Et peut-on savoir comment tes mains se transforment magiquement en vit ?", railla Julia.
"Mes mains, au moins, me protègent des dangers de la conception - ce qui ne semble pas être le cas de ton Alfonso", rétorqua vertement la concernée.

Julia pinça les lèvres, visiblement vexée. Cependant, elle était bien trop orgueilleuse pour laisser passer une pareille offense : certes, elle avait un instant cru qu'elle était tombée enceinte, et s'était empressée de mettre Isabella au courant dans l'espoir de devenir le plus vite possible sa protégée; néanmoins, elle avait eu le soulagement de constater, quelques jours plus tard, qu'il ne s'était finalement agi que d'une fausse alarme.
Elle ferma les yeux et posa ses mains sur sa poitrine recouverte d'une magnifique robe verte, elle-même superposée à son corset. Tout en émettant de petits gémissements lorsqu'elle pressait sa poitrine, elle s'amusa à parodier les plaisirs solitaires de Maria Magdalena sous les réclamations de cette dernière :

"Oh... Oh, oui, mon Alessandro, viens ! Viens, je te veux ! Pose tes larges mains d'homme sur moi..."
"Julia, assez !"

Julia fit la sourde oreille et continua son petit jeu.

"Oh oui, ce sont de véritables mains d'homme. Alessandro, que tes mains sont puissantes ! Que tes mains sont habiles ! Vite... Vite, tes mains ne suffisent plus. Sois un homme, Alessandro. Comporte-toi comme un véritable homme, et transperce-moi de ton dard plein de cette puissance masculine qui me fait tant de bien ! Oh oui, viens en moi ! Je suis prête à me soumettre !"

Quelques rires avaient fusé au début de sa performance. Mais, à présent que Julia, les yeux toujours fermés, relevait le bas de son jupon afin d'atteindre plus aisément ses mollets... ses genoux... ses cuisses... son sexe... plus aucun son n'émanait de ses observatrices, seules leurs respirations plus ou moins contrôlées déchirant le silence entrecoupé des gémissements de Julia.

Eleanora en avait le souffle coupé.
Comme hypnotisée, elle ne pouvait détacher son regard des doigts agiles se mouvant avec une dextérité non-feinte à l'intérieur des replis du jupon. Le jeu était devenu sérieux puisque Julia avait ressenti le besoin de s'adosser à une persienne afin de le continuer : la position "debout" ne lui aurait, à cause de ses jambes flageolantes, sinon jamais permis de se procurer le maximum de confort lors de son activité.

Alors qu'elle se tortillait dans tous les sens, son corps se contorsionnant au gré de ses mouvements ascendants, Maria Magdalena se leva brusquement. Son visage était pâle. Elle se précipita droit vers Julia, et lui asséna une claque magistrale.

Le temps sembla suspendu durant une infime seconde. Puis, Julia rouvrit les yeux, éleva ses mains afin de repousser son agresseur, et tâter prudemment l'étendue des dégâts : la trace des bagues portées par Maria Magdalena avait ouvert une large plaie sanguinolente sur sa joue droite.

Une nuée de dames de courtoisie s'élevèrent toutes en même temps afin de considérer la situation. Pendant deux bonnes minutes, on ne put rien entendre d'autre que leurs pépiements.

"Silence !", s'exclama Isabella d'une voix tonitruante. "Il suffit ! Vous me fatiguez, à vous comporter comme la bande de commères que vous êtes. Sortez immédiatement !"

Eleonora amorça un geste pour se redresser, mais Isabella la retint en posant fermement une main sur sa hanche.

Aucune des deux femmes ne prit la parole tant qu'il resta une de ces "commères" à l'intérieur de la salle. Néanmoins, une fois que la lourde porte se fut refermée, Isabella annonça :

"Je suis lasse de tous ces pépiements. Ces femmes, toutes triées sur le volet, sont les descendantes de nobles lignées italiennes. Et pourtant, dans toute cette élite, il n'y a que toi, ma chère Dianora, qui ne m'a jamais déçue."

La main d'Isabella remonta la hanche d'Eleonora jusqu'à son aisselle moite de transpiration. Elle la contourna par son épaule, avant de remonter le long de son cou et de flatter sa longue chevelure auburn.

"Si ce n'est -" Isabella cessa ses caresses "- en ne répondant pas à ma question."

Eleonora se troubla. Quelle question ? Qu'avait donc bien pu lui demander sa cousine avant qu'elles n'assistent toutes au spectacle proposé par Julia ?

Isabella sourit gentiment (Eleonora sentit le mouvement de ses lèvres plaqué sur son dos dénudé).

"Je crois comprendre que Julia a produit une impression suffisamment forte sur toi."

Eleonora allait répliquer, lorsqu'Isabella lui coupa la parole : "Je ne vois pas d'autre raison pour lesquelles tu es autant déconcentrée !"

Elle baissa la tête, honteuse, avant d'oser avouer :

"Pietro ne m'a jamais procuré de telles sensations." Elle se reprit brusquement, confuse : "Enfin... je veux dire que... ce que je veux dire..."

Mais Isabella la tira heureusement de son embarras en levant une main compatissante à ses cheveux et en reprenant ses caresses silencieuses.
"Crois-tu que Julia ait constamment joué la comédie ?", finit-elle par demander d'une toute petite voix.

