Union royale (rating M)

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Union royale (rating M)

Message par Adena H. le Lun 29 Déc - 17:03

- 18.

Les officiels forment un cercle autour du lit conjugal. Les deux nouveaux époux se laissent déshabiller par leurs serviteurs. Une fois qu’ils sont tous deux nus le marié, Philippe, intime d’un geste à sa femme de s’étendre sur le lit. Elle s’installe sur le dos, et pose précipitamment le drap sur elle pour cacher sa nudité. Elle est jeune encore, contrairement à son époux qui a quarante-cinq ans. Après tout, elle est encore vierge, alors que son époux Philippe en est à sa troisième union. Il a même déjà eu un fils plus âgé qu’elle, issu de son premier mariage. Elle n’ose pas parler, elle n’ose pas bouger. Elle le voit s’approcher, et ouvre grand les yeux. Ils ressemblent à ceux d’une biche égarée. Elle a beau savoir qu’il ne s’agit que d’un mariage de raison, et que son père ne l’a fiancé à son oncle le roi d’Espagne par pur intérêt stratégique, elle ne peut s’empêcher d’appréhender la situation : personne ne lui en a jamais parlé auparavant, et elle s’inquiète du jugement que lui porteront les prêtres qui les observent. Sa gouvernante lui a seulement dit, cinq minutes avant d’entrer dans sa nouvelle chambre à coucher, qu’elle n’avait rien à faire à part se mettre sur le dos. Elle ne peut s’empêcher d’être inquiète.

Philippe s’approche d’elle. Elle voit les traits marqués de son visage ainsi que, entre ses jambes, un bout de peau qui pendouille. De là où elle se trouve, elle ne l’aperçoit pas très bien, mais la situation est trop incongrue pour elle et elle se recroqueville sous le drap. Son oncle pose une main rugueuse sur son sein, et la recouvre de tout son corps. Il descend sa main vers le bout de peau flasque qui pend entre ses jambes. Anne le sent frôler sa cuisse, cela la fait frissonner. Quelle sensation étrange ! Il remonte, et arrive à l’endroit où ses deux jambes se rejoignent. Elle gémit d’appréhension. Et sent soudainement le poids mâle se retirer. D’une voix tremblotante, elle demande :

« Est-ce enfin terminé ? »

Son oncle Philippe renifle : « Si seulement ! »

Il se tourne alors vivement vers les serviteurs encore présents dans la pièce : « Fermez les rideaux. » Ceux-ci s’exécutent immédiatement, de peur de mécontenter leur souverain légitime. Une fois ceci fait, Philippe se retourne vers elle :

« Anne, ma chère enfant. Je comprends que cette situation vous inquiète car je suis votre oncle et vous considère de fait comme ma fille. Je vous rappelle néanmoins qu’elle est nécessaire : vous êtes en âge de procréer, et en tant que souverain il est de mon devoir de laisser un héritier sur le trône d’Espagne. Comprenez-vous ce que je dis ? »

Anne hocha timidement la tête, sans oser le regarder dans les yeux.

« La situation est déjà suffisamment compliquée comme cela… » Il soupira. « Je n’arriverai à rien tant que je verrai votre visage de martyr. Tournez-vous. »

Sa fiancée ouvrit à nouveau de grands yeux. Se tourner ? Mais… Personne ne lui avait jamais rien dit à ce propos… Elle sentit les larges mains de son oncle se poser sur ses hanches, et la faire se retourner plus vite. Mais le contact ne cessa pas. Au contraire, il la força à plier les genoux. Puis elle sentit à nouveau le bout de peau qu’elle avait observé quelques instants plus tôt à l’entrée de son pubis, et elle cria. Les larmes lui montèrent aux yeux, et son corps se retrouva secoué de sanglots. Elle tenta de se défaire de la poigne de son oncle d’une secousse, sans succès : ses mains mâles étaient toujours fermement accrochées à ses hanches. Elle recommença. Quelle horreur ! C’était son oncle… Un oncle ne devait pas agir ainsi avec la fille de son frère… Non, il fallait qu’elle s’en aille… Qu’elle s’enfuie de là… Elle tenta à nouveau de forcer son oncle à retirer, peu importe ce dont il s’agissait, d’elle. C’était vraiment une impression par trop désagréable ! C’était malsain.

Soudain, elle l’entendit grogner, et ses mains se déplacèrent jusqu’à ses seins. Il les malaxa. D’abord maladroitement, rudement ; puis, de plus en plus légèrement. Il haletait, et son souffle réchauffait sa nuque. Elle le sentit embrasser son dos. Et elle poussa un gémissement de plaisir.

La douleur qu’elle avait ressentie au tout début avait disparu. A présent, seul comptait le frottement de son oncle à l’intérieur de ses cuisses. Seule comptait la chaleur que ce frottement lui procurait. Seul comptait le contact des mains mâles sur son corps en plein bourgeonnement. Les sensations que cela lui procurait. Le plaisir qu’elle en retirait. L’excitation que créait la présence, dans son dos, de son oncle.

Il se tendit, et elle se raidit à nouveau dans l’attente de ce qui allait se produire. Elle sentit un liquide couler à l’intérieur, et le long de ses cuisses. Ses mains puissantes quittèrent sa poitrine, et son oncle essoufflé, s’écarta d’elle. Etait-ce fini ? Curieuse de savoir ce qui venait de se produire, elle se retourna et se positionna sur son séant. Sa main attrapa une goutte blanche, et elle la porta à ses lèvres. Cela avait bon goût. Ce n’était, en tout cas, pas désagréable. Brusquement, elle se pétrifia : elle venait tout juste de se rendre compte que son oncle l’observait. Un éclat de luxure brillait dans ses yeux. Il se lécha les lèvres.

« Mon oncle ?.. »

Ses narines frémirent, et elle le vit se rapprocher dangereusement d’elle. Porter la main vers l’intérieur de ses cuisses. La remonter. Jusqu’à son clitoris. Le presser ; d’un doigt, puis de deux. Sans jamais la quitter des yeux. L’excitation la reprit de plus belle. Elle se mit à gémir sans pouvoir se contrôler ; c’était comme si son corps réagissait à sa place. Bientôt, elle ne put plus garder les yeux ouverts : ses paupières clignotèrent, et elle fut incapable de savoir précisément à quel moment son oncle avait à nouveau inséré son bout de peau à l’intérieur d’elle, car il arrêta de malaxer son petit bout de chair uniquement lorsqu’il ne put plus contrôler ses immixtions. Alors, elle se sentit bouillir de l’intérieur.

Son corps se détendit. Elle sentait son oncle grogner, leurs ventres se frotter l’un contre l’autre, mais elle n’en avait plus rien à faire. Elle s’en moquait éperdument : elle était dans un tel état de béatitude qu’elle ne pouvait penser à quoi que ce soit d’autre. Philippe se retira à nouveau, après lui avoir faire ressentir pour la seconde fois de la soirée cet étrange liquide. Il la regarda un instant, avant d’ouvrir les rideaux tirés du lit à baldaquin dans lequel ils se trouvaient.

« Le mariage est consommé. »

Deux vieilles femmes, servantes de sa mère, se précipitèrent vers la couche nuptiale. Elles tirèrent le drap couvert d’une légère tâche rouge, et l’emportèrent. La coutume voulait que sa mère le voie, afin qu’il ne puisse plus la répudier par la suite.

Puis, il quitta la pièce, la laissant honteuse et seule d’avoir ressenti du plaisir à avoir couché avec lui.
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Adena H.
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