"Je ne sais pas, mais je ne le pense pas. Contrairement aux hommes tels que mon mari ou le tien, qui pensent uniquement à leur immédiate jouissance - les femmes sont les plus à même de connaître leur propre corps et d'explorer les parties intimes qui leur procurent le plus de satisfaction. Ainsi, il n'est guère étonnant qu'une femme soit plus apte à se faire plaisir seule, puisqu'elle seule a pris suffisamment de temps pour apprendre à se connaître."

"As-tu... As-tu pris le temps d'apprendre à te... connaître ?" La phrase d'Eleonora s'était achevée dans un souffle quasiment inaudible.

"Oh, ma chérie ! Ma chère Dianora, si tu savais comme cette pratique est courante chez les femmes, tu ne te comporterais plus ainsi qu'une vierge effarouchée !"

"Je n'oserais jamais agir ainsi !"

Isabella se tut un instant, puis reprit d'un ton trop léger pour être réellement anodin :

"Dianora, je viens d'avoir une merveilleuse idée. Puisque tu n'oserais pas seule, faisons-le ensemble. Laisse-moi glisser mes mains sur ton corps inexpérimenté... Tu comprends", enchaîna-t-elle d'une voix plus douce, presque câline : "j'aimerais te permettre de connaître ne serait-ce qu'une fois cette si agréable sensation. Permets-moi, en tant que ta plus proche amie et sœur, de te faire découvrir cette douceur. Ne serait-ce qu'une fois, une seule... Me fais-tu confiance ?"

Eleanora se sentit fondre sous cette voix entreprenante. Comment ne pas répondre positivement à une telle question, à une telle demande faite avec tant de grâce et de générosité ! Elle hocha la tête, en attente du contact.

"Nous allons commencer par quelque chose de simple. Les tétons de la poitrine sont très souvent une source de plaisir chez la femme. Il suffit de délacer légèrement ce corset, afin de mieux permettre de caresser par petites touches successives le mamelon."

Isabella accompagnait ses paroles des gestes adéquats.

"En fonction de la chaleur ressentie à l'entrecuisse, il peut être nécessaire ou non de s'attarder le plus longtemps sur cette zone particulièrement sensible. Il faut alors appliquer de légères caresses, du bout des doigts, avant de revenir vers le centre et de titiller le mamelon. Je peux t'assurer que lorsque ton amant te le mordille langoureusement tout en y ajoutant quelques coups de langue, tu as l'impression de te faire traverser de décharges. Il faut ensuite s'en éloigner pour mieux y revenir."

Isabella perçut le gémissement réprobateur de sa Dianora comme un encouragement à poursuivre.
"La main doit alors passer derrière le cou, en lécher une légère surface sur laquelle souffler" - Eleonora frissonna - "pour ensuite passer de l'autre côté, s'attarder légèrement sur l'autre hanche, pour enfin revenir empoigner brusquement mais non brutalement tes deux seins comme s'il s'agissait de deux pommes prêtes à être cueillies. Si la bouche s'y attarde, c'est encore mieux, mais cela a le désavantage de n'être possible qu'à deux."

La sulfureuse jeune femme fit basculer sa compagne, d'une légère pression afin que celle-ci se retrouve sur le dos. Eleonora ouvrit grand les yeux, se sentant à la fois étrangement vulnérable et étrangement aventureuse. A l'écoute de chaque sensation prodiguée par les mains chaudes de son aînée, elle ne fit aucune difficulté lorsqu'elle les sentit descendre de son ventre au bas de ses cuisses en effleurant à peine son sexe recouvert du jupon.

"J'aime malaxer les cuisses de Troilo", murmura Isabella de sa voix chaude et sensuelle. "Elles sont tellement fermes, tellement musclées..."

Et, tandis qu'elle parlait, elle donnait l'impression de confondre Eleonora et son amant. Ses mains expertes pétrissaient en effet les cuisses de la jeune femme, lui prodiguant une impression de nervosité extrême : c'était comme si tout son être lui intimait de poser ses mains sur la petite boule de chair à l'intérieur de son sexe. Alors qu'Isabella était arrivée en haut des cuisses, là où se marquait le pli, la pression s'évapora subitement.

Etonnée, Eleonora rouvrit les yeux, et se redressa, brusquement alarmée.

"Que se passe-t-il ? Tu as entendu du bruit ?"

"Non. Ne crains rien, tu es en sécurité ici."

L'incompréhension se lisait dans le regard de la jeune fille.

"Je ne peux pas tout faire moi-même. Certes, je peux te montrer où poser tes mains. Certes, je peux te montrer quels mouvements faire. Mais je ne peux pas aller jusqu'au bout et t'offrir le plaisir que tu me demandes. Je crains, hélas, que tu n'aies d'autre choix que de prendre ton mal en patience."

"Je ne suis pas un homme", expliqua patiemment Isabella.
Frustrée, la jeune femme se laissa faire tandis qu'Isabella remettait correctement ses jupons en place.

Voyant que des larmes perlaient au coin des yeux de sa protégée, la première dame de Florence ajouta d'un ton conciliant :

"Allons, allons ma petite Dianora, ma chérie. Ne pleure pas pour cela. Je vais trouver une solution, d'accord ? Fais-moi confiance."

Isabella se retourna un instant pour cacher le léger sourire qu'elle n'avait pu s'empêcher de faire en voyant sa chère protégée, au bord des larmes et se mordant la lèvre inférieure si fort qu'une goutte de sang y avait perlé tant ses nerfs étaient à fleur de peau. Elle était persuadée que, pour peu qu'elle décide de faire entrer n'importe quel homme dans la pièce, le corps de sa chère Dianora n'aurait pas été capable de refuser l'invitation. Mais non. Ce n'était pas encore le moment.

Ou, en tout cas, ce n'était pas encore le bon moment.


Dernière édition par Adena H. le Mar 11 Nov - 20:27, édité 2 fois
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Ven 20 Juin - 2:35

Perversion (2). "Femme, allonge-toi", lui intima son mari. Pietro se déshabilla rapidement, faisant voler ses vêtements à travers la pièce sans aucun ménagement. Son sexe en érection se dressait fièrement devant lui. Il s'approcha du lit, monta dessus. Il posa ses coudes de chaque côté des hanches de sa femme, releva son jupon, et la pénétra. Elle eut à peine le temps de regretter de ne pas lui avoir demandé d'agir ainsi que sa sœur aînée Isabella le lui avait conseillé (et montré), qu'il avait déjà éjaculé en elle.

Il laissa son pénis mou à l'intérieur de son vagin, comme un maître désireux de lui montrer qu'elle n'était qu'une chose de plus qui lui appartenait. Agacée par cette idée, Eleonora se redressa légèrement. La sensation du mouvement fit tirer un frisson de plaisir à son époux. Elle avança doucement ses mains vers ses testicules. Pietro arrêta son geste en lui agrippant fermement le poignet.

"Aïe ! Tu me fais mal !"

"Je viens de voir le cheval saillir la jument. A ton avis, que faisait la jument ?"

Eleonora grimaça de douleur. La poigne de Pietro sur son poignet était bien trop douloureuse pour qu'elle prenne le temps de réfléchir à autre chose.

"Rien."

Il la relâcha aussi brusquement qu'il l'avait attrapée. Son poignet était rouge.

"La jument n'a rien fait."

Il se redressa à l'aide de ses coudes et, sans plus lui accorder un seul regard, entreprit de remettre ses vêtements. Avant de sortir définitivement de la pièce, il rajouta néanmoins :

"N'oublie pas que tu n'es qu'une jument."
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Jeu 21 Mai - 13:30

Mariage.

Eleonora était allongée, complètement nue, dans son lit marital. Les rideaux étaient tirés, si bien que tous les autres membres du clergé et de sa famille présents, pouvaient la voir dans toute sa nudité. Elle était encore vierge, bien que plus pour fort longtemps maintenant, et ses joues prenaient une teinte incroyablement rosie devant tant de regards impudiques. Elle aurait aimé que son père soit là pour le jour de son mariage, mais ses parents ne pouvant se libérer aussi aisément de leurs fonctions administratives, le soin de son passage à l’âge adulte avait été orchestré par son oncle Cosimo. Elle posa un regard sur lui, heureuse de le voir dans la pièce, et lui sourit faiblement ; il hocha faiblement la tête en retour, et elle fut soulagée de voir qu’il l’avait vue et qu’il resterait jusqu’à la fin. C’était une étape importante dans sa vie de femme, et elle était heureuse de voir que son oncle la partagerait avec son nouveau mari et elle.

Tous les regards se tournèrent vers la porte d’entrée qui s’ouvrit sur Pietro, son époux. Ils venaient d’échanger leurs vœux, à peine quelques heures plus tôt, devant le pape. Et voilà qu’il se tenait là, devant elle, tout habillé. Eleonora fronça les sourcils : Bella n’avait jamais été très explicite avec elle, mais elle avait toujours laissé sous-entendre que les deux mariés devaient être nus dans le même lit pour… pour qu’une fille devienne une femme, et pour qu’une femme devienne une mère. Pietro ne devait-il pas se déshabiller ainsi qu’elle ? Le pape commença à réciter une litanie en latin, et Pietro s’approcha d’elle. Il la força à rester allongée d’une main ferme, sans un mot ou un regard de tendresse afin de la rassurer. De l’autre, il passa la main dans son pantalon, et Eleonora le vit faire des gestes mesurés pendant un certain temps. Puis, tout en la maintenant toujours immobile dans la même position, il sortit quelque chose de son pantalon – le mouvement fut trop rapide pour qu’elle comprenne de quoi il s’agissait – et, brusquement, elle ressentit une douleur atroce la transpercer de part en part. Elle cria, incapable de se retenir, et se mit à se débattre du mieux qu’elle put afin d’échapper à cette horrible douleur insupportable.

« Tais-toi. Et reste allongée », lui siffla-t-il brusquement, tandis que ses mouvements et sa respiration se faisaient de plus en plus erratiques.

Elle pleurait, à présent, mais il se contenta de grogner une dernière fois, et s’affala sur son pauvre corps meurtri sans aucune considération pour la douleur qu’elle ressentait à cet instant précis. Puis il s’éloigna d’elle, et elle n’eut plus qu’une seule envie : se rouler en boule sous le drap rougi de son sang, et ne plus jamais en sortir. Elle en fut cependant bien obligée, par les servantes qui la forcèrent à se redresser, puis à se lever du lit, afin de présenter le drap nuptial au pape, qui leur donna leur bénédiction. Pietro quitta enfin la pièce, et la procession le suivit lentement. Voilà : elle n’était plus vierge ; elle était devenue une femme.
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 12:13

Perversion (3). Eleonora était triste. La tête basse, les traits tirés, elle se montrait incapable de se concentrer sur quoi que ce soit. Le bourdonnement des voix de ses compagnes volait tout autour d'elle, sans qu'elle n'y prenne garde le moins du monde. Isabella frappa deux fois dans ses mains : ses dames de compagnie firent silence.

"Je me sens lasse. Sortez."

Toutes se levèrent, à part Eleonora qui, encore plongée dans ses pensées les plus sombres, ne se rendit compte du changement que lorsqu'Isabella lui mit une légère tape sur la cuisse. Elle sursauta, et ouvrit la bouche, étonnée de ne voir personne à part elles deux. Elle semblait se réveiller d'un songe.

"Dianora, je suis fâchée contre toi. Tu n'écoutes pas un mot de ce que je te dis. Tu es déconcentrée."

Eleonora rougit, mais ne tenta ni de se défendre, ni de s'excuser. Elle poussa un soupir amère et se leva :

"Pardon, Isabella. Tu as raison, je suis de mauvaise compagnie ce matin. Je n'aurais pas du t'imposer une présence aussi désagréable."

Sa maîtresse la retint d'une main, lui intimant de se rasseoir. Elle la caressa, d'abord sur la joue, puis sur l'épaule et le bras.

"Ton humeur songeuse me chagrine. Chasse tes noires pensées en te confiant à moi."

Isabella la regardait si intensément qu'Eleonora rougit. Ses yeux se remplirent de larmes.

"Oh, pardon, pardon Bella ! Je n'arrive pas à me contrôler..." La Belle reprit ses caresses jusqu'à ce que sa Dianora relève un regard dépité vers elle et lui explique enfin :

"Pietro a raison. Je ne suis qu'une jument."
"Une jument ? Que veux-tu dire par là ?"
"Je... J'ai voulu..." Elle déglutit, gênée, mais Isabella la pinça doucement, et elle reprit : "J'ai voulu agir différemment avec Pietro. Mais il m'a pris le poignet." Elle releva le poignet tout en parlant. "Et il m'a dit que je n'étais qu'une jument."

Isabella fronça les sourcils, et son regard prit une expression sévère. Elle connaissait les tendances agressives de son petit frère, mais n'y avait jamais prêté attention avant aujourd'hui. Après tout, son propre époux pouvait se montrer on-ne-peut plus brutal lors de leur devoir conjugal. Elle-même n'était pas contre, de temps en temps, une certaine animalité chez son partenaire, qu'elle satisfaisait en le lui rendant bien. Elle réfléchit : elle avait, c'est vrai, tendance à oublier que Dianora était sensible. Elle l'avait toujours été plus ou moins, par ailleurs, en préférant se retrancher derrière elle qu'en assumant ses réflexions personnelles.

"Ma chère Dianora, laisse-moi te raconter une histoire." Dianora se força à se redresser, afin de ne pas se laisser aller à ses noires pensées pendant le discours de sa protectrice. "Comme tu le sais, mes parents m'ont mariée à Paolo Orsini lorsque j'avais seize ans. Il passe la plupart de son temps à Rome, loin de Florence et de moi, et il s'agit de la seule chose dont je lui sois reconnaissante car il serait faux de dire que sa présence égale la mienne. Il est fade, et encore plus lorsqu'il me demande dans sa chambre : là, alors, il se contente de me dire de m'allonger sur le dos. Il se met sur le ventre, écarte mes jambes, me pénètre, jouit, et se retire. Il est cependant mon mari, et je ne peux rien y changer..." Les yeux d'Isabella se fermèrent à demi, et se mirent à pétiller. "Il en va tout autrement avec un amant, Dianora. Notre amant, nous le choisissons. Et nous faisons en sorte qu'il nous révère. Qu'il nous fasse ressentir le plaisir que j'ai tenté de te procurer fort maladroitement l'autre jour. Je peux t'assurer que Troilo fait mes quatre volontés. Sans ja-mais pro-tes-ter."

Isabella, à ce souvenir, se lécha la lèvre avant de se la mordiller pour retenir un gémissement.

Dianora l'observait avec de grands yeux. "Je ne pourrai jamais agir ainsi. Je n'ai pas assez de courage. Et, même si j'en avais, je ne pourrais jamais le faire avec mon mari à côté."

"Prends cette clé, Dianora", répondit son amie en tirant une clé de son corsage, où elle était cachée. Isabella avait mûrement réfléchi à la question. "Et ne l'utilise que lorsque tu seras certaine d'être seule. Sous peine de mort."

Eleonora ouvrit de grands yeux, mais ne refusa pas de prendre la clé qu'Isabella lui tendait. Elle la cacha dans son corsage, comme avait fait son amie, et sa pensée y fut tant intéressée qu'elle n'eut plus l'occasion de ressasser la tristesse de sa condition.

Que pouvait donc ouvrir cette clé ? Et pourquoi cela pouvait-il entraîner sa mort ? Quel mystère ! Evidemment, elle ne pouvait en parler à personne d'autre, sous peine de mort, comme le lui avait expliqué Isabella. Et elle trépignait d'impatience d'être à nouveau seule avec sa cousine. Mais Isabella faisait en sorte de l'agacer en trouvant constamment des prétextes pour que d'autres personnes se trouvent avec elles lorsque Dianora lui en faisait la demande. Et elle ouvrait de grands yeux innocents les rares fois où elles étaient sûres de pouvoir parler au calme, en lui affirmant ne rien savoir sur le sujet. Eleonora se trouvait dans une fureur incroyable !

Isabella riait secrètement du trouble dans lequel se trouvait sa cousine. Qu'Eleonora était fantasque ! Isabella trouvait un secret plaisir à manipuler ses émotions de cette manière, cela lui donnait l'occasion de se rendre compte de la grande influence qu'elle avait sur cette dernière. Et cela lui plaisait plus que de raison.

Elle avait tout mis au point. Au jour convenu, elle envoya un message à Antonio Gonzaga, et lui intima de rentrer dans un coffre qu'elle avait fait construire pour l'occasion, et dont elle avait donné le double des clés à Dianora. Antonio Gonzaga, un homme de trente ans, veuf, avait été l'un de ses nombreux amants. Ils avaient mis un terme à leur aventure lorsqu'Isabella s'était lassée ; elle lui avait néanmoins promis de l'aider à faire la conquête d'une de ses dames de compagnie, avec qui il avait pu batifoler jusqu'à ce qu'il la mette enceinte. A moins qu'il ne s'agisse du mari de Lucrezia, le père de l'enfant à naître sera à tout jamais inconnu. Lucrezia en était à présent à son quatrième mois de grossesse, et par conséquent constamment surveillée et entourée par des personnes de confiance et des médecins, afin d'être sûr que la grossesse arrive à terme. Antonio, ne pouvant plus la voir, s'était vite impatienté. Il avait recherché une nouvelle maîtresse, et s'était ouvert à Isabella sur la grâce qu'animait sa cousine Eleonora. C'était à ce moment-là qu'Isabella avait commencé à réfléchir à son plan.

Elle envoya la caisse remplie à Dianora. Dès que Pietro eut accompli sa besogne sexuelle, il quitta ses appartements comme à son habitude, pour n'y revenir que le soir prochain. Dans la journée, il ne faisait même pas attention à elle lorsqu'il la croisait. Elle s'assura que personne ne pouvait entrer dans ses appartements, et ouvrit la serrure avec une main tremblante. Elle retint un cri en se rendant compte de ce qui se trouvait à l'intérieur : Antonio, nu comme un ver, se tint devant elle. La vue des vêtements négligés de la jeune fille, qui ne s'attendait pas à une visite pareille, anima son ardeur, et il quitta immédiatement sa caisse et lui prit la main.

"Ma douce Dianora", l'apaisa-t-il par des paroles chantantes, "seule la grâce que m'a faite votre cousine m'a permis d'arriver jusqu'à vous. Ne m'en veuillez pas, je vous en conjure, car vos charmes m'ont enchanté au point d'en perdre la raison !"

Eleonora ouvrit de grands yeux effarés. Un homme ! Un homme, autre que son mari, dans ses appartements ! Quelle folie ! Mais à quoi sa cousine pensait-elle donc ! Elle mit ses deux mains sur sa bouche :

"Monsieur, je vous en conjure, cessez de parler et retournez dans cette boîte... Si on nous entendait... Si quelqu'un entrait !.."
"Ma Dianora, ma magnifique Dianora. Calmez vos alarmes, car si nous entendons du bruit au-dehors, il vous suffira de m'enfermer dans la caisse où je retournerai de moi-même. Ma belle Dianora, laissez-moi vous toucher... N'ayez pas peur de moi, je ne vous veux aucun mal."

Tandis qu'il parlait, Eleonora reculait, reculait... jusqu'à ne plus pouvoir reculer. Elle sentit le marbre froid du mur sur son dos, et elle frissonna d'inquiétude. Antonio prit cela comme le désir qu'elle éprouvait pour lui, et se jeta sur elle comme un loup sur sa proie. Il l'emprisonna de ses grandes mains, l'empêchant de se débattre, et l'embrassa à pleine bouche. Eleonora sentit son érection écrasée par son ventre. C'était là une sensation fort étrange, qui la gêna quelque peu : elle gigota afin d'essayer de s'en éloigner, mais ce geste ne fit que renouveler l'ardeur d'Antonio.

Il brisa leur baiser, pour poser un regard prédateur sur elle. Puis, sans plus un mot, il retira sa main droite de son dos, et l'inséra entre ses cuisses pour les lui faire écarter un peu plus.
Libérée en partie de ce poids masculin, Dianora voulut se débattre, mais la main experte d’Antonio avait déjà trouvé son clitoris, et appuyait dessus avec dextérité. Elle gigota à nouveau, mais cette fois-ci, ne songea pas un seul instant à s’éloigner de lui : la sensation qu’il lui procurait la mettait bien trop à l’aise pour cela. Elle ferma les yeux et soupira de contentement, attentive aux sensations que la pression plus ou moins ferme sur son sexe lui faisaient ressentir. Elle n’avait jamais rien ressenti de pareil avec Pietro !

Antonio s’accroupit, et lécha son clitoris, avant de souffler doucement dessus. C’en fut trop pour Dianora, qui le força à se redresser et prit l’initiative de l’embrasser à pleine bouche. Pendant ces quelques instants de délice, elle perdit complètement la notion du temps ; rien ne lui importait plus, que le plaisir ressenti lorsque ses nerfs à fleur de peau se détendirent soudainement. Elle gémit, les yeux fermés, les mains d’Antonio à présent posées sur ses fesses. Et les rouvrit brusquement en entendant des coups frappés à sa porte.
Antonio était alors en train de s’ajuster. Elle étouffa un cri apeuré et le repoussa violemment. Sous le coup de la surprise, il tomba à terre dans un bruit sec.

« Madame ? Que se passe-t-il ? », demanda la voix d’un serviteur des De Medici.

Dianora rougit et se mordit la lèvre, paniquée. Que se passerait-il si on la découvrait avec un autre homme dans sa chambre ? Elle n’était pas sa cousine Bella, son époux la répudierait immédiatement ! Pire, elle ne pourrait jamais chercher le soutien de son oncle Cosimo ! On la ferait mettre à mort !

« La porte est fermée, entendit-elle la voix dire à quelqu’un d’autre.
- J’arrive ! », s’exclama-t-elle vivement en retrouvant inopinément l’usage de la parole.

Antonio fit quelques difficultés et tenta de lui arracher un nouveau baiser, mais l’émotion avait laissé place à une frayeur réelle, et Dianora se déroba à lui.

« Plus tard ! », lui murmura-t-elle en le caressant. « Je me donnerai à toi… Mais plus tard… Promis… »

Le coffre verrouillé, la clé soigneusement cachée dans les replis de sa robe de nuit, elle se dirigea enfin vers la porte. Quatre servantes et un garde armé se tenaient de l’autre côté de sa porte entrouverte, l’air anxieux.

« J’ai fait un mauvais rêve. Pourriez-vous venir refaire mon lit, il s’est défait dans mon sommeil.
- Ne refermez pas la porte derrière vous, madame, lui conseilla le garde armé.
- Je vous remercie de votre sollicitude, monsieur. J’ai là, en effet, une bien mauvaise habitude », répliqua-t-elle en tentant d’alléger l’atmosphère.

Le garde répondit à son sourire par un hochement de tête, mais reprit sa ronde en voyant que les servantes s’occupaient de leur maîtresse ; il ne s’agissait que d’une fausse alarme.
Malgré la présence de ses servantes, Dianora ne put retrouver le sommeil. Que se passerait-il si Antonio bougeait… ou bien s’il avait les clés pour sortir de sa boîte… ou pire, s’il ronflait ?

Antonio ne bougea pas, il ne sortit pas de la boîte, et il ne ronfla pas. Mais l’angoisse étreignit le cœur de la jeune fille durant toute la nuit, si bien que sa première action en entendant les premiers serviteurs vaquer à leurs occupations de la matinée, fut de leur ordonner de rendre avec tous ses respects, le cadeau que lui avait fort obligeamment fait sa cousine Bella. Ce ne fut qu’alors qu’elle se sentit soulagée du poids que sa cousine l’avait forcé à porter, et qu’elle put se détendre suffisamment pour se reposer quelques heures.
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 13:09

Perversion (4).

Pietro pénétra sans frapper dans ses appartements. Il ne frappait jamais, mais il sembla à Dianora qu'il était possédé par les Furies de l'enfer ; d'habitude, il arborait un comportement placide, de l'homme marié qui doit faire son devoir conjugal au plus vite, comme une formalité à accomplir, afin de retourner sans perdre plus de temps à des activités qui l'intéressent réellement. La situation n'était guère plaisante pour elle non plus, mais avec le temps elle avait peu à peu fini par s'y faire : voilà en quoi consistaient leurs devoirs d'époux, car il n'y avait guère d'autre manière d'assurer à Pietro di Medici une descendance.

Mais ce soir, le soir du jour où elle avait renvoyé le coffre à sa cousine Bella, qui le lui avait renvoyé en insistant sur son obligation d'accepter les cadeaux de ses aînés, il vint directement à elle. Il lui emprisonna les poignets, et lorsqu'il la jeta au sol elle fut soulagée d'avoir pensé à jeter la clé du coffre dans le lac, car la violence du choc l'aurait sans doute délogé de l'endroit où elle l'avait mise en premier lieu. Pietro retira son épée de son fourreau, et la planta de nombreuses fois dans le coffre. Dianora poussa un cri étouffé, mais resta sur le sol, paralysée par la violence de son époux... il venait de tuer Antonio ! Il était en train de transpercer lâchement un homme incapable de se défendre !

Les larmes aux yeux, Dianora ferma les yeux ; elle ne pouvait supporter cette déchéance. Et brusquement, elle en fut persuadée : Pietro allait la tuer, elle aussi. Et personne n'y pourrait rien. Elle se dirigea vers la porte, courant pour sa survie, mais elle la trouva fermée à clé. Le regard d'un démon brillant dans ses prunelles, il cessa de pourfendre le coffre, et s'approcha d'elle. Il lui prit les cheveux, et les tira jusqu'à la ramener au pied du cadeau de sa cousine.

"Regarde !", lui intima-t-il en penchant sa tête, ses cheveux toujours enserrés dans sa main afin d'être sûr qu'elle lui obéisse. Et il redressa le couvercle.

A l'intérieur : un éléphant en toile, rembourré de coton.

Le visage de Pietro se durcit, et il convulsa. Sa femme venait de le faire passer pour un fou, pour un insensé. Il allait lui apprendre à respecter son mari : à le respecter lui ! Il resserra sa prise sur ses cheveux, et s'allongea de tout son poids sur elle toujours à terre. Puis il l'encula, en se forçant pour la toute première fois de sa vie avec elle, à ne pas jouir le plus rapidement possible : la douleur ne serait jamais assez pour la punir, mais ce serait au moins un bon début.


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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 13:18

Perversion (5).

Bella di Medici était agacée : depuis qu'elle avait joué ce tour à sa cousine Dianora, celle-ci ne voulait plus lui parler. En réalité, elle s'était enfermée dans sa chambre depuis plus de deux semaines à présent, refusant de voir qui que ce soit, acceptant à peine de se nourrir. Ses servantes, allées aux nouvelles, lui avaient expliqué que la douleur s'était peu à peu estompée à la fin de la première semaine, mais que les réactions de la jeune fille étaient fort faibles. Elle n'avait demandé personne, pas même elle, c'était un comble ! Deux gardes armés se trouvaient en permanence devant sa porte depuis l'aventure de Pietro, car Cosimo avait considéré que son fils était allé bien trop loin avec celle qu'il considérait comme sa plus jeune fille, créature innocente et vertueuse s'il en était. Il avait même été jusqu'à le menacer de l'excommunier s'il tentait de réitérer l'expérience, car la prunelle de ses yeux ne méritait pas d'être traitée telle qu'une putain. Il n'était pas non plus allé la voir en personne, mais son missionnaire avait affirmé à une Dianora affaiblie qu'elle serait protégée jusqu'à ce qu'elle accepte de revoir son époux. Elle n'avait rien répondu.

Que cette enfant était faible ! Son époux se comportait mille fois pire avec elle, et elle ne se plaignait pas comme un chat en train d'être noyé ! Dianora n'avait aucune force de caractère, et en plus elle était en train de lui échapper : sa créature tentait de se délivrer d'elle, sa Créatrice ! Quelle honte ! Comment pouvait-on se comporter aussi stupidement ! Il lui fallait un plan, afin de récupérer ce qui pouvait être récupéré et réparé - et vite !
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 13:59

Perversion (6). Le message de sa cousine Bella était on-ne-peut plus clair : si elle n'assistait pas au rendez-vous donné par cette dernière, aux conditions décidées par cette dernière, Bella refuserait de la garder plus longtemps sous sa protection. Ce qui motiva, en réalité, les préparatifs d'Eleonora pour aller à la rencontre de sa cousine, fut la colère : elle se sentait en proie à une fureur incroyable à l'encontre de son aînée, qu'elle avait toujours considéré comme une seconde mère plutôt que comme une cousine, et qui avait pourtant eu l'audace de l'entraîner contre sa volonté dans une spirale qu'elle n'avait plus les moyens de gérer. D'ailleurs, c'était pour cela qu'elle était en colère : car, ne maîtrisant plus rien, elle n'avait d'autre moyen d'agir qu'ainsi. Si elle n'avait été assurée que Pietro se trouvait dans une autre ville, elle aurait cependant gardé sa colère fermement cloisonnée dans ses appartements.

Elle s'habilla et, à l'heure convenue, pénétra dans la pièce qui avait été désignée dans la lettre. Sa cousine ne tarda pas y entrer à son tour. Le comportement glacial de Dianora lui fit relever la tête, et le masque d'indifférence qu'elle-même avait affiché à son entrée, fondit comme neige au soleil.

"Oh Dianora ! Pardon, pardon ! Si tu savais comme je m'en veux !", s'exclama-t-elle en s'approchant de son interlocutrice et en lui posant la main sur le bras. Celle-ci se dégagea d'un geste brusque.

"Cesse pour une fois tous tes mensonges et tes hypocrisies ! Comment peux-tu te vouloir d'une situation que tu as créée de toute pièce ! Comment peux-tu te vouloir de n'être pas venue me voir alors que tu savais où je me trouvais, et dans quel état ! Ton père, au moins, a eu l'obligeance de m'écrire une lettre. Alors cesse tous tes beaux discours, je ne rentrerai pas dans ton jeu cette fois. Je viens en effet t'annoncer que c'est la dernière fois que nous nous verrons, car j'ai bien l'intention de couper tout lien avec toi, comme tu m'as menacé dans ta lettre de le faire avec moi si je cessai de me plier à tes quatre volontés !

- Dianora, voyons, tu parles sous le coup de la colère. Je t'en prie, conserve un peu de bon sens et écoute d'abord ce que j'ai à te dire."

La jeune fille ne céda pas d'un pouce, mais ne bougea pas non plus. Prenant cela pour un signe d'assentiment, Isabella reprit d'un ton plus posé :

"Mets un instant de côté ta rancœur, je t'en prie ma sœur, mon adorée petite sœur, et laisse-moi t'expliquer pourquoi je ne suis pas venue te voir. Mon époux est rentré de Palerme cette semaine et, comme tu le sais, il peut se montrer fort agressif lorsque je ne réponds pas à ses quatre volontés. Il est persuadé - il s'est mis dans la tête que le pape puisse le répudier sur la demande de mon père, si je ne lui assurais pas un héritier. Il m'a donc enfermé toute la semaine dans ma chambre, dans l'espoir de m'imprégner : il est devenu si obsédé par cette idée que lorsque nous ne dormions pas et que nous ne mangions pas, j'étais obligée de forniquer avec cet horrible barbare.

- Et ensuite ?", demanda Dianora d'un ton qui ne tolérerait pas les compromis.
"Et ensuite, je suis tombée enceinte."

Dianora ouvrit de grands yeux et, malgré sa colère toujours persistante, un léger sourire lui vint aux lèvres.

"Tu es enceinte !
- Non", répondit Bella à l'affirmation de sa cousine. "J'ai fait une fausse couche le lendemain du départ de mon incapable de mari. Je me suis retrouvée indisposée plusieurs jours d'affilé, durant lesquels, ne pensant qu'à toi, tu m'empêchais l'accès de tes appartements. Sais-tu à quel point je me suis retrouvée seule et vulnérable ? Mais tu t'en moques bien, n'est-ce pas", finit-elle par avouer en pleurs. Elle se détourna de Dianora.

L'émotion serra la gorge de Dianora, et elle sentit brusquement tomber toute sa colère précédente. Toutes deux avaient vécu des drames, quoi que différents en nature, de la même intensité. Elle s'approcha de sa cousine et la serra dans ses bras de toutes ses maigres forces.

"Je ne savais pas...
- A présent, accepteras-tu de m'aider à traverser cette épreuve ?
- Que veux-tu que je fasse ? Dis-le moi Bella, je suis à tes ordres", se soumit immédiatement la jeune fille.

Bella di Medici garda caché son sourire. Elle répondit d'une voix à la fois ferme et douce :

"Tu ne me seras d'aucune aide tant que tu seras dans cet état. Assieds-toi, je vais commander à manger."
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 14:36

Perversion (7). "Un instant ! Dianora", lui dit-elle en se tournant à nouveau vers elle "veux-tu me laisser quelques instants d'intimité ?"

Dianora hocha la tête et se laissa conduire jusqu'à un petit cabinet en forme d'alcôve. Elle vit bientôt arriver Troilo, qui se jeta sur les lèvres de son amante. Bella minauda, le forçant à se reculer ; mais ce n'était qu'un jeu, qu'une mise en scène entre les deux amants, qui se savaient observés. Dianora ne put s'empêcher de les regarder se caresser l'un l'autre, comme hypnotisée. Pietro n'avait jamais agi aussi tendrement, aussi fermement avec elle.

Lorsque Bella eut fini de déshabiller Troilo, et que celui-ci lui eut rendu la pareille, elle prit le sexe dressé de son amant à pleine main, et commença à faire de lents va-et-vient avec. Troilo grogna, mais le rythme ne lui convint guère longtemps, car il bougea bientôt des hanches contre les mains de Bella serrées autour de son membre. Mais Bella était une dominatrice, et elle cessa tout mouvement en voyant que Troilo ne suivait pas ses règles. L'homme comprit le message, et attendit que son amante accepte de reprendre le jeu; ce qu'elle fit en le récompensant au-delà de ses désirs les plus fous : elle s'accroupit devant son sexe érigé, et le prit en bouche. Petit peu par petit peu, le morceau de chair disparut dans la bouche de la femme, et Troilo, excité au plus haut point, ne put plus se contenir : sous ses caresses buccales, il ferma les yeux, grogna, et jouit rapidement dans la bouche de son amante.

Les yeux de Dianora s'ouvrirent en grand : Bella ne recula pas sa tête, et elle absorba tout le sperme qui jaillit du pénis de Troilo. Lorsque ce fut terminé, elle se lécha les lèvres d'une manière suggestive à l'intention de son partenaire, qui s'agenouilla à sa hauteur et l'embrassa à pleine bouche.

Tandis que Troilo reprenait vigueur après sa première éjaculation, il couvrait de baisers le corps dénudé de son amante. Il l'embrassait, la caressait, la mordillait. Chaque parcelle de son corps y passa, tandis que chaque parcelle du corps de Dianora s'échauffait. Et tandis qu'il arrivait peu à peu au sexe de Bella, et qu'il léchait avec application son clitoris, tout en insérant un doigt - puis un second dans son vagin, Dianora sentit son entrejambe devenir douloureuse. Elle y porta la main presque machinalement : c'était instinctif, puisque les animaux le faisaient aussi, après tout. Et tandis que la belle se laissait aller aux secrets plaisirs de l'orgasme, Dianora augmentait inutilement la durée de ses frictions intimes.

Ces entrechats avaient donné le temps à Troilo de retrouver sa vigueur : Bella le fit s'allonger sur le dos, au sol, et s'accroupit sur lui. Son Priape dressé était engorgé ; elle prit le temps, un temps qui devint une véritable torture pour Troilo et Dianora, pour faire pénétrer son sexe dans celui de son partenaire. Dianora se rendit compte qu'elle avait retenu son souffle lorsqu'elle fut forcée de reprendre une grande inspiration. Ce fut assez pour que Bella entâme des va-et-vient lents et maîtrisés, tout en caressant son clitoris de sa main libre. L'autre était posée sur le torse de Troilo, comme pour dire : "Tu m'appartiens. Je fais ce que je veux de toi." Troilo ne semblait rien avoir à redire à cette possession.
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

Message par Adena H. le Mar 26 Mai - 14:51

Et tandis que Bella pénétrait le sexe de Troilo de plus en plus rapidement, de plus en plus frénétiquement, Dianora sentit une main remonter la courbe de ses fesses, avant de les empoigner à pleines mains. Désireuse, elle écarta les cuisses autant qu'elle le put, et elle ne tarda pas à sentir ces mains fermes et puissantes l'abandonner le temps de relever ses jupons, et d'écarter le tissu protégeant son intimité. Elle sentit un membre solide remplacer rapidement ces mains puissantes, qui ajustaient leur trajectoire. C'était trop long pour elle, qui prit en main le Priape de l'inconnu afin de l'enfoncer au bon endroit sans aucune hésitation. L'homme se colla à elle, son dos attiré par son buste, tandis que ses seins frottaient désagréablement contre le mur nu auquel elle était coincée. Mais rien ne put la déconcentrer des mouvements ardents de son amant ; un œil toujours rivé aux ébats se produisant dans la pièce principale, elle se laissa aller aux transports de sa fureur sans plus aucune retenue ou dignité. La main masculine trouva sa poitrine, et malaxa un de ses seins tout en continuant ses transports amoureux. Cela suffit à Dianora pour jouir ; mais, alors que les yeux roulants, le souffle court, elle avait réussi à se contenter, son furieux amant n'en avait pas encore fini avec elle : il n'avait toujours pas éjaculé. Et ce fut ainsi que la jeune fille comprit qu'il était possible à une femme d'avoir plusieurs orgasmes lors du même rapport sexuel !
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Re: Damnatio Memoriae, Les bannis de la mémoire

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